Ô Culpabilité, quand tu nous tiens !

Publié le 13 septembre 2010 - par

Ce pasteur n’a pas choisi la bonne méthode de contestation. Pour le moins, il est maladroit, disons assez typiquement américain.

Les boute-feux islamistes s’amusent à nous regarder, empêtrés, le clouer au pilori. Tant mieux pour eux. Nous leur donnons de la matière, ils auraient tort de s’en priver.

Mais il convient de ne pas oublier que c’est bel et bien au nom de ce Livre “sacré” qu’on brûle des gens, qu’on empale ou ampute à vif des êtres humains, qu’on lapide des femmes et des homosexuels, qu’on marie de force des enfants, qu’on excise, qu’on bannit, qu’on séquestre, qu’on condamne à distance, qu’on impose le voile, la bouffe, la prière, le jeûne et vingt autres contraintes.

C’est en référence constante à ce Livre qu’avance dans nos sociétés une hydre déguisée en culture innocente et candide, un flot de mensonge et de dissimulation, un brouillard délétère au sein duquel, doués d’une conscience, d’une mémoire et d’une capacité de juger, nous respirons de plus en plus difficilement.

Bref, il convient de répéter, inlassablement, qu’ici l’on prétend soumettre au nom du Livre, avec, je le sais, une sorte d’obscure jouissance, un goût de la domination, une envie de revanche et d’écrasement que les animaux eux-mêmes ne connaissent pas.

Face à ce bloc idéologique sans visage qui ne connaît ni la critique ni le débat, nous sommes en train de perdre notre droit à penser librement, à réagir librement, à vivre librement. Nous avons peur, ensemble.

Nous sommes collectivement lâches, infiniment lâches. Et la volaille qui nous gouverne, caqueteuse, poussée comme un troupeau d’oies par une presse borgne et malentendante, nous encourage chaque jour à l’être davantage.

Des temps opaques nous sont promis sous le ciel supposé bleu des grandes fraternités humaines. Nous sommes sous la chape et désirons que quelqu’un daigne soulever ce béton qui nous asphyxie peu à peu. En France, des gens élus pour faire respecter les principes de la République ont encore la capacité d’accomplir ce geste. On les sent depuis peu disposés à mettre un peu d’ordre dans le foutoir social. C’est encore bien timide, comme concédé du bout des Lois. On les y encourage. L’urgence est là, pressante.

Alain Dubos

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