Oui, j’assume mon anti-gaullisme

« Pétain est à Vichy, de Gaulle à Londres, Darlan à Alger. À ce jeu de roulette, c’est le zéro qui sort : de Gaulle l’emporte, liquidant les uns et embastillant les autres. Le voici au pouvoir à Paris. Mais bientôt, pour une raison bizarre, il se vexe, boude, s’en va, et attend qu’on le rappelle! Il pensait qu’on le rappellerait dans l’escalier. L’escalier a duré douze  ans, mais, avec son goût immodéré pour la littérature, il ne l’a pas appelé « la descente de l’escalier » mais « la traversée du désert »… »

(Michel  Audiard (1)).

 

Il y a quelques jours, j’ai écrit un article sur la libération de Paris. Aussitôt j’ai reçu quelques volées de bois vert car, en France, il est toujours mal venu d’oser écorner le mythe gaulliste.

Une de mes lectrices m’a écrit : « Vous qui vous dîtes homme de droite, quand cesserez-vous votre anti-gaullisme primaire ? ». Jamais, chère madame ! Mais sachez que mon anti-gaullisme est primaire, secondaire et supérieur, et, comme je considère que le débat d’idées est plus constructif que l’invective, je vais donc tenter de vous expliquer pourquoi je n’adhère pas au culte du Veau d’Or (lequel  Veau d’Or traitait les Français de veaux, ce en quoi il n’avait pas tout à fait tort !).

Au moment des accords d’Évian, en 1962, de Gaulle déclarait à un de ses proches : « Non ! Je n’ai jamais cru à l’Algérie française. J’ai bluffé, j’ai toujours  bluffé, en juin 1940, à Churchill, à Giraud, aux Américains ». S’il était besoin, cette seule tirade résume toute l’ambiguïté du personnage : un menteur, un tricheur, un mégalomane pervers, un falsificateur dont les agissements ont contredit en permanence les paroles : tout ou presque est fallacieux dans la légende gaullienne.

Pour (tenter de) comprendre de Gaulle, il faut d’abord le lire, or beaucoup de ses adorateurs ne l’ont pas lu. Son  style est emphatique, pompeux, prétentieux. On y détecte sa mégalomanie, son hypertrophie du moi : l’homme est d’une suffisance hors du commun.

Déjà, à Saint-Cyr, ses condisciples l’avaient surnommé « le connétable », « le vidame » ou, à cause de son allure, « le dindon ». Il est vrai que ce grand dadais, affligé d’un énorme nez, de grandes oreilles, d’épaules « en cul de bouteille », n’était pas vraiment un adonis et n’avait pour lui que sa grande carcasse. Sans doute a-t-il été, dès sa jeunesse, complexé par son physique ingrat ; complexe d’infériorité qui s’est vite transformé en complexe de supériorité. Mais ceci n’excuse rien !

Les ouvrages parlants, en bien ou en mal, de celui qu’on surnommait  « le Grand Charles »,  ne manquent pas. Il en existe des milliers. Certains sont excellents, à commencer par la biographie, en quatre tomes, de Max Gallo (2). Mais il faut lire aussi « C’était de Gaulle » d’Alain Peyrefitte (3) pour découvrir qu’il n’avait que mépris pour les Noirs et les Arabes. À lire aussi, mais la liste n’est pas exhaustive : « De Gaulle et les communistes » de Henri-Christian Giraud (4) où l’on découvre ses capacités à s’allier avec le diable par antiaméricanisme. Le communisme et sa kyrielle de  millions de morts avaient en de Gaulle un allié de poids ! L’excellent « Pétain et de Gaulle » de Raymond Tournoux (5), qui décrit l’ambiguïté des rapports entre « l’homme du 18 juin » et celui qui fut son bienfaiteur et à qui il devait tout : le maréchal Pétain. « De Gaulle. La grandeur et le néant » de Dominique Venner (6), où l’auteur ne cache pas sa fascination pour le machiavélisme du personnage. Les mémoires de maître Tixier-Vignancour (7) sont également édifiantes. De même que celles du colonel Antoine Argoud (8) ; celui que de Gaulle fit enlever par ses barbouzes en Allemagne.

Dans un genre plus léger, on peut lire – bien qu’ils soient introuvables en librairie – les pamphlets d’André Figueras dont l’un des meilleurs est « Charles le dérisoire » (9). On ne peut, pour finir, passer sous silence un énorme pavé de Roger Holeindre : « L’homme qui faisait se battre les Français entre eux » (10). Ce gros travail fera grincer des dents tous les admirateurs de De Gaulle, mais les plus honnêtes y découvriront les nombreuses faces cachées  du personnage.

J’avoue, humblement, ne pas comprendre pourquoi, de nos jours, tout le monde se réclame du gaullisme. Certes beaucoup le font par clientélisme électoral mais je ne saisis pas pourquoi une belle intelligence, un type aussi cultivé qu’Éric Zemmour, de surcroît séfarade d’Algérie, donne dans le culte de celui qui fut « le plus grand commun diviseur des Français ».

Revisitons donc l’histoire – officielle et officieuse – du « père de la Résistance ». Comme cette histoire est longue, je la résumerai en deux articles pour la rendre moins fastidieuse à lire :

Charles de Gaulle est le fils d’Henri de Gaulle (1848-1932) et de Jeanne Maillot (1860-1940).

Il fait ses études chez les frères des écoles chrétiennes, puis chez les jésuites. La modestie n’est pas sa qualité première,  car il rédige, à 15 ans, un récit dans lequel il se décrit en « général de Gaulle  sauvant la France ».  Il entre à Saint-Cyr en 1908 avec un rang qui ne préjuge en rien un destin exceptionnel : 119e sur 221. Le major de sa promotion est un « pieds-noirs », le futur maréchal Juin.

À sa sortie de Saint-Cyr, en 1912, il est affecté au 33e  régiment d’infanterie à Arras et se retrouve sous les ordres du colonel Pétain.

Le début du mythe : « le héros de Verdun ».

La Grande Guerre éclate. Les quatre frères de Gaulle sont mobilisés comme officiers. Ils en reviendront tous bien vivants, en pleine forme et tous décorés.

 « (De Gaulle) est blessé le 10 mars 1915, à la main gauche, à Mesnil-Les-Hurlus… Il désobéit à ses supérieurs en ordonnant de tirer sur les tranchées ennemies. Cet acte lui vaut d’être relevé huit jours de ses fonctions… » C’est ce que nous raconte l’histoire officielle, et elle poursuit : « Le 2 mars 1916, son régiment est attaqué et anéanti par l’ennemi en défendant le village de Douaumont… Tentant alors une percée, il est obligé de sauter dans un trou d’obus pour se protéger, mais des Allemands le suivent et le blessent d’un coup de baïonnette à la cuisse gauche. Capturé, il est soigné et interné. Cette disparition au front lui vaut d’être cité à l’Ordre de l’armée… » Mais l’histoire, la  vraie, est assez différente de la légende : le 24 février 1916, le régiment où sert de Gaulle part pour Verdun. Jusque là, de Gaulle n’a pas connu la vraie guerre : les gaz, les matraquages d’artillerie, la solitude et la boue des tranchées  dévastées.

Le 1er mars 1916, le 33e RI  relève le 110e, qui combat depuis quatre jours dans les ruines du village de Douaumont. Le capitaine Destouches, qui passe son secteur à de Gaulle voit arriver un individu : «  Badine en main, gants beurre frais, l’air conquérant », lequel se permet de rabrouer vertement le lieutenant Pieuchot qui commande les mitrailleurs. Le lendemain à midi, de Gaulle était prisonnier. Ce fut rapide et assez peu glorieux, malgré une blessure (controversée) à la fesse.

Le témoignage du capitaine Destouches – qui n’a jamais été démenti et encore moins attaqué en diffamation – est édifiant. « Verdun, c’est l’enfer !  J’ai  beau (lui) dire, écrit-il, que depuis trois jours nous n’avons eu que des attaques, que nous n’avons pas un seul outil du génie, pas une pelle, pas une pioche, pas un centimètre de  barbelé. Il répond que ce secteur n’est pas organisé ». Il agonit ensuite de sottises le lieutenant Pieuchot  lequel lui répond : « Depuis trois jours, nous sommes sous un marmitage invraisemblable ; il n’y a pas un trou, pas une tranchée  et nous avons repoussé  quatre  attaques. Faites-en autant… ». De Gaulle aura-t-il l’occasion d’en faire autant ?

Vers 5 h du matin, un nouveau marmitage commence. Puis les Boches attaquent.

Le commandant Cordonnier, qui commande le 3e bataillon du 33e RI, lance ses hommes en contre-attaque, courant devant eux, il tombe, tué d’une balle en pleine tête.

Ses fantassins continuent à se battre quand… une serviette blanche brandie au bout d’un fusil  surgit de la position tenue par la compagnie du capitaine de Gaulle.

Dans « le nouveau Candide » du 21 avril 1966, le lieutenant Albrecht, qui commandait un groupe de lance-flammes allemand, témoigne : «  J’ai vu sortir un tissu blanc. J’ai ordonné le cessez-le-feu. Quelques hommes sont sortis… J’ai remarqué l’officier qui les commandait  tellement il était grand… Il paraissait hagard et chancelant. Il m’a remis lui-même son ceinturon et son arme… je l’ai fait emmener par un sergent et trois hommes … ».  Ce témoignage est corroboré par celui de M. Delpech, de Haute-Garonne, dans « Sud-Ouest » des 16 avril 1961 et  29 mars 1966.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là : le soldat Haverland, sous les bombardements, réussit à rejoindre le PC du régiment et déclare qu’il a cru voir tomber le grand capitaine commandant la 10e  compagnie. Le colonel Boudhors, chef de corps du 33e RI  en déduit que de Gaulle est mort en héros et demande pour lui une citation au général commandant la 2e  armée, celle de Verdun. Ce général, c’est le bienfaiteur de De Gaulle, le général Philippe Pétain. Ce dernier rédige une citation, à laquelle s’ajoute la Légion d’honneur: « Le capitaine de Gaulle a enlevé ses hommes dans un assaut furieux. Seule solution qu’il jugeait compatible avec son sentiment de l’honneur militaire… »

Il est possible que de Gaulle ait été légèrement blessé quelques heures après sa reddition. Le capitaine Richèbe, ancien du 33, déclare dans ses mémoires : « Je tiens de source sûre que sa blessure n’a été qu’une écorchure à la cuisse… ». Cette écorchure aurait été faite par un feldwebel qui chatouillait du bout de sa baïonnette l’arrière-train du prisonnier qu’il conduisait à l’arrière.

Voilà donc le capitaine Charles de Gaulle prisonnier. Il le restera 30 mois.

Il existe un autre témoignage sur la captivité de De Gaulle.  Il émane du général Perre, un de ses condisciples à Saint- Cyr (11) : « Les Boches faisaient l’honneur aux officiers qui s’étaient bien battus de leur rendre leur sabre pour certaines manifestations. Ils ne le rendirent pas à de Gaulle. Celui-ci leur réclama sèchement. Les Allemands refirent une enquête sur les conditions de sa reddition… Renseignements pris, ils ne rendirent pas son sabre au capitaine de Gaulle. »

« Un lamentable exil », c’est en ces termes qu’il décrira son triste sort à sa mère. Pour tromper l’ennui, il organise pour ses compagnons de captivité des exposés magistraux sur l’état de la guerre en cours. Il est libéré après l’armistice du 11 novembre 1918. De ces deux ans et demi de captivité, il garde un souvenir amer, estimant être « un soldat inutile qui n’a servi à rien ».

C’était la Grande Guerre. Est-on qualifié pour juger le courage des combattants de 14-18 ? Non, bien sûr ! Mais on peut s’indigner de la suite. Revenu en pleine forme de captivité, de Gaulle ne demanda jamais l’annulation de sa citation pour la Légion d’honneur à titre posthume. Il ne découragea pas non plus ses biographes qui décrivaient avec moult détails son héroïsme à Verdun.

Son dossier militaire devait bien porter mention de sa citation à titre posthume mais, revenu aux affaires en 1958, tout son dossier disparut, comme par enchantement, du ministère des armées.

Le « porte-plume » de Pétain.

Après la guerre, Charles de Gaulle poursuit sa carrière militaire sous la protection de Philippe Pétain. Début avril 1919, il est détaché auprès de l’armée polonaise. Il effectue dans le pays deux séjours très rapprochés (d’avril 1919 à mai 1920, et de juin 1920 à la fin janvier 1921).

Après la victoire de la Pologne, il rédige un rapport  sur l’armée polonaise. C’est déjà « un militaire de plume », il le restera toute sa vie !

Il est ensuite chargé de cours à Saint-Cyr, avant son admission à l’École de guerre en 1922. En conflit permanent avec ses supérieurs, il est mal noté mais bénéficie de la protection bienveillante du maréchal Pétain : en 1924, le Maréchal fit même rectifier les notes médiocres infligées à son protégé. En 1925, il est détaché à l’état-major du maréchal Pétain. Celui-ci l’impose comme conférencier à l’École de guerre et lui demande de préparer un ouvrage sur l’histoire du soldat. En 1927, il présente trois conférences intitulées : « L’action de guerre et le chef », « Du caractère », et enfin      « Du prestige »,  en présence du maréchal Pétain.

Promu chef de bataillon le 25 septembre 1927, après douze longues années dans le grade de capitaine, il part pour Trèves prendre le commandement du 19e  bataillon de chasseurs.

En novembre 1929, il est affecté à l’état-major des troupes du Levant à Beyrouth. Il y reste jusqu’en novembre 1931. Au cercle des officiers de Beyrouth, il donne des conférences sur l’armée française : le « militaire de plume » est aussi un bon orateur à défaut d’être un soldat.

Grâce à Pétain, il est affecté fin 1931 au secrétariat de la Défense nationale à Paris. C’est durant ces années, sous la protection de Pétain, que de Gaulle développe ses théories militaires.

Il publie « La discorde chez l’ennemi » (1924), « Le fil de l’épée » (1932), « Vers l’armée de métier » (1934) et enfin     « La France et son armée » (1938). Ce dernier livre, voulu dès 1925 par Pétain, et auquel de Gaulle se consacra pendant deux ans, ne fut pas retenu par le Maréchal qui, l’ayant remanié, confia le travail à un autre. De Gaulle en fut très contrarié mais, flagorneur, il dédia néanmoins au Maréchal son livre « Le Fil de l’épée ». Sa dédicace dit : « Rien ne montre mieux que votre gloire, quelle vertu l’action peut tirer des lumières de la pensée ».

En 1938, de Gaulle décida de publier, sous son seul nom, son texte et en avertit Pétain.

Le Maréchal le reçut chez lui et lui proposa une préface, préface que de Gaulle accepta et… ne reprit pas dans son livre. Cet incident est à l’origine d’une brouille définitive entre les deux hommes qui ne se reverront, brièvement,  qu’en juin 1940.

Le « visionnaire » sur l’utilisation des blindés et de l’aviation.

Dans son livre « Vers l’armée de métier », de Gaulle envisage la création d’une armée de professionnels aux côtés de la conscription. Il devient alors le défenseur – mais il n’est pas le seul –  de la création d’unités blindées autonomes non liées à l’infanterie. Cette idée rencontre  un écho favorable auprès de Paul Reynaud. À l’étranger, l’idée du général Estienne d’employer des blindés dans une « percée motorisée » suscite la plus grande attention. Mais, contrairement à ce qu’on raconte, « Vers l’armée de métier » n’a eu aucun succès en France et bien sûr, aucune influence sur Guderian, créateur de la force mécanique allemande. De plus, à l’encontre de son aîné le colonel Mayer, de Gaulle ne perçoit pas l’importance de l’aviation à laquelle il n’attribue qu’un rôle secondaire : « Les troupes recevront de l’aviation une aide précieuse quant à leur camouflage. Les fumées épandues du haut des airs cachent en quelques minutes de vastes surfaces du sol tandis que le bruit des machines volantes couvre celui des moteurs chenillés ». Il faudra attendre l’édition d’après-guerre pour voir rajouter la phrase : « Mais surtout en frappant à vue directe et profondément, l’aviation devient l’arme dont les effets foudroyants se combinent le mieux avec les vertus de rupture et d’exploitation de grandes unités mécaniques ».

Le visionnaire l’a été… après coup ! Ainsi s’écrit l’histoire !

La girouette politique.

Selon Christian Pineau « Le général avait reconnu qu’il avait été « Action Française » et qu’il s’était rallié à la République pour ne pas aller contre le sentiment des Français ». Pourtant, si la pensée de Maurras a marqué de Gaulle, il est aussi influencé par le socialisme de Pierre Leroux et de Bergson. Il a été formé par le colonel Mayer, israélite et socialisant. Il a fréquenté le « Club du Faubourg » (socialiste) et les mouvements non conformistes et socialistes des années 30.

En janvier 1934, de Gaulle publie une étude sur « la mobilisation économique à l’étranger », et il cite en exemple…l’Italie mussolinienne. De Gaulle fera l’apologie du livre « La réforme de l’État » d’André Tardieu et dira, plus tard, s’en être inspiré pour la constitution de la Ve République.

De fait, de Gaulle n’est pas un idéologue ; il semble ne pas avoir de convictions. C’est un ambitieux prêt à faire son miel de tout pour arriver à ses fins. Il fréquente des hommes politiques de différentes tendances, uniquement  pour se faire connaître. S’il voit beaucoup Paul Reynaud, il se rapproche également de Marcel Déat. De Gaulle rencontre Déat à plusieurs reprises grâce à un de ses proches, l’avocat Jean Auburtin. En 1935, il approuve le pacte franco-soviétique signé par Laval et Staline, « quelque horreur que nous ayons pour leur régime ». La vision politique de De Gaulle fait toujours abstraction des idéologies qui comptent peu pour lui : seul compte  son propre destin.

Il se dévoile d’ailleurs dans « Vers l’armée de métier ». Il ose, en effet,  écrire ceci : « Il faut qu’un maître apparaisse, indépendant dans ses jugements, irrécusable dans ses ordres, crédité par l’opinion. Serviteur du seul État, dépouillé de préjugés, dédaigneux des clientèles, commis enfermé dans sa tâche, pénétré de longs desseins, au fait des gens et des choses du ressort, faisant corps avec l’armée, dévoué à ceux qu’il commande, homme assez fort pour s’imposer, assez habile pour séduire, assez grand pour une grande œuvre… »  Cet appel à la figure du grand homme était déjà présente dans « Le fil de l’épée », où, dès 1932, il  écrit : « On ne fait rien de grand sans de grands hommes, et ceux-ci le sont pour l’avoir voulu. » Dans ce livre, il dresse le portrait de « l’ambitieux de haute stature qui n’est pas seulement un soldat » et il offre comme exemples Louvois et Carnot, « dictateurs de guerre ». On l’aura compris, dans sa mégalomanie, c’est bien sûr lui le grand homme.

En juillet 1937, le lieutenant-colonel de Gaulle est affecté au 507e régiment de chars de combat basé à Montigny-lès-Metz. C’est la rencontre concrète avec « son » outil ; celui dont il rêvait. Il est enfin nommé colonel le 25 décembre 1937. Lors de manœuvres, il tente d’imposer, contre le règlement, sa conception de l’usage des blindés, ce qui lui vaut l’hostilité de la hiérarchie militaire.

Un peu plus tard, ce sera la fameuse bataille de Montcornet. Un autre volet du mythe dont je vous parlerai dans mon prochain article.

Eric de Verdelhan

1) « Vive la France » de Michel Audiard ; Julliard ; 1973.

2) « De Gaulle »,  de Max Gallo ; Laffont ; 1998.

3) « C’était de Gaulle » d’Alain Peyrefitte ; Gallimard ;  1994.

4) « De Gaulle et les communistes » de Henri-Christian Giraud ; Albin Michel ; 1988.

5) « Pétain  et de Gaulle » de Raymond Tournoux ; Plon ; 1964.

6) « De Gaulle, la grandeur et le néant », de Dominique Venner ; DPF ; 2004.

7) « Des républiques, des justices et des hommes » de Tixier-Vignancour ; Albin Michel ; 1976.

8) « La décadence, l’imposture et la tragédie » du colonel Antoine Argoud ; Fayard ; 1974.

9) « Charles le dérisoire » d’André Figueras ; PAF ; 1967.

10) « L’homme qui faisait se battre les Français entre eux » de Roger Holeindre ; Chez l’auteur ; 2009.

11) Témoignage paru dans l’hebdomadaire « Minute » du 11 juin 1966.

 

 

 

 

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67 Commentaires

    • Moi aussi et vive De Gaulle comme on était heuraux il a donné la grandeur a la France, oui moi aussi j’ai lu beaucoup de livres, je n’ai pu lire l’article de Eric Verdelhan trop écoeurée avec des patriotes de ce genre ce n’est pas demain que la France sera sauvée.

  1. Eric, je ne te remercierai jamais assez pour cet article ; j’ai toujours senti que quelque chose sonnait creux, je n’ai d’ailleurs jamais lu de livre sur le personnage de GAULLE …

    Je vais tenter de me procurer le livre de Roger HOLEINDRE ; c’était un type qui avait un sacré caractère, pour avoir connu quelqu’un de ma génération qui le connaissait plutôt bien …

    ll faut cependant reconnaître à Charles de GAULLE qu’il avait tout à fait raison de ne pas « croire en l’Algérie française » !!

    Comme pour toute personne, il y a une part de vérité à prendre, quelque que soit la proportion de cette dernière … Même chez son pire ennemi !!

    • Bobby,
      Pour mieux comprendre qui était le « personnage » de Gaulle, je vous invite à lire soit les bouquins de Michel Tauriac, soit l’excellent « la vie quotidienne à l’Elysée sous de Gaulle » de Claude Dulong…

      • Lee and Colbert, tutoies-moi, je ne suis pas encore ministre !! mort de rires :-)))

        Mais je prends bien note de l’auteur Michel TAURIAC et aussi de Claude DULONG & son livre  » La vie quotidienne à l’Elysée sous de Gaulle  »

        Je viens de trouver le livre d’Alain PERREFITTE :  » C’était de Gaulle  » …

  2. Tout à fait d’accord ! Surtout avec le passage de votre article : « J’avoue, humblement, ne pas comprendre pourquoi, de nos jours, tout le monde se réclame du gaullisme. Certes beaucoup le font par clientélisme électoral mais je ne saisis pas pourquoi une belle intelligence, un type aussi cultivé qu’Éric Zemmour, de surcroît séfarade d’Algérie, donne dans le culte de celui qui fut « le plus grand commun diviseur des Français ». »

    • Eric Zemmour a compris qu’aux yeux des français, De Gaulle incarne l’image de la France de ces années là, des années fastes de reconstruction, plein emploi et prospérité économique. De Gaulle? La France fut son « fond de commerce » et son commerce (ses livres) sans fond. Il a reçu les moyens (le flouze) de rentrer dans l’histoire sans devoir affronter de grandes difficultés (comparativement aux nôtres).

  3. Sans Churchill, De Gaulle serait resté obscur. Il a bénéficié des Golden sixties pour établir son aura plutôt que d’en être l’artisan. Le style de sa littérature ennuyeuse est ampoulé et gonflé d’orgueil. C’est le peuple français travailleur et en pleine prospérité économique qui a construit la France d’alors et de Gaulle qui en a reçu le prestige. Enfin, pour quelqu’un qui n’aimait pas les noirs et les arabes, il a su soutenir ces derniers en ’67 contre Israël. Bref, un personnage controversé, peu glorieux, qui a su tirer parti de circonstances favorables. Les français ont ils vraiment la nostalgie de De Gaulle ou de la France des années fastes? That’s the question?

    • Oui Churchill a fait beaucoup pour de Gaulle… Churchill qui attendait une « pointure » politique de la IIIe, mais le personnel politique de la IIIe, hein bon…

      Et bien la pointure pour que la France continue d’exister après la catastrophe de 1940, ce fut de Gaulle.

  4. Permettez-moi d’ajouter le livre d’Eric Roussel « DeGaulle » intéressant,en particulier sur l’Algérie.
    Sur la création de division cuirassée le travail du futur général Doumenc,écrit avant l’armée de métier à peu près à la même époque que le général Estiene .
    Je respecte,et j’admire,ceux qui ont rejoint l’Angleterre en 1940-41 .
    Par contre,ancien de la 10eDP en AFN je deteste celui qui n’a jamais cessé de nous mentir.

    • @ Kanwake,
      Un autre livre qui pourrait vous intéresser par Manuel Gomez: De Gaulle sa face cachée. Je lisais tous ses articles quand j’allais encore sur Dreuz.

    • Pourriez-vous argumenter SVP. Ce serait moins emmerdant à lire. Merci.

    • Hugues la merde! Quand nous sommes emmerdé, c’est par de la merde bien sur!!

    • Hugues,
      J’assume moi aussi mon gaullisme, en défendant envers et contre tout le Général (et je reconnais que je peux être chiant avec ça), mais je me refuse d’insulter les partisans de Vichy ou de l’Algérie francaise, car ils ont une grande qualité à mes yeux…

      Ils sont patriotes.

    • GROSSIER PERSONNAGE, si comme beaucoup de ma génération vous aviez eu à souffrir des mensonges de cet homme vous seriez peut être plus poli, menteur hautain cruel voilà en partie ce qu’était cet homme

    • Bravo Hugues et je dis comme vous, article klinex et chasse d’eau.

  5. Je ne comprends pas cet anti gaullisme primaire qui fleurit un peu partout. A se demander si ce ne sont pas des gauchistes déguisés en patriotes qui se sont infiltrés dans le discours pour finir de détruire l’image de la France à travers de Gaulle. J’ai 70 ans et je considère pour l’avoir vécue que la période de Gaulle fut probablement la plus élevée et la plus heureuse de son histoire. Les gens méritant réussissaient, la dette n’existait pas parce que le pays était géré comme il fallait. Et si comme vous dites, de Gaulle ne pouvait pas blairer les noirs et les arabes, ce n’est pas moi qui le lui reprocherai. D’ailleurs, si les Français avaient tous cette même aversion, nous n’en serions pas là, à tout accepter à force de propagande télévisuelle.

    • Parlez-en de la gestion d après guerre!
      Et les milliards en aide financière et matérielles du plan Marshall vous en faites quoi?
      Les plus idiots de France auraient pu gérer le pays

      • L’aide a effectivement servi et n’a pas été gaspillée dans
        l’ensemble.
        C’était aussi l’intérêt des USA contre le communisme.
        Notons que le prêt américain a été intégralement remboursé.
        Pourrait-on en faire autant aujourd’hui?

      • Je pense qu’il n’y avait pas que des idiots juste après la guerre, malgré mon peu d’estime pour la IVe, on a quand même mis en route un programme atomique et su faire voler des avions à réaction dès 1946 (le SO 6000 Triton)…

    • Vous parlez de guauchiste deguisee en patriote, alors que c’est De Gaulle qui a mis Thorez et la mitte comme sinistre. Qui est qui a votre avis?

      • En effet, un général vainqueur qui prend comme ministre un déserteur devant l’ennemi faut le faire ! Général à titre temporaire qui eut dù se mettre aux ordres de son général en chef (Weygand) alors que n’étant plus secrétaire d’état, il y aurait sans doute eu une unité (brigade par exemple) à mettre sous ses ordres. De fait alors que l’armée se bat encore, il déserte (pour la bonne cause j’en conviens, oui, mais perçue comme tel après guerre).Notons aussi que contrairement à se qui est dit en général l’armistice n’est pas une capitulation !C’est une suspension des combats !…

      • Thorez oui, car il fallait mieux l’avoir dans le gouvernement plutôt que le laisser jouer les fiers à bras avec son électorat à 25 %…

        Par contre c’est Paul Ramadier, Pdt du conseil en janvier 1947, qui a nommé Mitterrand l’arsouille au gouvernement.

      • il a aussi laisse l education nationale aux mains de la gauche ainsi que les MJC il a donc recolte MAI 68 en pleine tronche d ou sa fuite, encore une a Baden Baden

    • « A se demander si ce ne sont pas des gauchistes déguisés en patriotes qui se sont infiltrés dans le discours pour finir de détruire l’image de la France à travers de Gaulle.  » Je ne crois pas !.Mais avec le recul du temps (qu’aurions nous fait, nous, à l’époque ?) il faut bien reconnaitre que le personnage, si grand soit il, avait, comme les autres, des parts d’ombre et ne mérite sans doute pas les éloges à postériori dont on l’a recouvert. Les historiens font remonter nombre d’informations qui n’étaient pas connues du temps des contemporains de DE GAULLE ou qui étaient savamment cachées.On ne bâti pas un monde, un pays sur des mensonges, un jour ou l’autre la vérité se fait jour !.

    • Libre à vous de considérer que De Gaulle fut un grand homme (ce qui est incontestable au plan physique). Mais il disait des français que c’étaient des veaux. Chacun est libre de penser ce qu’il veut. Bien entendu ceci ne vous concerne pas si vous n’êtes pas français.

      • En traitant les Français de veaux, il était encore bien gentil…

        • @ Lee and Colbert. Je trouve plutôt qu’il était arrogant et méprisant. Sur ce plan, Macron a bien appris la leçon.

  6. 72 ans après sa mort, laisser donc DE GAULLE reposé en paix. Que vous le vouliez ou non, DE GAULLE appartient à l’histoire comme Napoléon, Louis XIV et bien d’autres. Votre anti Gaullisme est bien désuet et tous les ouvrages que vous citez sont l’œuvre d’anti Gaullistes primaires.
    Je suis pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour.P.DAC

    • 52 ans vous vouliez dire… et quand on voit la dégringolade depuis…

  7. Bon. Pourquoi pas? Mais quand on compare le général à ses successeurs, quels que soient les défauts réels ou supposés du personnage, il n’y a pas photo. Au demeurant, à quoi bon exiger la perfection à un homme politique? On lui demande une vision, une stratégie et la prise en compte de l’intérêt général autant que faire se peut. En cela, de Gaulle reste irremplaçable. Le reste, on s’en fiche.

  8. Verdelhan !…
    (et dans un grand éclat de rire)

    Lâche la jambe du Monsieur !…

    Non, mais, ce n’est plus de l’amour… c’est de la rage.!…

    (En repassant, et …toujours comme ça, bien entendu).

  9. Le « je vous ai compris » à Alger ne s’adressait aux européens venus l’acclamer en 58 ! Par ailleurs, le soi-disant « grand chef d’état » (pour les gaullistes) est parti subrepticement à Baden-Baden pendant les manifs de 68, l’année suivante il ABANDONNE l’Elysée après la veste du référendum en 1969; impossible d’admirer un tel chef ! heureusement, je n’ai pas eu à défiler sur les champs Elysées pendant sa p(résidence.

    • Vous en connaissez beaucoup, vous, des chefs d’état qui respectent la volonté populaire ?

      Pour de Gaulle, la decision du souverain, le peuple donc, exprimé
      par le suffrage universel, était sans appel.

      Respect !

      • Sur cet aspect des choses, d’accord avec vous. Il a aussi su faire respecter la dignité de sa fonction. Il menait aussi, avec son épouse Yvonne, une vie plutôt simple et sobre, sans dépenses excessives contrairement à ses successeurs. Pour le reste je ne lui trouve pas un courage particulier ni un grand talent d’écrivain. Comme je l’ai dit, il a su bénéficier de circonstances plutôt favorables, d’abord planqué à Londres durant la WW2, et ensuite dans une Europe en plein boom économique. ça aide a rentrer favorablement dans l’histoire.

  10. Jeune Sergent dans l’armée de de Gaulle j’ai reçu 15 jours d’arrêt de rigueur pour ne pas avoir voulu aller a la messe donnée en son « honneur » a la Cathédrale de Chambery (Ville ou se trouvait le 13e Bataillon de Chasseurs Alpins). A 21 ans je détestais déjà, avec raisons, ce monstre.

    • Alors c’est à votre supérieur que vous devez faire des reproches, et pas au Gêneral !

  11. Je suis en parfait accord avec Gigobleu : sans Churchill de Gaulle ne serait rien.
    W. Churchill avait compris le caractère égoiste et ambitieux de Gaulle et il pensait
    le tenir en laisse. Il avait aussi compris que de Gaulle n´était pas un militaire mais un politique. Churchill n´avait personne d´autre parmi les francais à londres
    pour représenter la France. Les autres francais voulaient se battre et pas faire de la figuration.W.C. a écrit « la croix la plus lourde à porter pendant le conflit c´était la croix de lorraine ».

  12. Excellente documentation historique sur De Gaulle qui corrobore ma préférence à Raoul SALAN et aux généraux du putsch d’Alger !

    • En 62, l’intérêt de la France était d’arrêter les frais (le mot est faible) avec l’Algérie…

      Mais je peux comprendre le ressentiment des militaires et des Pieds-Noirs.

  13. Lire de Winston Churchill : « The second World War » Abridged Edition With an Epilogue
    on the Years 1945 to 1957.Résumé composé par Dennis Kelly.Au lieu de lire les conneries de Gaulle lire les mémoires de W.C. :
    The Gathering Storm (1919-1940)
    Their Finest Hour (1940)
    The Great Alliance (1941)
    The Hinge of Fate (1942-1943)
    Closing the Ring (1943-1944
    Triumph and Tragedy (1944-1945)
    Epilogue (1957) W.C. Prix Nobel de littérature en 1953

  14. « Le 1er mars 1916, le 33e RI relève le 110e, qui combat depuis quatre jours dans les ruines du village de Douaumont. Le capitaine Destouches, qui passe son secteur à de Gaulle voit arriver un individu : « Badine en main, gants beurre frais, l’air conquérant », lequel se permet de rabrouer vertement le lieutenant Pieuchot ». Je confirme pour avoir lu une lettre dans les archives du 110ème RI, d’un poilu de cette époque qui avait vu débouler le dit capitaine DE GAULLE dans sa tranchée. Devant les remontrances le poilu avait dit à un camarade » on verra bien comment il sera après un bombardement… » En d’autres termes s’il fera encore le malin !

    • Ça aussi, c’était De Gaulle ! Broché – 1 juillet 2004
      de GUY Forzy (Auteur) en complément mais à lire impérativement !

    • L’attitude hautaine, et même franchement pénible qu’il a gardé jusqu’en 1946 lui a joué des tours et lui a attiré bien des inimitiés et des rancœurs…

      Sa traversée du désert de 46 à 58 lui a certainement remis pas mal d’idées en place !

  15. « Ça aussi, c’était De Gaulle ! Broché – 1 juillet 2004 » Je recommande également pour se faire une idée précise du personnage qui vécut bien de la mythologie qu’il su créer à son égard. Il est vrai que les politiciens de ces époques étaient aussi « petits » que ceux de la notre ce qui laisse augurer de l’avenir !

    • Creuses ? C’est que vous n’avez rien compris au personnage…

      Tout chez de Gaulle allait dans le sens de l’élévation de l’esprit, de l’âme, du cœur, et par dessus tout : le service de la France !

      Mais je vous accorde que son style est plutôt déroutant…

      • Quelle profondeur? Quelle élévation de l’esprit? Quelle grandeur d’âme et de cœur? Des exemples (s’il y en a?)? Je ne vois chez lui que grandiloquence, platitudes creuses, effets de style sans aucune profondeur. Exemples: “La difficulté attire l’homme de caractère, car c’est en l’étreignant qu’il se réalise lui-même.” … Saint-Exupery a dit la même chose de façon bien plus percutante: « L’homme se mesure devant l’obstacle ». Mais revenons aux platitudes du Général:
        “Les choses capitales qui ont été dites à l’humanité ont toujours été des choses simples.” …
        “La fin de l’espoir est le commencement de la mort.” ???
        “La véritable école du Commandement est la culture générale.” ???
        “La guerre, c’est comme la chasse, sauf qu’à la guerre les lapins tirent.” ???
        Qu’est-ce que toutes ces platitudes vous enseignent? Moi, rien.

  16. C’est à cause de lui que notre famille politique a perdu la guerre avec nos amis allemands en 1944. Vive le MARÉCHAL.

    • @ Jambon CATHOLIQUE: Vous devriez rajouter « intégriste » à votre pseudo. En effet, avec votre raisonnement, on y perd son latin … Moi je suis bleu mais vous semblez être bien cuit?

    • Les allemands, après la branlée qu’on leur a mise en 1806, se sont jurés que ça ne recommencerait plus… ils ont tenu parole…

      Et l’attitude de bien des catholiques en 1940-44, surtout ceux qui ont cru en Pétain, est scandaleuse pour une raison bien simple : le nazisme était une idéologie raciste, criminelle et fondamentalement anti chrétienne !

      Il fallait donc la combattre sans peur, sans répit !

  17. De Gaulle bien sûr avait ses parts d’ombre, mais là ces articles relèvent du complexe d’Œdipe, le fils qui s’en prend au Père..

  18. Cher Eric,je suis totalement sur votre ligne concernant De Gaule, mais trouvez-moi un type parvenu au sommet de l’état qui ait tenu une posture rectiligne durant son parcours de vie !?
    Prenez Churchill pour qui j’ai pourtant une certaine admiration.., prenez Mitterant pour lequel je n’en ai pas.., et bien d’autres..
    L.J

  19. Un humain reste un humain avec ses chances, ses fails, ses opportunités, ses petites crottes planquées sous le tapis. Ce qui les différencient c’est que certains sont capables de claquer la porte, même avec l’espoir d’être rappelé, quand d’autres s’accrochent comme des tiques jusqu’à ce que la bête en crève. L’histoire n’est glorieuse que pas ses mensonges aux choix de chacun.

    • Churchill qui avait un vrai sens de l’humour et de l’auto dérision a dit: « Nous sommes tous des vers et moi je suis un vers luisant ».

  20. Oui « de gaule » (avec des lettres minuscules) n’a été qu’une pute surtout en Algérie !! il n’était grand que par la taille non par son cerveau !!!

    • Pourquoi teniez vous tant à l’Algérie ? En 62, l’époque du colonialisme de papa était fini ! Ce territoire nous a coûté des fortunes, cela a empêché la modernisation de la France qui n’a vraiment commencé qu’après l’indépendance…

      Et l’invasion actuelle est due à ses successeurs à l’Elysée !

      • pas du tout de gaulle a signe les accords d evian qui permettaient la libre circulation des algeriens donc l invasion merci a votre guide comme on l appelait!
        de gaulle assassin de l Algerie francaise
        et createur de la France algerienne l invasion suit de pres l independance

  21. Mettre Papon ministre, fallait oser!, il l’a fait.

    Il a crée l’Ecole Nationale D’administration, encore une belle découverte qui nous a fait morfler pendant des décennies et c’est loin d’être fini!

    Il a fait tout ce qu’il fallait pour nous emmerder même après sa mort!

    Il serait trop long ici pour décrire toute les conneries qu’il a faites!

    • Vous auriez sans doute préféré rester sous la botte allemande, ou sous les ordres des américains ?

      Aujourd’hui les allemands comme les ricains nous ch… dessus ! Et si il n’y avait qu’eux…

  22. Monsieur de Verdelhan,
    Je fais partie de ceux qui assumeront toujours leur gaullisme, par admiration pour ce que le Général a fait, et tenté de faire, pour la France.

    Croyez vous que c’est en se montrant humble effacé ou discret que l’on peut diriger son pays ? Orgueilleux de Gaulle ? Bien sûr qu’il l’était ! Mais certainement pas pour lui, mais pour la France ! Pour l’indépendance et la souveraineté de la France, qu’il mettait au dessus de tout !

    Tous ceux qui l’ont entouré et servi (civils et militaires) ont temoigné de ses qualités comme ses défauts, mais tout son être était tendu vers un seul but : servir la France !

    De Gaulle avait les préjugés de sa génération et de son milieu, mais il respectait les Africains qui le lui ont bien rendu… s’il les méprisait, pourquoi alors a t-il eu comme ministre Leopold Sendar Senghor, Houphouet Boigny ou madame Sid Carra, 1ere femme musulmane à être ministre ?

    Bien cordialement,

    Lee and Colbert

  23. de GAULLE n’est pas le héros sans peur et sans reproche présenté par les gaullistes mais par rapport à ceux qui l’ont succédé c’est un grand président car il donnait préséance à la France
    comme quoi au Royaume des aveugles les borgnes sont rois

  24. De Gaulle prétendait aimer la France, mais pas les Français. De plus, il a du sang sur les mains, celui des Français d’Algérie et des Harkis qu’il a laissé massacrer. Le Gaullisme? Une imposture. Ceux qui l’ensencent aujourd’hui oublient les années noires du Gaullisme, celles où le Général se conduisait en dictateur. Les barbouzes, le SAC, etc.

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