Ou la France, ou le voile !

L’on reparle du voile, qu’il s’agirait désormais d’interdire à l’université.

Interdire le voile ? Et pourquoi donc, puisqu’on l’autorise dans la rue ? Et pourquoi maintenant, et non au début de son entrée dans l’enseignement supérieur ? Et comment l’interdire de fait, alors que l’on n’arrive même pas à interdire les voiles intégraux, infiniment moins nombreux ?

voiléedrapeauIl reste que le débat ouvert à ce sujet par le Rapport du Haut Conseil à l’Intégration est une bonne nouvelle pour ceux qui tiennent à défendre la laïcité. Car la laïcité est la première victime d’une tolérance irresponsable qui ne cesse d’accepter, depuis bientôt 25 ans, ce qu’elle avait le devoir d’interdire d’entrée de jeu : pas de voile, ni dans le monde scolaire et universitaire, ni dans le monde extérieur ! Bref, pas de voile en France !

Mais il fallait de la lucidité et du courage pour décider cela, et c’est bien ce qui manque encore et toujours, comme le prouve notamment la réaction bienpensante de Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur, qui entend s’opposer à cette interdiction sous prétexte qu’« étudier est un facteur d’émancipation » ! La belle affaire ! S’il suffisait d’étudier pour transcender le Transcendant, ce serait merveilleux ! Mais rien n’est moins vrai : on peut être intégriste et cultivé, comme le sont tous les Ben Laden de la Terre !

Jack Lang pensait, en son temps, qu’il ne fallait pas proscrire le voile à l’école parce qu’en se familiarisant avec les tenues vestimentaires des élèves françaises, les élèves musulmanes finiraient par l’enlever d’elles-mêmes, et, plus encore, troqueraient leur longue robe contre le jean ! On connaît la suite !

Faut-il rappeler à nos ministres qu’« islam » signifie « soumission », et que cette « soumission » est inconditionnelle, ce qui veut dire que lorsque Dieu commande, il n’y a pas à discuter ? Voilà pourquoi, n’en déplaise à Geneviève Fioraso, l’université ne peut « rester le lieu de rencontre de l’ensemble des cultures » qu’à la condition de se prémunir contre quiconque voudrait en faire un lieu d’expansion de l’islam. Or, jusqu’à preuve du contraire, les jeunes filles qui portent le voile œuvrent à cette expansion !

Quant au monde musulman, il est indigné, comme il se doit ! Lorsqu’une religion conquérante devient omniprésente par la grâce des autorités d’accueil, comment s’étonner qu’elle ne défende point ses exigences les plus fondamentales ? Ainsi Dalil Boubakeur voit dans la proposition d’interdiction du voile à l’université, « une nouvelle stigmatisation de l’islam ». De même,la représentante des étudiants musulmans de France s’insurge contre Emmanuel Valls, qui a jugé « digne d’intérêt » cette même proposition.

Mais l’expression d’Emmanuel Valls est un peu courte, d’autant plus que 78 % des Français attendent avec impatience cette interdiction – puisqu’on est en France !

En effet, que signifie ici « être en France » sinon « vivre à la française » ? Vit-on « à la française » en portant le voile ? Une « Française » peut-elle être « voilée » ? Que sont donc ces « Françaises voilées » qui habitent aujourd’hui les villes et les villages de France ? Sont-ce des « Françaises », ou des « voilées » ? J’aimerais que nos responsables politiques répondent clairement à ces questions.

J’aimerais aussi que soit organisé un référendum sur le port du voile, dont la question pourrait être : « La France doit-elle accepter le voile islamique sur son territoire ? Cela permettrait de voir comment les Français perçoivent les Françaises !

Mais l’on sait la réponse et les raisons de la réponse : si les Français ne veulent pas du voile islamique sur leur sol, c’est parce qu’ils ne veulent pas que s’implantent chez eux des valeurs contraires à leur culture. C’est aussi simple que cela.

Maurice Vidal

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