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Nuit Debout : pourquoi ai-je autant envie de baffer ces jeunes cons ?

Repu-Nuit-DeboutJe me suis totalement retrouvé dans l’édito de Cyrano-Caro de ce jour.

http://ripostelaique.com/kevin-est-un-con.html

Des « Kevin », j’en ai encore croisés trois, lors de mon dernier restaurant. Je l’avoue, on avait un peu fait honneur, avec trois amis, à quelques bonnes bouteilles de Bourgogne, quand le Patron, qui nous connaît, nous a d’abord présenté un « pote » à lui.

La quarantaine, sympathique, jovial, homo, barbe naissante à la journaleux de Canal Plus, plutôt souriant et agréable, apparemment cultivé et fumeur. Au bout de deux minutes, il nous raconte que certes l’islam peut être violent, mais qu’il ne faut pas le confondre avec l’islamisme, et qu’il y eu l’Inquisition.

Il ne restait que deux tables, tout le monde était parti, on pouvait donc parler librement.

Naturellement, il se prend sa première torgnole (verbale, bien sûr), avec quelques mises au point historiques qui le laissent un peu pantois, et sur le cul ! Et on le traite d’imbécile, mais de manière amicale, comme on peut le faire en fin de repas, quand le convive s’y prête. Il dit : « J’vais fumer ma clope, et je reviens ! ».

Et naturellement, à son retour, à chaque fois qu’il nous sort les coraneries habituelles, on est tellement rodés, avec mes potes (lecteurs de RL) qu’il se fait ramasser, et qu’on finit par anticiper les conneries qu’il va nous dire, ce qui achève de le désarçonner. Mais ce n’est pas un méchant, pas un belliqueux, c’est un gentil…

Nous lui demandons si, à son âge, il a déjà été agressé, et par qui ? Il baisse les yeux, son silence est parlant, un véritable aveu. Nous lui disons que nous venons de la gauche, tous les quatre, et qu’aujourd’hui, la seule chance pour la France, c’est une victoire de patriotes, qu’incarne le FN. Il est décontenancé, mais ne peut s’empêcher de s’écrier : « Ah cela, jamais ! ».

Nous lui disons donc qu’il préfère crever avec ses principes à la godille, plutôt que voter pour le seul parti qui pourrait lui remonter son pantalon. Il est troublé, trinque une dernière fois avec nous, et retourne se rasseoir à sa table, retrouver sa bande de potes.

Ils reviennent cinq minutes plus tard, à trois. Dont un qui se réclame de Podemos. Une caricature. Les cheveux longs, bouclés, catogan, le regard d’un commissaire politique qui ne se marre jamais, mais qui parait certain de son savoir. Un idéologue dans toute sa splendeur, les plus dangereux…

Il nous explique qu’il est pour le modèle suisse de démocratie directe. Pour l’instant, tout va bien. Il nous dit qu’il ne vote jamais. Cela se complique. Puis il nous fait le coup des immigrés victimes du colonialisme et du racisme des occidentaux. Cela s’aggrave. On lui fait un cours historique sur l’Algérie et sur l’Afrique, qui évidemment remet en cause tout son catéchisme. Et on lui dit que la culture africaine n’a rien à voir avec celle de l’occident, et qu’elle est davantage tribale que basée sur la famille traditionnelle. Apparemment, en disant le mot « tribu », nous aurions dit un gros mot, et il demande à ses copains de quitter le restaurant, ne pouvant plus rester dans un lieu où on profère de telles horreurs. Nous le qualifions de colonialiste, lui disant qu’il avait une vision européenne de l’Afrique, et qu’il refusait à ces peuples le droit de vivre selon leurs coutumes.

Au bout d’un moment, excédé, je lui demande : « Mais pourquoi hais-tu autant ton pays ? ». Et cet imbécile me répond : « Parce qu’il a exploité les pauvres du monde entier depuis trop longtemps ». Je lui réponds que c’est un crétin qui répète le discours de Bernard Henri Levy et autres Attali, et que c’est agent du capitalisme mondialiste, qui veut en finir avec les Etats-Nations, avec la complicité de petits gauchistes, faux rebelles, comme lui.

Manifestement, il me hait, mais il a compris qu’il ne ferait pas le poids, ni au niveau de la joute oratoire, ni au niveau du baston, s’il voulait jouer à cela. On se sépare sans s’être tapé dessus.

Quand Damien Rieu a répondu aux questions de Pierre Cassen, il a clairement expliqué dans sa génération, la moitié des Français de souche votait FN. Pourquoi ? Parce que c’est la génération sacrifiée, qui s’est retrouvée minoritaire dans ses écoles, dans ses quartiers. C’est celle qui s’est fait taper dessus, et traiter de raciste quand elle se défendait. C’est celle qui s’est faite agresser en 2006, lors des manifestations du TPE. Qui, aujourd’hui âgé de 40 ans, ne s’est pas fait emm… par des racailles issues de la diversité ? Qui n’a jamais baissé les yeux pour ne pas subir une agression ? Quelle fille ne s’est-elle pas habillée en pantalon, en vêtements amples, pour acheter la paix dans son quartier ? Quelle autre fille n’a-t-elle pas renoncé à prendre les transports en commun, par peur ? Cette réalité, c’est celle que décrit Damien Rieu, encore lui, quand il était encore porte-parole de Génération Identitaire.

Et tous ces jeunes crétins en sont encore à nous traiter de racistes, à nous faire le coup de « j’ai un copain, Ali, il est drôlement gentil », et à militer pour que les clandestins musulmans soient accueillis dignement chez nous. Alors qu’il vient d’y avoir Charlie Hebdo, le Bataclan, Bruxelles, en admettant que Merah ne leur ait pas ouvert les yeux…

Et tous ces abrutis votent Mélenchon ou Besancenot, insultent les flics, et jouent les rebelles à deux balles, sachant qu’ils ne risquent rien, puisque Cazeneuve interdit à ses hommes de riposter.

Et ces salopards se croient résistants, parce qu’ils crachent sur le FN et sur Marine.

Ils se font manipuler par les socialistes mondialistes, et ils ne voient rien. Ils se font instrumentaliser par les gauchistes nihilistes francophobes, et ils ne s’en rendent pas compte. Ils n’aiment plus leur pays, ils sont prêts à le livrer à des envahisseurs programmés pour nous remplacer, parce qu’ils se croient davantage citoyens du monde que Français, un mot qu’ils exècrent.

Ils ont manifesté avec leur écriteau « Je suis Charlie ». Ils ont allumé des bougies, fait des minutes de silence, des dessins à la craie sur le trottoir, posé des bouquets de fleurs, et rouler un patin au musulman de service, yeux bandés, qui nous faisait le coup de la religion d’amour qui n’a rien à voir avec les attentats.

Ils éclatent en sanglots quand un imbécile qui a perdu sa femme sort un bouquin « Vous n’aurez pas ma haine ». Ils attendent de reconstituer leur stock lacrymal quand un autre, Belge, qui a perdu une jambe, gémit qu’il ne faut pas faire d’amalgames.

Quels cons, mais quels cons, mais quels cons !

J’en ai marre d’eux. Ils n’ont aucune excuse. Ce sont des traitres en puissance, des collabos. Si des Français doivent mourir au prochain attentat musulman, je préfère que cela soit eux, car ils sont les complices actifs de leur futur malheur.

Ils se croient des rebelles, ce sont des larves, des soumis. J’ai vraiment envie de leur botter le cul et de les baffer, au sens propre du terme. Mais je les crois irrécupérables, incapables de sortir de leur formatage post-soixante-huitard. Ils me font penser à ce jeune gauchiste hirsute, dans « Le Camp des Saints », qui vient casser les pieds du vieux héros, avec ses conneries à deux balles.

Ceux qui ont lu le livre savent comment cela se termine…

Martin Moisan