Il n’y a pas de mondialisation, mais une islamo-américanisation

Publié le 28 mai 2016 - par - 11 commentaires - 1 170 vues
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islam-obama
La mondialisation. Nous sommes en plein dedans, paraît-il. Nous entendons ce mot à longueur d’année, à toutes les sauces, partout.

Pourtant, ce mot est une tromperie. Une arnaque. Le sens même du mot est mensonger. « mondialisation », c’est un mot rassurant, qui désigne une certaine unité de l’humanité, des pays, des sociétés. Mais en réalité, il n’y a de mondialisation que pour une poignée, selon l’endroit ou vous vous trouvez. Dans la plupart des pays, il y a surtout une américanisation. Leurs films, musiques, émissions, enseignes sont massivement importées, et c’est particulièrement visible en Europe ou l’on se noie dans les mac do, quick, KFC, Burger king, oscars, stars wars, star academy, loft story, Lady gaga, m&m, coca cola… La liste est bien trop longue pour être exhaustive, mais pour vous rendre compte de l’ampleur de l’américanisation, écoutez donc n’importe quelle émission de radio, regardez  donc le programme télé, regardez ce que vous mangez et listez y tout ce qui vient des Etats Unis : vous y trouverez probablement plus de la moitié des programmes.

La seconde phase de la mondialisation, c’est l’islamisation. On importe la culture américaine et la population musulmane, pour un mix des plus catastrophique qui soit, puisque l’islam est anti occident par nature.

Cela ne signifie pas pour autant que l’islamisation ne se fait pas via la consommation, bien au contraire. Il n’y a qu’à voir le marché du halal, des voiles et autres denrées importées pour réaliser que l’islamisation a aussi relativement bien vécu la « mondialisation ».

Et derrière ces importations massives, de par le fonctionnement même des Etats-Unis et de leur sacro-saint libéralisme, il y a des sociétés, devenues multinationales.

Le libéralisme a pour but une société avec le moins de contraintes possibles. Par cette vision d’esprit, les ennemis, ce sont les Etats, les gouvernements et leurs frontières.

En supprimant ces trois éléments, nous faisons alors face à une concurrence dite « saine », sans aucune contrainte ni verrou.

Sur le papier, cela pourrait être tentant, mais dans la réalité, cela n’est pas du tout vrai. De par la situation géographique, d’abord, parce qu’un pays en plein désert aura forcément moins de ressources qu’un pays fortement industrialisé. De par la situation politique, car un pays en guerre ne pourra pas espérer des conditions similaires à un pays en paix.  De par le train de vie qui passe par la démographie, par la richesse et la situation politique ; un pays en paix avec une population stable et un taux de chômage peu élevé ne pourra que mieux réussir qu’un pays en guerre avec des politiques corrompus, un taux de natalité qui explose et un taux de chômage élevé.

Et même sans arriver jusqu’à toutes ces situations, il suffit de se pencher sur le salaire d’une même catégorie de métier pour réaliser le problème : un pays dont le Smic est de 1200 € opposé à un pays sans Smic, ou les travailleurs gagnent moins de 1$ par jour ne pourra pas tenir face à la concurrence mondialisée.

Et pourtant, malgré cette logique élémentaire, nous avons délibérément affaibli les Etats, les gouvernements et généreusement ouvert la plupart des frontières.

Résultats : la mondialisation. La vraie mondialisation, cette fois, ou tout du moins, l’agrandissement d’une poignée de sociétés qui ont pu ouvrir leur marché, augmenter leurs bénéfices jusqu’à devenir des multinationales mondialisées, ayant une influence de plus en plus élevée sur tout les gouvernements du monde.

A terme, on pourrait même imaginer que ces multinationales vont remplacer les Etats, mais ce ne serait en rien une bonne nouvelle. Pourquoi ? On peut trouver aux gouvernements et aux Etats bien des défauts ; beaucoup sont corrompus, beaucoup ne font pas les choses correctement, beaucoup font des erreurs. Mais les gouvernements ont au moins un mérite : leur but même est d’exister pour le bien du peuple.

Evidemment, bien des gouvernements, même les plus totalitaires, les plus extrémistes, ont appuyé leurs décisions au nom de leur peuple tout en engendrant des horreurs, mais l’alibi du peuple était toujours là pour justifier leurs actes.

Les multinationales n’ont même pas cela pour justifier leurs actes. Leur seule raison d’être, ce sont leurs propres bénéfices. Ils n’ont que faire des peuples, des injustices, des inégalités, des pauvres et de tous les malheurs du monde. Pire : ils ne font même pas semblant de s’y intéresser.

Donner et laisser le pouvoir aux entreprises, c’est nous enfermer sans espoir de pouvoir nous libérer. Ce sont eux qui feront les règles et qui les appliqueront. On peut déjà le voir avec certains procès faits contre des villes, régions et même Etats, quand la « concurrence » est entravée. Mais quand le pouvoir et la richesse d’une société atteint un certain niveau, il n’y a plus de concurrence, juste un monopole à peine effleuré par la concurrence.

Voilà la situation actuelle de nos sociétés : une islamo-américanisation verrouillée par des sociétés peu scrupuleuses et milliardaires, appuyée par des Etats au service des banques et de l’économie qui assistent les sociétés ; le tout enrobé d’un refus de sécurité et de Justice.

Le résultat ne peut être qu’explosif, et on peut se demander comment il se fait que la situation soit encore si stable, comment cela se fait que les peuples n’ont pas encore réagi à la hauteur de l’agression qu’ils subissent. L’avenir paraît bien sombre, et ce n’est pas les résultats (faussés ?) de l’Autriche qui vont rétablir la situation, ni le blocage de nos raffineries.

Olivier Pfister

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Notifiez de
rudolph

Eh oui, notre position n’est guère enviable: nous voilà entre le marteau de la consommation effrénée et l’enclume de la grande secte.l’une comme l’autre ne reconnait les frontières qui s’opposent à leurs délires globalisants. La frontière est la première invention de l’homme et tout être vivant , depuis la cellule, possède une structure fermée assurant sa survie. Il nous faut nous ré-organiser , retrouver nos frontières.Faute de quoi nous finirons par nous retrouver à pousser un chariot de supermarché , plus ou moins plein, au son du muezzin pitoyables caricatures d’humanité . Tiens, amusante cette homonymie entre un Caddy (… lire la suite

Que penser de tous ces bobos mondialisés qui s’accrochent à leus privilèges nationaux?

Gally

« un pays dont le Smic est de 1200 € opposé à un pays sans Smic, ou les travailleurs gagnent moins de 1$ par jour ne pourra pas tenir face à la concurrence mondialisée »
Marrant, les Suisses, avec leur salaire plancher (et non minimum, les Suisses ayant rejeté par référendum son instauration) dans les 3000€ et leur salaire médian au delà des 6000, s’en sortent pourtant plus que bien, aux dernières nouvelles.
http://www.dreuz.info/2014/06/13/la-suisse-riche-grace-a-ses-banques-voila-de-quoi-remettre-les-pendules-a-lheure/

BALT

Il n’est pas utopique de réclamer un Smic mondial. A partir de là, on pourra certainement réduire le flot des migrants économiques. Il faudra bien sûr aider les pays pauvres à créer du travail, plutôt que d’assister les gens en France..

Yves ESSYLU

Dans la pratique votre idée est aussi con que d’étendre l’UE à l’infini

BALT

Pas tant que ça. Tant que le salaire et les avantages sociaux seront cent fois plus élevés en France que dans certains pays, on sera toujours envahi.

Albert

Un très bon article !
Reste la question à se poser: pourquoi cette confluence, à première vue paradoxale, entre capitalisme débridé et déferlement islamique?
Certains à l’inverse pointeront plutôt la confluence marxisme/islamisme (islamo-gauchisme) -qui existe aussi (mais est à mon avis de moindre envergure).

Yves ESSYLU

Deux idéologies ont une volonté mondialiste, l’internationale socialiste et l’Islam
Il faut être abruti ou manipulateur, bref communiste, pour accuser les chefs d’entreprise de vouloir introduire des bâtons merdeux égorgeurs dans leur boîtes, les seuls « patrons » assez cons pour ça sont le plus souvent des fonctionnaires décérébrés par le marxisme qui pantouflent dans le CAC 40 comme la « gestionnaire » Lauvergeon

jan-vrai-patriote-qui-se-fera-enterrer-en-France-!

Un bon article !
Mais vous réalisez  » l’exploit  » de ne pas citer une seule fois le mot capitalisme !…
Bah…

Pierre Régnier

Il y a un mot plus juste que « capitalisme », c’est « l’économisme ». Il définit la philosophie qui réduit l’être humain à un combat égoïste pour « gagner » une place parmi les privilégiés qui vivront aisément quand d’autres subiront la faim, la misère et la violence. L’article est excellent parce qu’il dépasse la trop fréquemment unique désignation de l’islam comme catastrophe dans le monde d’hypocrisie et de lâcheté où nous vivons. LES DEUX catastrophes actuelles sont l’islamisation ET la persistante exploitation des démunis par les puissants. Ne suivons pas Yves ESSYLU dans ses condamnations primaires du « marxisme ». C’est la DOUBLE trahison de la… lire la suite

Pierre Régnier

A toutes fins utiles, en complément, un article publié il y a deux ans :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pour-le-socialisme-150555

(Vous jetez un coup d’oeil et trouvez que c’est long ? Je vous comprends, mais lisez au moins les dix dernières lignes)

Pierre Régnier
auteur du petit essai DÉSACRALISER LA VIOLENCE RELIGIEUSE, qui vient de paraître aux éditions du Panthéon