Nouvelle-Calédonie : Quand l’Etat démissionne devant la violence kanake…

Le 15 décembre, Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice du disparu de l’Elysée a débuté une visite en Nouvelle-Calédonie. Honneurs militaires place Bir Hakeim, visite au Congrès (l’assemblée législative du Territoire) et au Sénat coutumier (confrérie des chefs kanaks).

En Calédonie, on aurait préféré voir Urvoas à Saint-Louis.

Saint-Louis, c’est cette tribu dont une partie des habitants sème le bordel à la périphérie de Nouméa depuis des dizaines d’années. Ce n’est pas un quartier sensible, mais un furoncle qui pourrit la vie de milliers de Calédoniens en toute impunité.

Jamais en retard d’un acte de délinquance, les jeunes et les moins jeunes Kanaks du coin tirent au gros calibre sur les véhicules de police, font des barrages sur les routes pour piller et tabasser les automobilistes.

Les habitants de Plum, quartier de la ville du Mont-Dore, qui sont obligés de passer plusieurs fois par jour devant la tribu infernale témoignent régulièrement de leur calvaire sur le Web.

«Ce matin, sur les coups de 5h30-5h45, en allant vers Nouméa, ma femme a été bloquée par deux individus cagoulés. Ils lui ont pris la voiture, une Citroën C3 ainsi que tout ce qui se trouvait dedans (papiers, téléphones, ordinateur…) Elle n’a rien, c’est le principal…

Prochainement, vous verrez une C3 brulée à St-Louis…»

C’est un incontournable de la vie dans le coin, les voitures volées dans Nouméa ou au Mont-Doriens sont cramées devant la tribu. Il y a toujours quelque chose à fêter pour les joyeux drilles de Kanaky.

Depuis fin octobre, ils se donnent à fond, boostés par la mort d’un des leurs: William Decoiré.

Les Décoiré comme les Wamytan, les Pidjot, les Noraro sont les célébrissimes familles de Saint-Louis. Il y a toujours un ou deux de leurs membres dans les bons coups.

Ce fut le cas avec William Decoiré, 23 ans, délinquant condamné à 19 reprises notamment pour des faits de vols aggravés et violences avec arme, évadé de prison depuis le 12 juin 2015, qui, au volant d’un fourgon volé à l’intérieur duquel se trouvaient une dizaine de ses amis pillards, a essayé de forcer un barrage de gendarmerie.

Un des gendarmes sentant sa vie en danger, -le conducteur du véhicule «cherchant manifestement à le percuter »-, selon le procureur de la République, a tiré. Decoiré s’en est pris une dans le thorax. «Le chef de patrouille a été contraint de faire usage à une seule reprise de son arme en direction du conducteur», note le parquet. «Le gendarme a agi en état de légitime défense »

Decoiré est allé rejoindre ses ancêtres.

Et la fiesta a redoublé autour de Saint-Louis.

Les gendarmes ont réussi à coincer un des voyous qui tendent systématiquement des embuscades aux forces de l’ordre: Roch Victorin Wamytan. L’homme à un casier judiciaire bien fourni. Il proclame haut et fort sa «haine de la gendarmerie et de la justice» (dixit le représentant du parquet). Surnommé «Banane», il a 31 ans et est à l’origine des affrontements dans lesquels douze gendarmes ont été blessés dont cinq par armes à feu, le 30 octobre après la mort de Decoiré.

«On va fermer la route et vous ne passerez plus par Saint-Louis. On va faire notre loi ici», criait-il au téléphone à un gendarme, le 15 novembre, menaçant «de déclencher une guerre civile» et ajoutant «qu’il n’hésiterait pas allumer un ninja» (comprendre un gendarme).

Mis en examen pour tentative de meurtre sur agent de la force publique, avant que les juges ne partent délibérer, il a lancé «Je suis Roch Victorin Wamytan. Je fais partie d’une chefferie. S’il faut remettre de l’ordre dans la tribu, je suis le mieux placé pour le faire». Notre homme a un humour un peu particulier. Primitif peut-être.

Jugé rapidement, il a été condamné à deux ans de prison ferme.

A l’intérieur de la tribu, Ramon Noraro épaulait Roch Victorin Wamytan. «Un gendarme pour un Kanak», avait-il pour unique discours politique.

Les milieux indépendantistes n’apprécient pas que les noms des principaux terroristes kanaks soient révélés.

On les comprend. Le père de Ramon Noraro est une figure connue du monde économique et coutumier calédonien : Roger Noraro.

Patron d’un syndicat au port autonome, membre fondateur du GIE Tüü, un groupement d’intérêts économiques qui prétend être la vitrine des sociétés par actions Goro Mines et Ko-Mwâ-ï qui vivent grassement du développement et du fonctionnement de l’usine du traitement du nickel de Goro (certains parlent de racket), Roger Noraro est également le porte-parole des coutumiers de Saint-Louis, assemblée qui négocie la réouverture de la route avec le maire du Mont-Dore, les forces de l’ordre, le Président du gouvernement de N-C et le Haussariat, après chaque blocage.

Quant à Roch Victorin Wamytan, il est l’un des neveux de Roch Wamytan, président du groupe très indépendantiste UC-FLNKS et Grand Chef de Saint-Louis. Il aime se pavaner devant les instances de l’ONU pour dénoncer le «colonialisme» et crache des propos racistes à ses opposants au Congrès de Nouvelle-Calédonie. Sa dernière sortie, fin septembre, avait pour cible Gilles Brial, un loyaliste métis: «Sale blanc, retourne chez toi à Wallis!». Quelques années plus tôt, il conseillait aux jeunes de la tribu de porter des cagoules quand ils attaquaient les gendarmes et de ne jamais répondre durant les interrogatoires.

Autrement dit, Saint-Louis est sous la coupe d’une mafia où père et fils, oncle et neveu, se foutent de la gueule des autorités et des Calédoniens.

Revenons à Ramon Noraro, le fils de…

Depuis l’arrestation de Roch Victorin Wamytan, il avait pris le commandement des opérations à Saint-Louis. Il recrutait des gamins.

Cela s’est terminé par un affrontement entre la bande de Noraro et des familles de la tribu. Ramon Noraro a été abattu, un des ses proches (frère?), Fernand Noraro, délinquant multirécidiviste grièvement blessé (touché au visage, aveugle, un poumon perforé).

Mais ne nous leurrons pas: le véritable responsable des désordres en Nouvelle-Calédonie est l’Etat. Il a abandonné Saint-Louis à la violence kanakyste comme il abandonne en Métropole des quartiers à l’islam. Par lâcheté, par volonté de soi-disant ne pas stigmatiser, il laisse prospérer les trafics de drogues, d’armes, ne sanctionne pas les propos racistes quand il s’agit de Kanaks. Il attise les braises de la guerre civile.

En Nouvelle-Calédonie, les clans en reviennent aux bons vieux conflits d’avant les Blancs, dans l’Hexagone, dans certains quartiers, on retourne au bled.

Urvoas a quitté le Territoire. Partout, les citoyens sont seuls. Alors, ils se défendent comme ils peuvent.

Marcus Graven

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14 Commentaires

  1. Je n ai entendu que des conneries sur les commentaires sur la nouvelle caledonie et je ne peux que réagir
    D abord cela ne coute pas grand chose à la France car il n y a pas beaucoup d aide comparé à la France
    Les français sont chez les kanaks et pas le contraire Les kanaks sont attachés à leur terres et ancêtres pas comme les immigrés en France
    ils ne risquent pas de venir eux Ils ne sont pas d origine agressive sauf si on les em…..de
    Ils ne sont pas de religion musulmane ils y a quelques magrébins et un cimetière arabe d’ailleurs mais en seuil tolérable pas comme en France
    en plus ce sont les canadiens et autres pays qui exploitent le nickel et pas la France Comme disait une personne on pollue leurs terres et c est bien vrai Ils vivent de façon naturelle pêche chasse cueillette et on dégrade la nature
    Les français ne touchent aucune aide si ils ne travaillent pas pas comme en France
    Ils apporteraient d ailleurs plus leur pécule (fruit de leur travail eux) et le dépense pour vivre pas comme en France
    Quand on les respecte il n y a pas de problème!!!!

  2. C’est impossible de laisser dire cela M. Canis Majoris ! Votre reconnaissance à dû être bien rapide et vous avez une grille de lecture très angélique. Les kanaks ont, évidemment, subit les inconvénients que tout développement industriel et économique entraîne. Par contre, s’ ils étaient aussi persuadés de se faire dégrader, comment expliquez-vous qu’ils aient fait construire et implanter dans leur environnement (Province nord) une méga usine de nickel qui va être aussi polluante que les autres, sinon plus, et les principaux exploitants des entreprises de roulage sur mine sont des kanaks…
    Les cultures vivrières, surtout assurées par les femmes kanakes, sont toujours très florissantes et de bonne qualité.
    De plus, les allocations familiales existent et la couverture médicale gratuite pour les bas revenus aussi. Une part importante des enfants scolarisés bénéficie de bourses indexées sur le quotient familial. Et je passe sur les aides et subventions de toute sorte…
    Quand aux taxes, là encore, vous rêviez quand vous êtes passé sur le territoire (si vraiment vous y êtes allé), elles sont nombreuses, asphyxient l’économie des petites et moyennes entreprises et font augmenter les prix à tous les niveaux, sans oublier l’impôt sur le revenu.
    Il ne faudrait pas raconter n’importe quoi!!!

  3. L’indépendance est inéluctable. On a du mal à garder l’Europe, alors la Nouvelle Calédonie…
    Aux Fidji, on a pu trouver un modus vivendi entre autochtones et Indiens.

  4. Faux!!!!! Ils ne vivent pas de la caf comme en france!!!!
    Gardez votre discours bien connu pour d’autres!!!!

  5. Ils veulent l’indépendance mais que la France en guise de repentance paie jusqu’à plus soif. Naturellement les nouveaux dirigeants kanaks, seront corrompus s’ils ne le sont déjà et feront régner la terreur au point que les kanaks pacifiques regretteront amèrement le départ de la France !

  6. Il faut se dégager des ces îles qui ne représentent plus aucun intérêt géostratégique depuis la fin de la guerre froide. Et puis ceux-là, s’ils veulent émigrer dans le pays de leurs ennemis comme le firent les algériens, le voyage risque d’être un peu plus long et périlleux…Allez, restez chez vous les bipèdes!

  7. A Guillemain: il semble bien que dans notre histoire nous ayons déjà vécu cette proposition. L’Algerie est independante, vit sur un pétrole trouvé et exploité par la France et non par les arabes et berbères du coin. Aujourd’hui, les Algériens sont l’immigration la plus forte. Ils ont fuit en apportant leur haine de la France. Les Caldoches seraient les nouveaux pieds noirs. L’histoire doit être une source pour ne pas répéter nos erreurs. Bien à vous.

  8. il faut se souvenir des gendarmes tués et des kanak assassinés du temps de chirac….

  9. Les Caldoches n’ont pas à partir. Elle est bonne celle-là. Ils sont nés là-bas ainsi que leurs parents et arrières grands-parents. Ils vont rester coûte que coûte, c’est sûr et ils se battrons jusqu’à l’os. Normal. C’est comme si on te dit de quitter la France. C’est pour celà que le problème est insoluble. Il faut couper le territoire en deux. C’est la seule solution viable.

  10. Je suis venu en reconnaissance car je vais y vivre… vous savez aussi Marcus, que la France n’est pas correcte avec ces peuples. Notamment nous avons permis à nos usines de Nickel de rejeter des produits toxiques dans les rivières, faisant mourir un biotope duquel les kanaks se nourrissaient traditionnellement. Pour les autres intervenants : les kanaks ne reçoivent aucune aide sociale, ni même les français là-bas d’ailleurs, la Nouvelle Calédonie, c’est comme une mini Angleterre, il y a beaucoup moins de taxes, c’est un paradis pour les libéraux. Le Nickel est hors de prix, abandonner l’île serait stupide, aussi pour sa situation : de Nouméa on va à Aukland ou à Tokyo facilement. Des français travaillant au Japon, en Nouvelle Zélande ou en Australie y habitent.

  11. SOLUTION relegation politique musulmans fiches s et délinquants de metropole a cote de la tribu et construction d une mosquee a cote

  12. Puisque l’Etat n’assure plus leur protection, les honnêtes citoyens de Nouvelle-Calédonie doivent s’armer et ne plus circuler qu’en convoi dans les zones dangereuses. J’espère que les gendarmes auront suffisamment de bon sens pour ne pas s’y opposer…

  13. Il y a longtemps que j’aurais largué cette île qui nous coûte la peau des fesses et ne nous apporte que des emmerdements.

    Le nickel on peut l’acheter ailleurs.
    Indépendance illico, divorce mais sans pension alimentaire.
    Ces Kanaks sans les subventions de métropole vont vite déchanter.
    Quant aux caldoches, ils auront le choix.
    Rester ou venir en métropole.

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