Où es-tu, joie de vivre ?

Publié le 2 février 2021 - par - 12 commentaires - 597 vues
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5 choses à savoir sur une oeuvre d'art | 'Le Cri' d'Edvard Munch

J’ai cessé de vivre, m’a confié une amie au téléphone. J’ai horreur du reflet que me renvoie mon miroir. Ce n’est pas moi ! Ce n’est plus moi ! C’est un spectre qui m’a remplacée. Un vieux fantôme qui a perdu son chemin entre la réalité et la brume de l’espace infini de mes cogitations. Car je ne cesse de penser. Il faut penser. Il faut essayer d’imaginer un lendemain après l’horreur de la solitude, de la crainte de l’autre, cet autre qui pourrait causer mon mal, ma perte…

Je déraisonne. Je prie et mes prières me font couler des larmes. Une autre sorte de larmes… Pas celles de la tristesse, ni celles de l’émotion… mais bien des larmes de désarroi… des larmes qui ne tarissent pas puisque l’espoir n’est plus là pour les étancher.

Je dors mal la nuit. Je me retourne sans cesse dans mon lit. J’attends avec impatience le matin… le soleil, la lumière, le gazouillis de l’oiseau, cherchant inlassablement dans leur sein les bruits familiers d’un monde à son réveil. Ce monde n’est plus. C’est le silence complet. C’est le vide qui nous englobe et nous habite.

La lumière a quitté notre planète le jour où le Corona a fait son chemin dans nos cervelles, dans notre vie pour enfin nous l’ôter pas à pas, presque imperceptiblement.

Les solutions au mal sont-elles réelles ? Ou bien font-elles seulement partie d’un complot ourdi contre l’humanité ?

Je ne veux plus regarder la télévision avec l’immuabilité de ses news : le nombre d’infectés, le nombre de malades graves, le nombre de morts… Leitmotiv inlassable qui tambourine nos tempes, nous harcèle, nous forçant à nous replier, à nous courber… toujours rétrécir au point de disparaître… de n’être plus qu’un fantôme.

“Où est passée la femme que j’étais ?” ajouta-t-elle. Je n’ai plus envie de m’habiller, de me maquiller, de sourire à mon image. La crainte a pris possession de moi. Je ne peux plus serrer mes enfants dans mes bras. Caresser le doux visage de mon malheureux époux, mangé par le masque sanitaire.

“Je veux vivre”, crie mon âme. Je veux me vautrer dans l’herbe, rouler dedans comme une démente en riant aux éclats, et atterrir au bord de l’eau du lac, là où je pourrais laver à jamais toute trace de cette maudite période.

Dehors, pourtant, l’oiseau chante sur l’arbre, les nuages s’amoncellent dans un ciel tourmenté pour nous arroser de leur pluie rafraîchissante. Puis, les rayons du soleil les repoussent pour redonner la lumière à la terre et à nous les humains.

Demain ressemblera-t-il à aujourd’hui, sevré d’affection, de chaleur, d’embrassades, de rires et de joie ?

Demain, nous préviennent les maîtres de ce nouveau monde : “il faudra s’habituer à recevoir des vaccins, tous les six mois, si nous voulons encore vivre”…

Thérèse Zrihen-Dvir

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Notifiez de
Arman

C’est à ne plus rien comprendre, ils font exprès ou quoi?On nous dit que certains pays s’en sont sortis: Nouvelle Zélande, Thailande, Corée du Sud, Finlande, Chine…. Pourquoi les mêmes recettes ne sont-elles pas appliquées comme là où ça a marché? On se demande s’il n’y a pas une stratégie de démolir l’économie mondiale pensé par des illuminés, il y en a toujours eu dans l’Histoire, pour imposer un genre de dictature mondiale: gouvernement mondial dirigé par une oligarchie, car on peut penser que les petites et moyennes entreprises ne tiendront pas le coup en “travaillant” de la sorte .pendant des années. De grandes banques comme de grosses entreprises commencent déjà à dévisser et “dégraisser”.

Patapon

Demain sera ce que nous en ferons,chère Therese.Je vous recommande les vidéos de Jean Jacques Crevecoeur sur” Fulllifechannel” .Résistons avec les armes de la lumière,de la bienveillance,de la vérité.Nous ne sommes pas des zombies.Nous vaincrons.

Mimi

Gardons le moral…fuyons les trouillards….amenageons notre vie privée librement en évitant nous faire “choper” par la Gestapo.

Paoli

C’est vrai. Que nous prenons unCoup de vieux en ce moment ,et le miroir ne donne pas le moral …alors adoptons la méthode de la personne âgée de l’Elysees …ravalons notre façade …..ce ne sera guère plus moche …mais pas chichi pour nous et pas de bénéfices …..i

patphil

ils règnent par la peur, et ça marche

Rems

Allez un peu de joie ! dites lui que le covid est bidon, les tests aussi, les masques itou et les vaccins du grand guignol ! Chantez, dansez, amusez vous, buvez mangez, embrassez vous………Tout ça c’est du guignol. rions……..

Mimi

Et jhévite de frequenter ceux qui dépriment comme cet horrible article, cela fait quatre jours que nous continuons a fêtet la chandeleur avec crêpes et cidre avec copains(e) de 30 a 50 ans entre 14 et 18 heures, la vie continue, j’ai 80 ans failli mourir dans grave accident a 30 ans puis a 40 ans paralysie des Jambes et je ne crois pas a ce virus, je profite de la vie qui me reste, étant seule ma famille vivant a Nouméa en grande liberté, aucuns interdits.

Stéphanie D.

Vous ne pouvez certes guère éviter de porter une muselière dans certains endroits tant la répression et le montant des amendes sont élevés et vous ne pouvez pas non plus vous éviter la vue de tous les covidiots ayant tellement peur de leur propre ombre qu’ils en sont déjà morts (même si ils ne le savent pas encore!) mais rien ne vous empêche de vivre normalement en famille ou avec vos amis s’ils ne sont pas corano-convaincus.
Chez nous on vit, le plus normalement possible: pas de gel hydroalcoolique. Embrassade en famille et entre amis, café ou apéro chez les uns ou les autres (à défaut de bouffe au resto), pas de psychose mais une énorme appréciation des moments qu’on passes ensemble (ces petits choses qu’on faisait avant et auxquelles on ne prêtait même pas attention).

Stéphanie D.

Ça aide à supporter la bêtise ambiante je vous assure.
Et surtout, surtout, éviter au maximum de fréquenter les covidiots de votre entourage proche.
Bon courage et ne baissez pas les bras!

Bou

Oui bonne question! Où est passée la joie de vivre? On crève d’ennui

jeannot

“Dehors l’oiseau chante sur l’arbre” vous avez bien de la chance d’en entendre encore. Ici, (pas de calais) on n’en voit plus. J’ai pourtant un jardin avec des arbres. A part parfois, un corbeau, une pie. Quand aux criquets, sauterelles, papillons… ça fait bien longtemps qu’ils ont définitivement disparu. Que s’est il donc passé en à peine
40 ans !

Le Blob

@jeannot

J’ai de la chance d’être au bord d’une forêt que je connais comme ma poche. Elle est au bout du jardin et j’ai des tas d’oiseaux qui viennent nous chiner de la nourriture. Les papillons, nous en avons eu beaucoup plus que ces dernières années, et de différentes variétés. J’y pratique le déplacement furtif à la manière des unités de renseignement. Les règles sont simples: il ne faut pas se faire voir de quiconque. Très amusant quand des promeneurs passent à trois mètres de vous sans vous remarquer. Mon paradis verdoyant est dans le Pas de Calais.
Bien à vous.

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