Nucléaire : quand les irresponsables écolos-gauchos osent sans vergogne instrumentaliser le drame japonais

Un peu de décence, mesdames et messieurs Mélenchon, Duflot, Mamère, Cochet… j’en passe et des meilleures ! Les incertitudes sur la catastrophe japonaise durent encore, les morts ne sont pas enterrés que déjà, sans prendre le temps, par le silence et le recueillement, de prendre part à la souffrance des victimes et à la peine de leurs familles, vous vous lancez(1) dans la lutte politicienne et décrétez qu’un referendum est indispensable. Que ne l’avez-vous réclamé en janvier 2008 pour éviter la honte de la ratification du Traité de Lisbonne qui grave dans le marbre le désaveu du choix des Français de 2005 ? Que ne l’avez-vous réclamé en janvier 2008 pour faire obstacle à un traité qui grave dans le marbre le dogme de la concurrence libre et non faussée et donc du déplacement des marchandises qui coûte si cher à notre planète en termes de pollution et donc de maladies graves ?
Bref, le Parti de Gauche, comme Europe-Ecologie-Les Verts, en bons hystériques qui préfèrent les idées (ou plutôt LEURS idées) aux gens, non seulement font preuve d’une réactivité malsaine mais n’hésitent pas à proférer des mensonges délibérés destinés à favoriser, une fois de plus, les grandes entreprises, fidèles en cela au dogme ultra-libéral des Cohn-Bendit et consorts. Et tout cela aux dépens, bien sûr, du Français moyen.
Il suffit de regarder les propositions de Cochet pour faire les économies d’énergie qui rendraient possible, SELON L’HOMME A LA COURTE VUE qu’il est, la sortie du nucléaire : comme d’habitude c’est le Français moyen qui devrait faire tous les efforts, dans sa vie de tous les jours en diminuant sa consommation d’électricité. A lui d’acheter, très cher, les ampoules qui n’éclairent pas(2) ; à lui de remplacer ses radiateurs et son cumul électriques ; de remplacer ses appareils électriques énergétivores, à lui de porter trois pulls et deux caleçons dans sa maison glacée, à lui d’accepter de voir rogner son salaire pour que son entreprise adapte ses équipements aux normes Cochet, à lui de voir les magnifiques paysages français défigurés par des milliers d’éoliennes dont la fabrication pollue un maximum (3) et dont l’électricité coûte tellement cher qu’elle ne rapporte qu’aux propriétaires des éoliennes qui voient EDF leur acheter à perte leur électricité… Autrement dit c’est nous qui payons les bénéfices des propriétaires d’éoliennes. Les esprits chagrins me diront que tout cela vaut le coup et qu’on n’a pas le choix quand on veut sauver la planète… voire !
Sauver la planète ?
Et si précisément pour sauver la planète il fallait ne surtout pas toucher au nucléaire, seul système qui permet de réduire la consommation de gaz et charbon, qui polluent les eaux, produisent des raz-de-marée et tuent des centaines de milliers de gens tous les ans ?
C’est la thèse, intéressante, d’écologistes qui sont, eux, pour le maintien du nucléaire, et ont créé l’Association des écologistes pour le Nucléaire (4).
Ils démontrent, avec des chiffres, un postulat très simple :  » Il ne faut pas se tromper de priorités car la marge financière est réduite. Ce n’est pas le nucléaire dont il est urgent de se départir, mais plutôt les énergies fossiles. Et les centrales ne sont évidemment que très modérément dépendantes de l’uranium. L’électricité, à 80% déjà décarbonnée en France, ne représente qu’une modeste partie de l’énergie consommée en France. C’est donc sur les autres axes que l’effort doit être engagé : les transports (frêt, individuel, …) le résidentiel et le tertiaire (chauffage, eau chaude sanitaire), l’industrie, etc… »
Quant à la comparaison des risques pour la planète et du nombre de morts induits par le nucléaire et les énergies fossiles, il n’y a pas photo : le nucléaire est la source d’énergie la plus sûre du monde et l’exemple du Gabon où, depuis deux milliards d’années, des déchets radioactifs enfouis dans le sol n’ont rien contaminé est rassurant quant au problème d’enfouissement des déchets, comme l’évoque Jean-Marc Jancovici dans cet entretien au Nouvel Observateur (5)
.
« Jean-Marc Jancovici est un de ces écologistes convaincu que la guerre engagée contre le réchauffement ne peut pas se passer des centrales atomiques. Cet expert des problèmes d’énergie fait enrager les militants anti nuclèaires. Il persiste, argumente et signe.
Le Nouvel Observateur. – Dans votre livre, vous expliquez que si nous ne laissions à la génération de nos enfants que des déchets nucléaires en héritage, ce serait une bonne nouvelle. Vous qui êtes l’un des artisans de la taxe carbone à la française, qui refusez l’usage du portable et évitez l’avion pour limiter les émissions de CO2, vous persistez et signez ?
Jean-Marc Jancovici. – Je persiste et je signe, parce que la menace que fait peser l’usage des combustibles fossiles est telle qu’il faut tout faire pour la diminuer aussi vite que possible. Si la gestion des déchets nucléaires est le seul souci que je laisse à ma fille, ça serait même « Alice au Pays des Merveilles ». Vous connaissez le réacteur naturel d’Oklo au Gabon ? [2] Dans ce site très riche en uranium, une réaction en chaîne s’est produite il y a deux milliards d’années, sans la moindre intervention humaine, suite à une infiltration d’eau dans l’uranium du sol. Depuis, les déchets radioactifs sont restés enfouis dans le sous-sol sans contaminer l’environnement. Le volume de déchets nucléaires produits en un an est de 200 tonnes, à comparer à 100 000 tonnes de produits phytosanitaires dispersés dans la nature, dont certains sont presque aussi toxiques que les déchets nucléaires.
N. O. – Vous écartez un peu vite le risque d’un accident grave. Selon une enquête sanitaire de 2006, le nombre de victimes dues à la catastrophe de Tchernobyl serait cinquante fois supérieur au bilan officiel de 4 000 morts…
J.-M. Jancovici. – A ce stade, je n’ai jamais vu passer une étude épidémiologique probante qui permette de fixer un chiffre, mis à part les 50 ouvriers qui sont morts d’irradiation et les 4 000 enfants qui ont développé un cancer à la thyroïde, dont 10% en mourront. Un accident tragique, mais sans commune mesure avec le charbon qui, entre mines et pollution, tue de l’ordre de 100 000 personnes par an dans le monde sans déclencher autant d’émoi dans notre pays !
N. O. – Quels sont à vos yeux les « avantages » relatifs du nucléaire ?
J.-M. Jancovici. – Le nucléaire fait partie du traitement de l’effet de serre parce qu’il émet peu de CO2. Les centrales à charbon, elles, engendrent 20% des émissions mondiales de ce gaz. C’est plus que tous les transports réunis : voitures, camions, trains, bateaux et avions. Le nucléaire n’est certainement pas toute « la » solution. Mais l’un des éléments. Les pays qui n’ont pas de nucléaire ou qui l’ont arrêté recourent à la houille. C’est le cas des Etats-Unis, du Danemark et de l’Allemagne.
N. O. – Et pourquoi ce choix paradoxal ?
J.-M. Jancovici. – Parce que c’est la solution préférée de l’actionnaire ! Le nucléaire, en coût d’installation, revient à 3 000 euros le kilowatt. Le charbon à 1500 euros, et le gaz à 500 euros. Les vrais concurrents du nucléaire sont le charbon et le gaz. Pas l’énergie éolienne. J’ajoute que la libéralisation de l’énergie en Europe, qui incite à confier la production d’électricité à des sociétés privées, accélère la fuite en avant vers les énergies fossiles. C’est plus simple et moins risqué pour elles – et pour leurs banques – d’immobiliser des capitaux pendant trois ou quatre ans, le délai de construction d’une centrale à charbon, que pendant les huit années nécessaires à la mise en oeuvre d’une centrale nucléaire.
N. O. – Dans votre analyse, les énergies renouvelables n’ont pas la cote. Pourtant la Suède, qui produit déjà 40% de son électricité grâce aux barrages, aux éoliennes et à la biomasse, assure pouvoir se passer de pétrole et de charbon dans les quinze prochaines années sans augmenter son parc nucléaire…
J.-M. Jancovici. – C’est exact. Mais les Suédois sont seulement 9 millions d’habitants sur un territoire aussi vaste que la France, et ils disposent de ressources hydroélectriques et de biomasse considérables. Reste que les énergies renouvelables seront un précieux recours, mais pas avant 2040 ou 2050. Dans l’immédiat, le principal moyen pour desserrer l’étau de la « contrainte carbone » consiste à réduire notre consommation, à capturer et à séquestrer le CO2, et à investir dans l’énergie nucléaire.
Propos recueillis par Guillaume Malaurie
Intéressant, non ?
Alors, les écolos de Parti de Gauche et ceux de EELV feraient bien, une fois de plus, d’un peu moins se regarder le nombril (et sans doute de chercher à détourner les électeurs des réalités que nos élites ont refusé de traiter depuis trente ans et qui émergent enfin) et de considérer l’intérêt de la France et des Français. Au-delà des problèmes de santé et de pollution de notre planète, notre indépendance énergétique est un point essentiel qui peut nous permettre de ne pas nous mettre à plat ventre devant les pays de l’OPEP et de ne pas leur donner les moyens de nous dicter leurs lois sur l’immigration et d’imposer les règles musulmanes à nos concitoyens…
Mais il est vrai que, et ce n’est pas un hasard, forcément, nos « amis » écolos bobos aiment l’islam, les sans-papiers et l’immigration non contrôlée. Autrement dit, ils n’aiment pas la France. Ils n’aiment donc pas le nucléaire, qui permet à la France d’avoir une certaine indépendance et aux Français de ne pas payer trop cher l’électricité.
Bien entendu leurs alliés socialistes sont dans leurs petits souliers(6), pris entre un certain pragmatisme (ça leur arrive, peut-être parce qu’ils ont été au pouvoir) et la panique à l’idée que leurs alliés verts pourraient les lâcher pour les petits accommodements raisonnables de 2012… Le pouvoir n’a pas de prix. Gageons que les socialistes vendront la peau de la France avant se présenter devant les urnes et promettront de travailler à sortir du nucléaire, contre tout pragmatisme.
Enfin, on rappellera quand même que la situation au Japon, pays surexposé aux séismes, n’a rien à voir avec la France, que le type de centrales utilisé au Japon n’a rien voir avec celui utilisé en France, que la géographie des deux pays n’a rien à voir et que, in fine, même si l’on nous menace de retombées radioactives elles seront relativement mineures ailleurs qu’au Japon et représentent infiniment moins de risques pour les hommes et la planète que les énergies fossiles. Contre lesquelles on ne se bat pas trop chez les écolos !
Christine Tasin
http://christinetasin.over-blog.fr/
(1) http://www.lepost.fr/article/2011/03/15/2434944_voici-le-plan-des-ecolos-pour-sortir-la-france-du-nucleaire-en-2035.html
(2) http://christinetasin.over-blog.fr/article-l-arnaque-des-ampoules-basse-tension-37574226.html
(3) http://christinetasin.over-blog.fr/article-28472487.html
(4) http://aepn.blogspot.com/
(5) Jean-Marc Jancovici. Le nucléaire ? Oui merci !, Le Nouvel Observateur, N° 2352, 3 déc. 2009,
(6) http://www.lefigaro.fr/politique/2011/03/15/01002-20110315ARTFIG00733-nucleaire-le-ton-monte-entre-socialistes-et-ecolos.php

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