Nouvelle-Calédonie : l’enseignement au service de l’indépendance kanake socialiste

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Le texte du projet sur l’enseignement en Nouvelle-Calédonie vient d’arriver sur les bureaux des élus néo-calédoniens.
Le projet est né dans les services d’Hélène Iekawé, élue mélanésienne de Calédonie ensemble, membre du gouvernement chargée de l’enseignement.
La lecture de la vingtaine de pages laisse l’impression d’un blabla généraliste comme savent si bien en produire les fonctionnaires pédagogistes de la Rue de Grenelle.
Quelques portes ouvertes sont allègrement défoncées : « développer le vivre-ensemble », « sans aucune discrimination », « le droit à l’éducation pour tous ».
Il est bien connu que jusqu’à aujourd’hui l’école calédonienne refusait le « vivre-ensemble », discriminait à tour de bras et rejetait le droit à l’éducation de certains enfants.
Mais après une lecture plus minutieuse, on découvre que ce sont justement le « vivre-ensemble » et le « droit à l’éducation » qui sont menacés par l’établissement d’une discrimination institutionnelle que ce texte entend mettre en pratique.
Au fil des pages, il n’est mentionné que les apports et les valeurs de l’éducation traditionnelle kanake (ce projet, comme nombre d’écrits en Calédonie, fait de « kanak » un mot invariable, ce que je refuse depuis des années, pour la simple raison que cette invariabilité n’a aucune raison grammaticale. Elle est uniquement politique : il s’agit de faire des Kanaks la seule ethnie légitime sur l’archipel, le fameux et fumeux peuple premier qui supplante tous les autres).
Les apports et les valeurs de l’éducation kanake étant déjà fort discutables au regard du quotidien que vivent les Calédoniens (les faits divers abondent des exploits de jeunes issus de l’éducation kanake), nous retiendrons surtout que toutes les autres ethnies vivant en Nouvelle-Calédonie sont sciemment oubliées, principalement les Européens qui ont sorti ces îles de l’âge de pierre.
Ainsi dans ce projet éducatif, « le vivre ensemble », « le destin commun » sont jetés dans les oubliettes de l’Histoire avec plus de la moitié de la population du territoire.
Une seule culture est magnifiée.
Ce kanakocentrisme a pour but, non de rééquilibrer je ne sais quoi mais de soumettre toutes les ethnies à l’éducation –si on peut appeler cela une éducation- et au mode de pensée –si on peut appeler cela un mode de pensée– kanaks.
Dans l’esprit de Madame Iekawé et de ses complices, les enseignants devront être les artisans de ce bourrage de crâne préparant à l’indépendance kanaille socialiste.
La vraie école, celle de la connaissance, de l’ouverture sur le monde est remplacée par une école de l’enfermement sur une « culture », une « coutume » qui correspond autant au monde contemporain qu’une pirogue au vol interstellaire.
L’univers kanak est au centre du dispositif, et ceux des autres ethnies n’apparaissent même pas à la périphérie.
Des phrases en tenue de camouflage comme les socialauds savent si bien les formuler préparent l’enseignement LGBT et l’introduction des théories du genre dans l’école calédonienne jusqu’alors assez bien préservée des dérives métropolitaines sur ces thèmes.
Par contre, comme dans l’Hexagone, le texte recommande une intrusion massive des parents d’élèves dans les établissements scolaires.
Quand on connaît la virulence indépendantiste de l’UGPE (Union des Groupements de Parents d’Elèves), on se doute que l’enseignement sera ausculté de près et tout refus du kanakisme de la part des professeurs soigneusement sanctionné.
L’instauration du kanakisme passe par l’apprentissage obligatoire des langues kanakes. Rappelons que Madame Iekawé était enseignante de ces langues dans le secondaire.
« Ces langues » (il y en a une bonne vingtaine) font que les tribus du peuple premier peinent à communiquer entre elles autrement qu’en français.
Quid du français, du wallisien, de l’indonésien, du polynésien, du vietnamien dans le projet. Ces ethnies n’étant pas celle du peuple magnifié, elles sont balayées d’un revers de stylo par Mme Iekawé et les hommes de l’ombre de l’Education Nationale (nationale ?) qui ont rédigé le texte. Ils œuvrent pour l’indépendance kanake, pas pour valoriser l’horrible langue du colonisateur.
Quant à l’apprentissage de langues si nécessaires dans ce siècle, comme le chinois (Tahiti joue cette carte à fond) ou le russe (la Russie a un balcon sur le Pacifique et les navires russes font régulièrement escale à Nouméa), n’y songeons pas une seconde.
Ce texte est donc en complète contradiction avec « le destin commun » qu’il prétend promouvoir.
Il jette les bases d’une « kanakisation » de la société calédonienne. Il se veut une marche de plus vers l’indépendance raciste dont le FLNKS et ses alliés sont les chantres.
Aux élus anti-indépendantistes (s’il en existe encore) de le rejeter.
Marcus Graven
 

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8 Commentaires

  1. J’ai vécu 28 ans en Nouvelle Calédonie. Dans les années 1960/1970 il ne fallait surtout pas utiliser le mot « kanak », ceci était péjoratif, voire insultant…. Maintenant c’est le contraire ! Comme quoi … quand ça arrange ……….

    • qui se souvient de l’EPK j’en ai vu les resultats à Canala en les années 89 /90 effarant! !!!!

  2. Mais on s’en fou de votre kanakie , qu’on leur donne l’indépendance et qu’ils nous foutent la paix et que surtout on ne les voit pas debarquer chez car incapables de se gerer eux mêmes.

    • il faut voir un peu plus loin que le bout du nez, les Australiens eux, ne sont pas loin en embuscade et n’en n’ont pas rien à foutre de la Calédonie, posez vous la question du pourquoi? ensuite cette Ile en est là aujourd’hui grâce aux apports de population extérieurs, pas grâce aux locaux!!

  3. Ce qui se passe en nouvelle-Calédonie est l’une des plus grandes putasseries des gouvernants français. Les habitants ne veulent pas de l’indépendance; on leur impose, déjà en faisant croire que tout est joué et comme cela ne suffisait pas en ayant une vision raciste -ni plus ni moins- des listes électorales, puisque les inscriptions sont gelés pour les « blancs » y compris ceux vivant sur place depuis 12 ans. En revanche personne ne s’étonne de la longévité des vieux dans les tribus.
    Mais cela ne suffit pas encore, parce que les kanaks (à coté l’islam c’est égalitaire et tranquille) sont tellement pénibles que la moitié des femmes ne veulent surtout pas d’une société kanakisée, en plus ils sont minoritaires … donc qu’est-ce qu’on fait ? on fait courir le bruit que la France paiera encore plus lorsque l’indépendance sera proclamé, que les chinois viendront apporter de l’argent pour le nickel (faudrait demander aux coraux ce qu’ils en pensent !)etc.
    Et pourquoi, bie sur pour complaire à l’U.E. qui veut que la France se limité à l’Europe, comme cela elle pourra récupérer le siége permanent français au conseil de sécurité de l’ONU..
    Et pourquoi ? parce la France est la seconde puissance maritime du monde et que l’avenir de la planète passe par l’océan ; en plus nous sommes assez bon en technologie maritime.
    Et pourquoi ? parce le sous-sol maritime calédonien et riche de nodules poly-métalliques.
    Bref les anglo-saxons lorgnent.
    Faites-le savoir, aller sur les forums calédoniens pour soutenir les caldoches dont certains sont entrain de vaciller; parlez de cela autour de vous, la date du référendum approche.

    • Bravo!
      En tant que Néo-calédonien de naissance j’ai perdu tous mes droits locaux à cause de la kanakisation de la fonction publique d’état (comme si dans une ambassade française on ne recrutait que les étrangers locaux!).
      La plupart des forums calédoniens sont censurés.

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