Otages : le lynchage médiatique de Marine Le Pen sert la cause des islamistes !

On dira ce qu’on voudra des remarques formulées par Marine Le Pen lorsqu’elle a pris connaissance des premières images montrant les otages enfin libérés, il n’en reste pas moins que ces remarques demeurent dignes d’intérêt, pour peu qu’on réfléchisse aux raisons qui ont poussé ces hommes à garder aussi bien leur tenue d’incarcération que le silence devant les micros officiels tendus par le chef de l’Etat en personne. Islamisation des esprits ? Menace de leurs geôliers à leur encontre ? Représailles contre les détenus restants ? Gêne à l’idée d’avoir servi de monnaie d’échange ? Autre ?

S’interroger est un signe d’intelligence : le sot ne doute de rien ! Confier son étonnement à propos d’un fait politique, notamment lorsqu’on est une personnalité politique aimant son pays, est un devoir d’éclairage national.

Encore faut-il que la classe politique n’oublie pas que tous les Français sont dans le même bateau, et que Marine Le Pen fait partie de ces Français-là.

Ri7Marine MariannePrécisons que ce bateau ne peut rester à flot qu’en optant pour le rationnel, non en versant dans l’émotionnel. En conséquence, parler de « honte » ou d’« indécence » est hors-sujet, le sujet étant précisément de savoir si les propos de Marine Le Pen concernant les ex-otages sont fondés ou non.

Mais cela semble trop difficile pour notre classe dirigeante, qui ne veut surtout pas donner raison à quelque adversaire politique que ce soit, a fortiori s’il s’agit de Marine Le Pen : l’enjeu électoral prime !

Il prime tellement qu’il cache un enjeu géopolitique bien plus important, axé sur l’islamisme tel qu’il apparaît aujourd’hui dans sa phase guerrière.

Normalement, cette nouvelle donne devrait suffire à libérer toutes les langues, en particulier celles de nos intellectuels et de nos gouvernants. Et tant pis pour ceux que cela choquerait : quand on veut faire de la politique, on doit dépasser le qu’en-dira-t-on.

Or, c’est l’inverse qui se produit : face au péril islamiste, ou bien l’on devient la caisse de résonance d’un Pouvoir gagné par la dhimmitude, ou bien l’on se tait. Même François Hollande, en visite au Mali, ne parle pas ouvertement des « islamistes ».

Et pourtant, il faudra faire plus qu’en parler, à moins que la classe politique n’ait déjà accepté l’inacceptable, à savoir l’islamisation de toute l’Europe !

Maurice Vidal

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