Ohé ! M. Moussaoui et les musulmans modérés, où êtes-vous ?

« Bis repetita placent » !
http://www.ripostelaique.com/L-assourdissant-silence-de.html
J’avais montré, dans le numéro 117 de « Riposte Laïque » combien est assourdissant le silence du Conseil Français du Culte Musulman, de son président Mohamed Moussaoui et de ceux qui prétendent représenter « les musulmans modérés » (les guillemets s’imposent…) devant les crimes, les exactions, les provocations perpétrées en permanence, ici comme ailleurs, par de multiples individus, groupes, associations, « sectes », « courants » se réclamant de l’islam..
Cette semaine m’a fourni de nouveaux exemples que je voudrais exposer , en invitant par ailleurs nos lecteurs (et les citoyens de notre pays) à se livrer au petit jeu subtil de rechercher, chaque jour, dans la presse, les faits, évènements et discours montrant le caractère agressif, intolérant, prosélyte, anti-laïque et républicain de l’islam et de tenter de retrouver, munis de fortes loupes, les condamnations et dénonciations qu’auraient pu, par extraordinaire, y opposer le CFCM, son président « bon chic, bon genre » bien policé et ouvert « à la modernité » et tous ceux qui veulent insérer « l’islam dans la République »…
C’est un petit jeu fort instructif…
Mais revenons à « nos moutons » ( qui ne sont pas « du sacrifice ») …
Le ministre de l’Intérieur, par acte de courage inattendu, vient de faire expulser de France un imam « subversif » (1) pour le réexpédier dans son Egypte originelle, ce qui témoigne à l’évidence de ce flot d’imams étrangers, venus d’Arabie Saoudite et du Maghreb notamment, qui a accompagné les flux migratoires de peuplement issus des pays musulmans afin d’encadrer, ici, des populations facilement malléables et vulnérables, afin de les maintenir sous leur joug religieux, des fois qu’elles seraient tentées par la liberté de conscience qu’instaure la « laïcité à la française » ou, pire ?, par les valeurs démocratiques de notre République…
Certes, les prêches de cet « illuminé », qui appelle à la s’haria et au djihad sur notre sol, font froid dans le dos : mais il a pu officier pendant de longs mois dans quelques mosquées de banlieue et il reste maints individus de ce type en attente d’expulsion, (2) même si le ministre se drape dans son efficacité..… Par parenthèse, espérons qu’il saura agir de même pour ces individus, tout en « priant »« (si l’on peut dire…) pour que ces illégaux n’aient pas d’enfants scolarisés, sinon nous allons avoir les humanitaristes hypocrites de RESF dans la rue pour se « faire mousser » et nous souiller de leurs larmes de crocodiles !
Mais l’initiative ministérielle, pour être tardive, montre que la République a les moyens législatifs, juridiques, administratifs et matériels, de savoir ce qui se dit dans les mosquées, d’expulser les personnes dangereuses pour la paix civile, de fermer même les lieux de culte subversifs…En prenant appui sur l’article 35 de la loi de 1905 ( au titre duquel cet imam aurait dû être emprisonné d’abord – lire ci-dessous, en annexe), il suffit d’appliquer les textes existant en faisant preuve du courage politique minimum que doit montrer un élu du peuple ! Mais il est vrai que dans la France d’aujourd’hui, c’est la chose la moins partagée dans le monde politico-médiatique qui nous impose sa bien pensance, ses valeurs frelatées et ses dérives antirépublicaines.

Des prêches agressifs, terroristes, maximalistes proférés dans des mosquées (ces lieux de culte dont Monsieur Moussaoui dit qu’ils sont insuffisants en France pour satisfaire l’espace vital du musulman…lequel préfère trop souvent s’étaler de tout son long sur l’asphalte des rues de nos villes en violant la loi avec la complicité d’élus de gauche et de droite complaisants, pusillanimes et anti-républicains) ayant « pignons sur rues », voilà qui n’émeut pas notre président du CFCM, venu – non par nécessité mais sûrement pas par hasard – de son Maroc natal après de solides études universitaires et théologiques, intronisé à la tête du Conseil Français du Culte Musulman avec l’appui public de Mohammed VI… récemment naturalisé après s’être installé en France. Toujours le hasard, sans doute…
Il est vrai que son émotion est toujours aussi retenue ( et son silence toujours aussi éloquent) quand il oublie, mais c’est sûrement par inadvertance, de condamner l’assassinat de chrétiens coptes en Egypte (3) par des « illuminés « de la foi musulmane, ou quand il omet de condamner les incendies d’églises en Malaisie par des « exaltés » islamiques voulant interdire aux chrétiens du lieu l’emploi du nom « d’Allah »(4)…
La « religion d’amour, de paix, de tolérance » (des guillemets, des guillemets vous dis-je…) est vraiment à l’œuvre partout, et il est intéressant de savoir que Monsieur Moussaoui et le Conseil Français du Culte Musulman, comme les « improbables » représentants des musulmans modérés (5) en approuvent toutes les manifestations…
Car, nous l’avons appris de notre culture même, « qui ne dit mot consent » !
Empédoclatès
« du bon usage de la raison »
1 – http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/01/07/01016-20100107ARTFIG00681-brice-hortefeux-expulse-un-imam-integriste-.php
2 – http://www.lefigaro.fr/actualites/2007/11/02/01001-20071102ARTFIG00132–imams-expulsables-sont-toujours-en-france.php
3 – http://www.lefigaro.fr/international/2010/01/08/01003-20100108ARTFIG00013-noel-sanglant-pour-les-coptes-egyptiens-.php
4 – http://www.lefigaro.fr/international/2010/01/08/01003-20100108ARTFIG00457-un-debat-autour-du-mot-allah-degenere-en-malaisie-.php
5 – http://www.marianne2.fr/L-islam-modere-ne-demande-qu-a-se-faire-entendre_a183242.html
Annexe : « ART. 35.- Si un discours prononcé ou un écrit affiché ou distribué publiquement dans les lieux où s’exerce le culte, contient une provocation directe à résister à l’exécution des lois ou aux actes légaux de l’autorité publique, ou s’il tend à soulever ou à armer une partie des citoyens contre les autres, le ministre du culte qui s’en sera rendu coupable sera puni d’un emprisonnement de trois mois à deux ans, sans préjudice des peines de la complicité, dans le cas où la provocation aurait été suivie d’une sédition, révolte ou guerre civile. »

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