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Obsédé par l'Algérie, pourquoi Macron ne parle-t-il jamais de l'Indochine ?

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Suite au tollé provoqué par les propos d’Emmanuel Macron en revenant de Jérusalem, l’Élysée récuse toute comparaison entre la Shoah et la guerre d’Algérie, expliquant que le seul lien qui existe entre ces deux sujets se situe au niveau de la charge mémorielle, que tout Président se doit de prendre en compte. Un rétropédalage peu crédible.
https://ripostelaique.com/la-derniere-trahison-de-macron-la-guerre-dalgerie-comparee-a-la-shoah.html
D’ailleurs, une guerre, quelle qu’elle soit, ne peut avoir le même statut que la Shoah, qui fut la planification d’un génocide à l’échelle industrielle.
En réalité, Emmanuel Macron n’a d’autre objectif que de donner des gages à l’électorat algérien et aux musulmans de France, dont il espère un soutien en 2022, comme en 2017.
C’est d’ailleurs dans cette perspective qu’il avait accusé la France de crimes contre l’humanité devant les autorités algériennes, ajoutant par la suite que notre armée avait pratiqué la torture pendant la guerre d’Algérie.
Si notre Président veut attiser la haine antifrançaise dans les cités, c’est réussi ! Il prône le « vivre- ensemble » tout en désintégrant la nation !
Il a en outre une vision très sélective de notre Histoire !!
Car il est tout de même curieux qu’Emmanuel Macron fasse de la guerre d’Algérie un sujet obsessionnel, une tragédie dont la France serait la seule coupable, alors qu’il n’a jamais  proféré la moindre remarque quant à la guerre d’Indochine, dont le bilan humain pour nos soldats est pourtant deux fois plus lourd.
À l’égard des Algériens, c’est l’overdose de repentance à longueur d’année. Mais pour les Vietnamiens, pas un mot ! Il est vrai que ces derniers s’intègrent et travaillent sans jamais se plaindre de racisme ou de xénophobie.
Selon les chiffres du général Yves Gras, le corps expéditionnaire en Indochine a perdu 60 000 hommes, tués ou disparus, répartis comme suit : 29 000 autochtones, 13 000 officiers et soldats français, 18 000 légionnaires et tirailleurs africains et nord-africains.
Par conséquent, pourquoi deux poids deux mesures ? Pourquoi accabler sans arrêt la France pour le conflit algérien et ignorer superbement la guerre d’Indochine ? Une telle différence de traitement  entre deux pays qui ont connu à la fois la colonisation et la guerre d’indépendance, fait perdre toute crédibilité à notre donneur de leçon mémorielle.
Les Algériens auraient-ils le monopole de la souffrance ? Les Vietnamiens seraient-ils des victimes moins politiquement correctes que les Algériens ? Tout cela n’est pas sérieux.
En quoi la guerre d’Algérie aurait-elle droit au même statut mémoriel que la Shoah, mais pas la guerre d’Indochine ?
Encore une fois, il y a un calcul électoral dans cette démarche indécente. En 2012, François Hollande avait fait la différence en récupérant 1,5 point chez les électeurs immigrés.
Le vote immigré, c’est 6 % de l’électorat. En 2017, Macron a raflé la mise.
« Certes, Macron a globalement bénéficié d’un argument massue, celui d’être le rempart à Le Pen – chez les électeurs d’origine maghrébine ou africaine, il obtient 89 % des votes contre 11 % pour Le Pen au second tour. » (source Libération)
Dans chacun de ses propos, dans chacune de ses démarches, il convient de déceler en fond d’écran sa réélection en 2022. Macron ne décide jamais rien sans une arrière-pensée électorale. Tout le reste n’est que broutille.
Jacques Guillemain