Nouvelle-Calédonie : le temps de tous les communautarismes…

La Nouvelle-Calédonie depuis l’intrusion très identitaire des Wallisiens de l’Éveil Océanien dont le dirigeant Milakulo Tukumuli a avoué qu’il a joué la carte de la communauté pour avoir trois élus, découvre les charmes du communautarisme. Ainsi trois élus wallisiens au gré de l’acceptation ou non du chantage de leur chef feront basculer la Nouvelle-Calédonie dans la gestion indépendantiste ou pas.

Dans ses déclarations, Tukumuli qui, rappelons-le, a renié les engagement anti-indépendantistes de sa campagne pour amener le candidat kanakyste à la tête du Congrès calédonien, – et qui les trahira sans doute une seconde fois ce vendredi pour donner le gouvernement aux indépendantistes, dit être pour la venue de nouveaux migrants en Calédonie afin de relancer l’économie par la consommation.
Mais il s’est bien gardé de soulever le problème du droit de vote de ses hypothétiques nouveaux arrivants.
Sans doute, dans son esprit, seraient-ils interdits de vote comme le sont déjà 40 000 personnes dans l’archipel. Des personnes installées sur la terre calédonienne depuis plus de vingt ans et qui regardent passer les référendums sur l’indépendance comme les vaches normandes regardent passer les TGV.

Ces 40 000 sous-citoyens devraient se réveiller. Puisque les Wallisiens, après les Kanaks, ont monté des listes communautaristes, le temps est peut-être venu qu’à leur tour, pour influer sur leur quotidien, ils présentent une liste à la dernière élection locale où ils ont encore le droit de vote : les municipales.

Ce serait une manière pour ces 40 000 Zors (ou Métros en langage plus diplomatique) – fantômes du combat politique entre loyalistes et indépendantistes – de revendiquer leur place dans la société calédonienne. Au lieu de chouiner sur leur sort, de faire semblant de croire qu’ils auront un jour le droit de défendre leur présence en Nouvelle-Calédonie comme leur promettent les politicards calédoniens, qu’ils prennent leur responsabilité. Ils se plaignent d’être des citoyens de seconde zone – et ils le sont – alors qu’ils se bougent.

Puisque Tukumuli veut des logements océaniens, une philosophie océanienne, une manière de vivre océanienne, son éveil océanien – élevage de puakas place des Cocotiers ? – le moment est venu de penser métropolitain, d’être français, de constituer une équipe pour conquérir la ville de Nouméa.

S’ils parviennent à construire cette liste, ils peuvent obtenir suffisamment de voix pour qu’on ne les ignore plus. Ils pourraient – mais cela demanderait un grand courage – remporter la mairie de Nouméa et alors mener une politique de la ville moins favorable aux indépendantistes.

Le mitage de tous les quartiers de Nouméa par des logements sociaux, l’installation d’une ville dans la ville par des gens venus des deux autres provinces sans que ceux-là ne soient en rien reconnaissants à ce qui est fait pour eux, ne sont pas des obligations.
Bons pour payer taxes et impôts, bons pour faire fonctionner la machine économique, pas pour être des citoyens à part entière. Il faut que les Métros cessent d’accepter d’être des porte-monnaie sur pattes, des travailleurs sans droits.

S’ils le font, bien sûr, les journaleux du Monde et de Libé feront leurs reportages déjà écrits sur Nouméa la Blanche, sur le racisme, sur la kanakaphobie des Européens… Les politicards locaux n’apprécieront pas… les cyclopes idéologiques leur cracheront dessus… Les gueulards lanceront « Bâtards » et « Encul… de Zors »…

Mais de burnes à urnes, il n’y qu’une lettre.
B… comme dans se faire baiser. Ou ne pas accepter de l’être.

Marcus Graven

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6 Commentaires

  1. au fait l’epuration ethnique a l’envers des pieds noirs n’a chagrine personne!

  2. est il normal d’être gouverné par un préfet nommé tous les 2 ans ?
    l’australie, la NZ, le Canada sont ils des mauvais exemples de décolonisation? chacun doit pouvoir s’administrer

  3. Et bien, le jour où les « méchants Blancs » quitteront l’île (pompeusement appelée « pays »), on verra s’ils auront de quoi s’acheter une boîte de mouchoirs-papier…

  4. Marcus à raison de dire que les Zors (métropolitains) manquent de courage politique quand ils chouinent sur leur situation. Un avocat calédonien, Denis Milliard, a laissé entendre que les métros exclus du vote spécial ne devaient plus payer d’impôts : tu paies, tu votes, tu ne votes pas, tu ne paies pas d’impôts… La réalité économique ferait enfin réfléchir plus d’un indépendantiste… qui ne seraient pas pressés d’avoir l’indépendance; comme en Guadeloupe sous les années de contestation Mitterand qui le sommaient de ne pas parler si fort d’indépendance à des fins politiques…

  5. Déjà dit ! Cherchez la réponse dans la Démographie !
    Hors de là, point de salut !

  6. voir l’article « l’autochtonisme, seule stratégie face au Grand Remplacement » : « tous les peuples jouissent également d’un droit à l’existence, d’un droit à l’autodétermination et d’un droit naturel à la prééminence politique, religieuse et culturelle sur leurs terres ancestrales. Cet ensemble de droits fondamentaux non discriminant et d’application universelle concerne tous les peuples, c’est-à-dire aussi les peuples autochtones européens (…) »http://www.autochtonisme.com/
    le blog des aborigènes d’Europe,
    des idées intéressantes basées sur la nécessité de préserver notre culture, notre peuple, notre pays en se plaçant sous l’égide de la Déclaration des Nations Unies des droits des peuples autochtones (2007).

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