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Ouverture des archives sur la guerre d’Algérie

L’ouverture des archives concernant la période de la guerre d’Algérie (1954/1962) devrait nous éclairer sur certains sujets classés « Secret d’État » et, dès lors, réactiver les demandes de repentance des deux côtés de la Méditerranée.

Je serais particulièrement intéressé, et nos fidèles lecteurs également, si ces archives pouvaient nous informer sur la réalité de ce qui pourrait être « le plus grave et meurtrier attentat » qui aurait frappé la France depuis la Seconde Guerre mondiale : l’explosion du barrage de Malpasset, à Fréjus, dans le département du Var, à 21 h 13 le 2 décembre 1959.

 Un documentaire allemand, diffusé le mardi 22 janvier 2013 sur ARTE, intitulé « Le long chemin vers l’amitié » aurait dû faire l’effet d’une bombe et pourtant il est passé pratiquement inaperçu. Les médias nationaux (Presse et TV) se sont montrés particulièrement discrets et cela ne cesse de m’étonner depuis près d’une décennie.

Je me pose la question : comment, et pourquoi, un tel scoop n’a pas bénéficié de la diffusion médiatique qui aurait dû être la sienne ?

« La plus gigantesque catastrophe ayant eu lieu en France depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’explosion du barrage de Malpasset le 2 décembre 1959 à 21 h 13, avec le dramatique bilan de 423 morts et d’une région dévastée par l’immense vague de 40 mètres de hauteur, aurait été un attentat réalisé par le FLN. » 

C’est l’affirmation faite au cours de ce documentaire par des historiens et de hauts responsables des services secrets allemands.

Il était de notoriété publique que l’Allemagne de l’Est était l’un des principaux fournisseurs de matériels militaires et d’armes de guerre de l’ALN et du FLN, payés par le racket effectué sur tous les travailleurs immigrés œuvrant sur le sol européen et par l’argent récolté par les porteurs de valises communistes et d’extrême-gauche qui se disaient « Français ».

L’Allemagne de l’Est, communiste à l’époque et jusqu’en 1989, servait également de repaire à de nombreux nationalistes et terroristes algériens.

C’est ainsi que l’un des plus hauts responsables de la « Stasi » (services secrets de la RDA), Richard Krichman, avait été informé de nombreux attentats préparés pour frapper l’Algérie mais également la métropole française.

Notamment l’attentat programmé contre le barrage de Malpasset, à Fréjus (Var). Il informait à son tour les services secrets de l’Allemagne de l’Ouest sur le lieu et la date programmés pour cet attentat mais ces derniers prenaient la décision de ne pas avertir les services secrets français.

Pourquoi ? On pouvait alors se poser la question et l’on peut toujours se la poser aujourd’hui !

Actuellement, et depuis peu, les archives sont, paraît-il, consultables et il serait facile de vérifier la véracité, ou non, de ces déclarations publiques plus que troublantes.

On peut se montrer étonné également que depuis 1959, et après plus de soixante années d’une amitié sincère entre nos deux pays (France et Allemagne), les services de renseignements français n’en sachent, peut-être, toujours rien. (ou sont parfaitement informés mais gardent le silence par ordre !)

Si c’est le cas, à une époque où de nombreuses tensions existent entre l’Algérie et la France notamment sur le plan diplomatique mais également concernant l’immigration, le retour des clandestins et des OQTF, la délivrance des visas et les exigences de repentance (uniquement du côté des Algériens bien entendu !), ne serait-il pas du devoir d’un président de la République et d’un ministre des Affaires étrangères d’interroger les autorités allemandes et, si cette information se confirmait, de réclamer des comptes au gouvernement algérien, issu du FLN et de l’ALN responsables de cette catastrophe dramatique et meurtrière, et d’exiger, pour le moins à notre tour, une repentance parfaitement justifiée ?

Mais il est vrai qu’il y aurait tellement de sujets de repentance à exiger de l’Algérie qu’une de plus ne changerait pas le profil de nos relations !

  Manuel Gomez