On assiste au lent effondrement de l’État sur lui-même

Publié le 13 octobre 2020 - par - 10 commentaires - 1 155 vues


L’État républicain est au plus mal. Jamais, sans doute, dans notre histoire, la République a été autant malmenée qu’elle l’est aujourd’hui. La confiance des citoyens dans les institutions s’est émoussée au fil du temps et du discrédit croissant de la classe politique dans son ensemble. L’édifice est vermoulu. La question n’est plus de savoir s’il va s’effondrer, mais quand ?

L’épidémie de Covid-19 est révélatrice de la crise profonde que traverse notre pays. Elle met à l’épreuve la capacité des pouvoirs publics à surmonter le double défi sanitaire et économique tout en assurant la cohésion d’une société prête à imploser. Pour tenir les deux extrémités de la chaîne il faudrait un pouvoir fort bénéficiant d’un soutien massif de l’opinion publique. Ce qui est loin d’être le cas !

À quoi assiste-t-on, en effet ! À un lent délitement de l’autorité de l’État incapable de faire respecter l’ordre dans le pays où l’on constate une montée de la violence et de la délinquance. Les malfrats n’hésitent plus à défier l’État et la République. On l’a encore vu à Herblay (Val- d’Oise) où deux policiers ont été sauvagement pris à partie par trois racailles qui les ont dépouillés de leurs armes avant de s’en servir contre eux, leur occasionnant de graves blessures. Trois jours plus tard c’est à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) que le commissariat de police a subi une attaque en règle par une quarantaine d’énergumènes armés de mortiers d’artifice et de projectiles divers.

Une incroyable scène de guérilla urbaine qui n’est pourtant pas une première en France. Pour la seule région parisienne, c’est la cinquième fois depuis le début de l’année qu’un commissariat est pris pour cible. Celui de Champigny-sur-Marne avait déjà fait l’objet d’une attaque en avril dernier. On se demande quelle sera la prochaine étape ? Verra-t-on un commissariat pris d’assaut par la racaille et les policiers désarmés sortir les bras en l’air ? La question se pose désormais sérieusement.

La rue impose sa loi
Tétanisés par la perspective d’une « bavure » susceptible d’enflammer les cités comme en 2005, les policiers préfèrent se barricader dans les commissariats plutôt que de riposter. C’est la rue qui désormais impose sa loi ! Et que fait l’exécutif face à ce chaos qui s’installe tranquillement dans le pays ? Il se contente de déclarations d’une désespérante puérilité. « Nous serons intraitables, déclare le Premier ministre Jean Castex. Ils auront à faire à nous. On ne les laissera pas faire ». Quant au ministre de l’Intérieur, il croit résoudre le problème en interdisant la vente des mortiers d’artifice aux non-professionnels.

On se demande si nos gouvernants se rendent vraiment compte de la gravité de la situation ! Les policiers de terrain n’en peuvent plus d’entendre ces discours. « On veut des actes, pas des paroles ! » s’insurgent-ils. Mais pour agir, il faudrait à l’exécutif du courage et de la volonté politique. Les coups de menton ne servent à rien s’ils ne sont pas suivis d’effet !

La même impuissance de l’État se vérifie avec la gestion cahotique du Covid-19 où le pouvoir donne la désagréable impression de ne pas savoir où il va. Et cela depuis le début ! Présentés comme inutiles hier, les masques sont devenus obligatoires aujourd’hui et sans doute pour longtemps encore. Et que dire de la pratique chimérique et ruineuse des tests – qui coûtent chaque semaine 90 millions d’euros à la Sécurité sociale – dont les résultats ne sont disponibles qu’au bout de dix jours.

Ces revirements incessants, ces hésitations, et ces injonctions parfois contradictoires de l’exécutif – un jour « il faut vaincre le virus », le lendemain « il faut vivre avec » – ont fini par ruiner la confiance des Français dans leurs dirigeants. Une méfiance dont fait aussi les frais le milieu médical profondément divisé sur les mesures à prendre pour lutter contre l’épidémie.

S’ils s’étaient montrés dociles au début du confinement en acceptant de renoncer à leurs libertés publiques, il en va tout autrement avec la deuxième vague de la Covid-19. Ils découvrent avec stupéfaction que rien n’a été fait par les pouvoirs publics depuis six mois. On n’a pas ouvert davantage de lits de réanimation alors que les hôpitaux arrivent à saturation tandis que nombre de soignants sont au bord de l’épuisement.
Ils se demandent pourquoi ils devraient payer pour les erreurs de gestion de dirigeants qui leur ont menti pour masquer l’impréparation du pays à affronter cette épidémie. Rien d’étonnant à ce qu’ils traînent les pieds pour appliquer des règles sanitaires contraignantes dont, par ailleurs, ils ne comprennent pas toujours l’utilité. Les cas de rébellion se multiplient notamment chez les petits commerçants et les artisans qui n’acceptent pas de mettre en péril l’activité de leurs entreprises au bord du dépôt de bilan.

Fronde des magistrats
Cette mise en cause de l’autorité de l’État prend toute sa dimension avec l’incroyable bras de fer qui oppose les magistrats à leur ministre Éric Dupond-Moretti. Les juges refusent de rencontrer l’ancien ténor du barreau tant que ne sera pas réglé le « conflit d’intérêts » qu’ils lui reprochent. De quoi s’agit-il ? Entre 2014 et 2019 le parquet national financier (PNF) a diligenté dans le plus grand secret une enquête préliminaire visant à identifier la « taupe » qui renseignait Nicolas Sarkozy, alias Paul Bismuth, et son avocat Thierry Herzog, sur les procédures en cours visant l’ancien président de la République. Lors de leurs investigations, les policiers ont examiné les « fadettes » (factures détaillées) d’un certain nombre d’avocats parmi les plus réputés de France pour obtenir des données permettant de les géolocaliser.

Lorsque Éric Dupond-Moretti découvre qu’il était placé sur écoutes, il laisse éclater sa colère, dénonce des « méthodes de barbouzes » et porte plainte. Nommé à la Chancellerie dix jours plus tard, il doit retirer sa plainte mais décide de rendre public le rapport de l’inspection générale de la justice demandé par Nicole Belloubet et ordonne une enquête administrative visant trois magistrats du PNF. Colère des magistrats. Des centaines de juges se rassemblent devant les tribunaux pour défendre « l’indépendance de la justice » affirmant que « des intérêts privés dominent l’action publique ». Tout ça parce que Dupond-Moretti est l’ami de Thierry Herzog qui doit être jugé cet automne pour « corruption » avec Nicolas Sarkozy.
Macron n’avait vraiment pas besoin de cette épine dans le pied. Nul doute qu’il a commis une erreur de casting en nommant le bouillant « Acquitator » comme garde des Sceaux ! Si son idée était de mettre au pas la justice, il a, pour le moins, manqué de discernement. Il aura à en supporter les conséquences !

Alain MARSAUGUY

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Notifiez de
Univers

là ! Si son idée était de mettre au pas la justice, il a, pour le moins, manqué de discernement. Il aura à en supporter les conséquences ! Macron, le fossoyeur de la diplomatie française..!là est étalé noir sur blanc à rallonge toute l incompétence notoire de ce types élu en magouilles à 18% : site Par Morad El Hattab – Le 3 octobre 2020 – Source Les Chroniques de la Vieille République

Père2Claques

Je me suis toujours demandé pour quelle raison Eric Dupond-Moretti a accepté de devenir Garde des Sceaux.Le pouvoir a t-il cherché à le neutraliser?

ISA

On nage dans un bouillon de mensonges, de faux-semblants et d’inversions accusatoires. Tout cela pour rendre compatible l’Islam avec notre pauvre pays : suppression d’écoles par correspondance françaises dans la lutte contre le “séparatisme”, ou encore pour complaire à la Finance : exploitation d’un virus en bout de course, de la peur de la mort et de la perte d’un être cher dans l’attente d’un vaccin miracle qui génèrerait de gros profits. Effectivement, l’Etat se d’élite et les Français sont abandonnés aux vents mauvais.

patphil

avec un moussa qui fait trmbler les racailles, un dupontmoretti qui les excuses, des politiques qui restent en place car les gaulois réfractaires ne vont plus voter….

barracuda 58

Moussa les fait tellement trembler que cette nuit un protégé de Ducon Morreti à renverser un flic avec une bagnole volée. Darmanin va, dés aujourd’hui, interdire les voitures, non mais sans blague.

FCC Cercle Légitimiste de France

La république va mal et entame son agonie…. le Cercle Légitimiste de France ne s’ en plaindra pas et ne versera pas une larme le moment venu… et les Français pas davantage car ils soutiennent la république comme la corde soutient le pendu. Allons, courage, encore un pas de plus jusqu’ au trépas! Et le plus tôt sera le mieux pour les Français.

joseph d arimathie

l erreur de casting vient des primaires de gauche et de droite ! trop de democratie tue la democratie et les gens de gauche ont vote a la primaire de droite en eliminant celui qui avait le plus de poids donc celui qu ils detestaient le plus . pareil pour les gens de droite qui ont vote en allumant le candidat de gauche le mieux place . apres , c etait la guerre des seconds couteaux .peux on trouver plus con? mais c est pas bien grave : on a evite le chaos en votant MACRONESCUL !

Antoine

Choupinet est un grand diseur et un petit faiseur…

Paoli

Bravo Antoine vous avez tout dit mais j’ajoute un grand démolisseur et casseur de notre pays .

pacoya

« On veut des actes, pas des paroles ! » s’insurgent-ils”. Ils sont naifs ou ils le font exprès?

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