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Nouvelle-Zélande : frontières fermées, 25 morts seulement !

Hier, jeudi 12 novembre, un reportage de France Info, radio pourtant pas très éloignée du pouvoir, analysait la situation pandémique en Nouvelle-Zélande.

Le compte est vite fait : depuis le 28 février 2020, 5 millions d’habitants, 25 morts.

Ce qui, rapporté à la France, ferait 325 morts en huit mois et demi, soit 130 fois moins que la situation que nous laisse la macronnerie.

Pour comprendre les raisons d’une telle différence, il faut revenir en cette fin février, où Macron déclarait d’une formule aussi stupide que cynique, que « Fermer les frontières n’est pas efficace, les virus n’ont pas de passeport ».

Eh bien ce 28 février, la Nouvelle-Zélande fermait ses frontières.

Avant même d’avoir détecté un premier cas.

Depuis, le gouvernement a navigué entre ordres et contre-ordres, mensonges et oukases, pour masquer ses pénuries et l’état sidérant de décomposition de l’Hôpital français (et de l’armée).

Il veut nous faire croire que, malgré ça, les phases 2 (traçages des foyers d’infection), 2bis (confinements partiels) et 3 (confinement général) ont été plutôt bien gérées, ce qui est pourtant manifestement contestable.

Mais la phase dont on ne parle jamais, nulle part, c’est la première : celle qui devait empêcher, avec la plus grande énergie, l’entrée du virus sur le territoire. Pendant que la Nouvelle-Zélande prenait les bonnes décisions, la France se contentait de demander aux entrants s’ils se sentaient fiévreux. Bilan : 43 000 morts à ce jour, que l’on doit imputer dans une large mesure à l’équipe en place, mais aussi à celles qui l’ont précédée et qui ont œuvré pendant plus de trente ans à la ruine de nos services publics.

Éric PINEL