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Où étaient les forces de l’ordre quand les voyous pillaient nos magasins ?

« Aucune cause ne justifie que les forces de l’ordre soient attaquées », avez-vous déclaré, M. le président de la République, depuis l’Argentine. Fort bien, mais avez-vous songé que vous ne seriez pas à votre place si les forces de l’ordre n’avaient pas été attaquées en 1789 et si Versailles n’avait pas été souillé pour renverser la monarchie et instaurer la République.

Les « Gilets jaunes » sont tombés dans l’embuscade tendue par le ministre de l’Intérieur, ils ne devaient en aucun cas se rassembler sur les « Champs-Élysées », c’était spectaculaire mais inutile.

Il ne faut pas qu’ils se trompent d’objectif.

Les commerçants, les grandes surfaces, les centres commerciaux ne sont pas leurs ennemis. Leurs ennemis, ce sont le président de la République, le gouvernement, les ministres, les députés qui ne les représentent plus mais sont aux ordres d’un parti.

Tout sera entrepris pour que leur objectif tout à fait légitime soit défiguré, ils ne tarderont pas à le constater dès les prochains sondages d’opinion : 75 % de la population les soutenaient et ce pourcentage diminuera dans les prochains jours.

C’est l’objectif du gouvernement et du chef de l’État.

Des bandes de voyous ont saccagé et pillé des boutiques rue de Rivoli, où étaient les forces de l’ordre ?

Des bandes de voyous ont saccagé et pillé des commerces avenue de la Grande Armée, où étaient les forces de l’ordre ?

Un peu partout dans les grandes villes, les voyous ont pu, en toute liberté et en toute impunité, détruire et piller, où étaient les forces de l’ordre ?

Occupées à repousser violemment des Gilets jaunes pacifiques manipulés par des casseurs professionnels, les mêmes qui apparaissent à chaque nouvelle manifestation, lors de chaque rassemblement, à Paris, à Marseille, à Toulouse, à Lyon, à Rennes, à Nantes et, à présent, même à Bordeaux, etc.

« Gilets jaunes », ne tombez pas dans de tels guets-apens destinés à vous décrédibiliser, à décrédibiliser vos revendications légitimes, ne vous laissez pas manipuler par des politiciens.

Vos actions régionales sont bien davantage gênantes et vos objectifs doivent être ciblés, ne vous égarez pas dans des manifestations, dans des rassemblements de masse qui, tôt ou tard, peuvent aboutir à un « clash ».

Nous l’avons payé assez cher le 26 mars 1962, rue d’Isly à Alger, pour en témoigner.

Tous les moyens seront envisagés pour vous provoquer, vous disperser, vous désunir et détourner la population qui vous soutient ouvertement.

Nous sommes à vos côtés dans vos régions, là ou vous vivez, pas à Paris, sur les « Champs ».

Vous obtiendrez satisfaction si vous persévérez dans des conditions identiques à celles qui ont marqué le début de votre mouvement. Comptez sur les réseaux sociaux, ils vous soutiennent, ils vous représentent. Prenez garde aux professionnels de la politique et à certains syndicats qui espèrent se relancer grâce à votre mouvement spontané.

Vous pouvez compter sur nous.

Manuel Gomez