Obscurantisme, tartufferie et manipulation islamiques autour de la « burqa »…

Ne voilà-t-il pas que le Conseil Français du Culte Musulman s’offusque de la demande de 60 députés de notre pays de lancer une commission d’enquête sur le port de la burqa et du niqab en France et d’en envisager l’interdiction légale…(1)
Combien de fois faudra-t-il répéter à ces tenants d’une religion prisonnière des limbes de sa naissance que dans notre pays, il y a séparation stricte des églises et de l’Etat, et que la loi générale est faite par les représentants du peuple tout entier, démocratiquement élus et représentatifs de l’ensemble des citoyens auxquels sont reconnues la liberté de conscience comme celle d’opinion ? C’est vrai qu’ils sont plus habitués à regarder du côté des 57 pays de la planète où l’islam est religion d’Etat et où les principes de liberté individuelle, de citoyenneté pleine et entière et de non- intervention de la religion dans les décisions de l’Etat sont totalement inconnus…
Et ils veulent nous refaire le coup, ici, en France, d’intervenir sur l’espace public en se réclamant de la défense du principe fondamental de liberté individuelle, eux qui sont les adeptes d’une religion qui gère arbitrairement les âmes et les corps de chacun, qui refuse l’apostasie, qui sanctionne les non-croyants, qui pourchasse les « déviants » de ses principes et qui impose sa loi étroite dans un espace public qui n’est pour eux que l’espace du religieux où la loi coranique s’impose à toute autre loi ! (A ce propos, il faudra bien un jour dénoncer cette expression antinomique et abusive qu’est « République islamique »….).
On croit rêver…
Et on ne pourrait que s’indigner si l’on avait pas en tête le fondement même de ce communiqué éhonté du CFCM demandant au chef de l’Etat d’interdire la commission d’enquête envisagée, qui est d’imposer, en France, la loi islamique en construisant un communautarisme religieux détruisant l’unité laïque et républicaine de la Nation. Les lecteurs de « Riposte Laïque » et des « Dessous du voile » savent cela, comme ils savent que ce n’est pas quand le fleuve a inondé la plaine qu’il faut s’intéresser à la solidité des digues. C’est quand apparaît la première fissure, et, dans notre espace public, les fissures sont déjà trop nombreuses et d’autant plus dangereuses qu’elles sont le fruit d’un travail de sape que la communiqué du CFCM permet d’entrevoir.

Car, par son attitude, le CFCM justifie le port de vêtements aliénants sous prétexte religieux , l’état de soumission de la femme qui va avec… mais surtout il veut se prémunir contre toutes les autres demandes qui pourraient intervenir de la part d’élus enfin lucides et qui mettraient en péril son offensive feutrée contre le socle laïque et démocratique de la République…Il veut garder les prérogatives, exorbitantes et illégitimes dans notre pays, d’imposer sa loi coutumière, ses préceptes obsolètes tirés d’un livre antique , immuable et fermé, sa main-mise sur l’espace public par-delà la loi générale.
Mais il y a plus risible…pire en fait….
En effet, le président de ce CFCM, interrogé dans « Le Point.fr » (2), justifie son refus personnel de la commission d’enquête…en disant que le port de la burqa (et autres accoutrements traditionnels et chosifiants) ne relève pas d’une prescription religieuse….
Dès lors, que vaut le communiqué du CFCM ? En quoi a-t-il légitimité pour imposer ses vues en matière « non religieuse » ? De quoi se mêle cette structure composite dont l’élection du nouveau président est due à l’intervention du roi du Maroc ? Sa position vaut « roupie de sansonnet » et les élus de la République ne doivent, en aucun cas, en tenir compte…. A moins que ce président ne tienne un double langage destiné à masquer le caractère oppressif de la religion dont il assure la représentation : le salafisme (qui prône la transformation des femmes en colis indéfinis) en effet, participe directement des 4 écoles sunnites et imprègne fortement l’Arabie Saoudite et le mouvement des Frères Musulmans avec lequel l’UOIF entretient de bonnes relations …Quant au chiisme, il n’est qu’à regarder du côté de Téhéran !
Qui plus est : M. Moussaoui reconnaît, dans cet entretien, que la burqa empêche la femme de vivre une vie sociale normale et que cela nuit à l’intégration….Fichtre, Monsieur le Président, c’est donc pour cela que le CFCM ne veut pas de commission d’enquête ni d’interdiction ! Que les femmes restent en dehors de la vie professionnelle, sociale, politique ! Que les femmes immigrées de confession musulmane ne s’intègrent pas dans les valeurs libératrices de la laïcité et de la République ! Qu’elles restent soumises, « ventres féconds », ombres immatérielles, servantes dévouées ! Et ne venez pas nous dire que celles qui portent la burqa ou le niqab le font de par leur volonté : le fait que des esclaves noirs ont combattu aux côtés de leurs maîtres lors de la guerre de Sécession américaine ne justifie pas l’esclavage…
En exigeant l’interdiction de cette commission d’enquête, le CFCM montre qu’il milite pour le camp de l’obscurantisme, du refus des valeurs historiques qui ont fondé notre République, de la négation de l’égalité en droit de l’homme et de la femme.
Il dévoile que son but est de peser sur l’espace public quand la loi démocratique ne lui convient pas et qu’il veut la faire changer.
Et pour masquer ses intentions profondes et déjouer les ripostes éventuelles, il se couvre du manteau de la liberté individuelle (que la religion qu’il représente ne reconnaît même pas) et tient un double langage que n’aurait pas renié Tartuffe.
Empédoclatès
« du bon usage de la raison »
1 – http://fr.news.yahoo.com/4/20090620/tts-france-islam-burqa-ca02f96.html
2 – PORT DE LA BURQA EN FRANCE-Mohamed Moussaoui (CFCM) : « La femme ne peut pas vivre une vie sociale normale »…

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