On préfère lire Zemmour que les salauds qui nous insultent

Ri7Zemmour tribunal antiraciste3« Une minorité d’empêcheurs de penser en rond semble paniquer la majorité de ceux qui occupent les canaux officiels de l’infosphère », notait André Bercoff, dans le dernier numéro de Valeurs actuelles (N°4115). On peut même parler de lynchage défensif de l’infosphère, si je me réfère à un article de Laurent Joffrin, fustigeant Michel Onfray, qu’il qualifiait d’« auxiliaire du lepénisme », après avoir affirmé sans honte que : « L’idée d’une « censure bien-pensante » est une invention. »
Tiens donc ? Dans ce cas, messieurs-dames des médias, et comme je l’ai déjà suggéré maintes fois, invitez les responsables de Riposte laïque, Boulevard Voltaire, Fdesouche, etc., à débattre sur un plateau de télévision avec leurs contradicteurs les plus acharnés qui, pour l’instant, hurlent d’une seule voix contre eux, sans risque d’être interrompus, puisqu’ils se sont fait un devoir d’étouffer la dissidence, malgré l’affirmation du contraire.
On dit que la presse et les médias constituent le quatrième pouvoir – après le législatif, l’exécutif et le judiciaire. Eh bien, il en est de ce pouvoir comme des autres : les opinions dissonantes n’y ont pas leur place, et ça ne date pas d’hier. Pouvoir qui s’est étendu jusque dans les écoles et les universités. Et dès lors qu’on habite le bon hémisphère politique, on peut tout dire, y compris le pire.
Souvenons-nous de Michel Foucault exaltant un certain Khomeyni – « ce personnage presque mythique »[1], écrivait-il – dans cet Iran au bord du gouffre. Après avoir été sur place, il proclamait, avec un don de voyance douteux si l’on regarde la suite des événements : « Khomeyni ne dit rien, rien d’autre que non – au chah, au régime, à la dépendance. » Mais l’ayatollah disait une autre vérité à ses fidèles, édulcorant prudemment son propos devant les médias occidentaux. On était déjà loin d’« un mouvement traversé par le souffle d’une religion qui parle moins de l’au-delà que de la transfiguration de ce monde- ci », avancé par Foucault. A défaut de transfiguration, la révolution d’Iran fut le signal du réveil de l’internationale islamique, avec les conséquences que l’on connaît. Pour ceux que ça intéresse, lisez l’ouvrage d’Isabelle Lalesart – Pas de voile pour Marianne ! –, qui raconte comment l’Iran a basculé dans une effroyable théocratie islamique.
Avant Foucault, il y avait eu Sartre. Dans sa biographie consacrée à Louis-Ferdinand Céline – Céline –, Yves Buin rappelle que le même Sartre l’a approché sous l’Occupation pour qu’il vienne voir ses pièces. Ce qui ne l’a pas empêché plus tard de réclamer publiquement sa tête. Ce à quoi Céline a magistralement répondu dans une lettre lapidaire, intitulée A l’agité du bocal.
Peu importe son passé, être un intellectuel ou politique de gauche c’est effacer l’ardoise, même quand elle est pleine. Mitterrand l’avait compris avant tout le monde !
Pourtant, malgré l’idée fausse que les intellectuels réactionnaires – comprenez : ceux qui se défient du mondialisme et ses conséquences – auraient aujourd’hui la part belle dans les médias, ils se font écharper au moindre écart. Par exemple, malmener une icône comme saint Sartre relève encore du blasphème. Onfray s’y est risqué et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a eu son compte : « Michel Onfray et le comble de la mauvaise foi »[2] (Médiapart) ; « Beauvoir : les pillages et les désinformations de Michel Onfray »[3] (Le Huffington Post) ; « Le coup bas intellectuel de Michel Onfray »[4] (Le Monde diplomatique), pour ne citer que ces trois. Il se serait fait Maurice Barrès, Onfray était célébré comme il se doit. Mais Jean-Paul, pas touche !
Oui, les penseurs de gauche règnent en maîtres et sans partage. Ils se posent en censeurs de tout ce qui s’écarte de la doctrine. L’historien Sylvain Gouguenheim en a fait les frais autrefois, avec son livre Aristote au Mont-Saint-Michel,  dont la maison d’édition n’a pas daigné me répondre quand je lui ai demandé pourquoi ce livre n’était plus réédité. Autocensure ?
Aujourd’hui, on félicite les auteurs qui pondent de mauvais livres, mais estampillés « Appellation d’origine gauchiste contrôlée », et l’on regarde avec mépris et véhémence d’excellents textes produits par des réacs, quand on ne les ignore pas totalement. Le roman de Saint-Louis, de Philippe de Villiers, est une exemplaire réussite littéraire, tant du point de vue du fond que de la forme. Hélas, il est presque passé sous silence quand d’autres viennent polluer les plateaux de leur prose mielleuse lorsqu’elle n’est pas juste nulle.
Plus encore que tous les autres, Eric Zemmour est la bête noire de ces bien-pensants revendiqués – voir la récente une de Libération : «Oui, on est « bien-pensants » et alors ? » Et, gloire suprême, tel Machiavel avant lui, son patronyme a fait naître un nom commun : la zemmourisation, définie comme un passéisme identitaire.
Libération, toujours, déclare à propos de ces réacs mal-pensants : « Ils sont les faux martyrs, les faux exclus, les faux parias, les faux dissidents et, au bout du compte, les faux prophètes. Soi-disant ostracisés, ils occupent les écrans, les studios, les tribunes des journaux, les unes des magazines, des devantures des libraires. Ils se disent pourchassés, mais on les voit partout. »[5]
L’affaire Nadine Morano, dont l’apothéose fut cette couverture abjecte de Charlie Hebdo, la grimant en « ver » trisomique dans les bras d’un De Gaulle qui eut effectivement une fille atteinte de cette anomalie génétique et qui se prénommait Anne – a montré à quel point la « réacosphère » régnait faiblement ! Dans le cas contraire, ce torchon intouchable aurait subi l’ire de tous les médias pour cette dégueulasserie.
L’omnipotence des médias de gauche est pour nous, la « populace », une double peine : nous subissons à la fois les coups des meutes protégées par ces prédicateurs bien-pensants, et à la fois l’opprobre pour oser crier notre douleur. Avouez qu’il y a de quoi avoir la haine qu’on nous reproche !
Alors oui, ceux qui ont un semblant d’affection pour nous, les authentiques détestés de la République émiettée par des années d’abandon, on les bichonne ! On préfère lire Zemmour et les autres qu’une bande de salauds qui se sucrent sur notre dos et nous insultent quotidiennement.
La France est à l’image de Palmyre : chaque jour, un de ses temples est détruit. Pour nous, ces voix portent au-delà des beuglements de ces internationaux-socialistes, adorateurs, semble-t-il, d’un Croissant aussi virulent qu’une svastika aux branches orientées à droite !
Charles Demassieux
[1] http://1libertaire.free.fr/MFoucault149.html
[2] http://blogs.mediapart.fr/blog/karim-sarroub/180212/michel-onfray-et-le-comble-de-la-mauvaise-foi
[3] http://www.huffingtonpost.fr/ingrid-galster/beauvoir-michel-onfray-polemique_b_2709362.html
[4] http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2012-01-11-Coup-bas-intellectuel
[5] http://www.liberation.fr/politiques/2015/10/04/stop-a-la-reac-academy_1397142
 

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2 Commentaires

  1. le FN n »existe que grâce aux politiques qui depuis 40 ans dirigent notre pays, et quand le dis dirigent je fais une grosse erreur, je devrais dire enfonce notre pays dans des profondeurs d’où il sera difficile de remonter.
    Mais si les vrais français se mettaient à réagir énergiquement, il serait encore temps de sauver la France.

  2. Moi je dis un grand merci à tous ces médias qui insultent constamment les électeurs du FN. Un grand merci car grâce à ces médias de plus en plus de gens votent pour le FN. Ils font le boulot à notre place! Un grand merci car de plus en plus de gens en ont marre de voir toujours la même désinformation qui tourne en boucle, marre de voir et de parler à longueur de journée des envahisseurs (migrants). Continuez ainsi car c’est grâce à vous si le FN accèdera au pouvoir.
    Ils ne se rendent pas compte de cela? Ils ne rencontrent pas les gens dans la rue? Ils ne savent pas ce qui se dit entre citoyens?
    A cause de leur discours toujours orienté, ils fabriquent de plus en plus de racistes potentiels!
    CONTINUEZ – CONTINUEZ – CONTINUEZ et MERCI.

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