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Oz ta Droite : l’impossible ménage à trois de Ménard

av marionLe 12 mai, Marion Marechal Le Pen était avec Philippe de Villiers et ce rapprochement effectif rend inaudible le mouvement « Oz ta droite » de Robert Menard et l’impossible ménage à 3 de Menard.
Décryptage des journées « Oz ta droite » à Béziers : Les propos de Robert Ménard, qui ont « blessé » Gilbert Collard et Marion Marechal Le Pen (qui ont quitté la salle avec bruit et fracas) font partie d’une stratégie politique du maire de Béziers (qui souhaite une investiture pour sa femme aux élections législatives). Ces propos ne sont pas un accident. Ils visent à rassurer ses alliés issus de l’ex RPR, de l’ex Ump, à l’image de Denis Tillinac, de l’ancien ministre de l’Agriculture du gouvernement Jacques Chirac, le Lorrain François Guillaume (député RPR, puis UMP de Lunéville de 1993 à 2007, qui a passé le flambeau à son suppléant Jacques Lamblin) et illustrent le numéro d’équilibriste de l’ami Robert Ménard (une sorte de Zavatta politique) pour draguer large, pour rassurer les amis issus du RPR, pour tenter d’entrer dans une recomposition politique dont il serait le centre.
Le clash de samedi était prévisible. Qu’y a-t-il de commun entre les chiraquiens Denis Tillinac, François Guillaume et Marion Marechal Le Pen ? Rien. Rien de rien aurait dit l’ancien député et officier de parachutiste Pierre Sergent s’il était encore de ce monde. François Guillaume n’aurait pas voulu de Marion comme commis de culture dans sa ferme de Ville-en-Vermois. Et Marion Marechal Le Pen considère l’ancien ministre de l’agriculture François Guillaume comme un dinosaure rescapé de la Chiraquie.
Or, pour que les idées politiques s’accordent, pour que les extrêmes puissent cohabiter, afin de réaliser une belle moisson électorale, il faut un minimum d’attirance entre les chefs de file, les chefs de clans.

Les stratèges du Front National se méfiaient du « Rendez-vous de Béziers ». L’ancien journaliste Robert Ménard critique fréquemment le programme économique du FN et son positionnement « ni droite ni gauche ». Il prétendait de surcroît réunir la « droite hors les murs », insatisfait par l’étatisme FN comme par les « européistes » des Républicains, pour peser sur la présidentielle.

Marion Maréchal-Le Pen, mandatée comme Gilbert Collard au nom du FN par Marine Le Pen, avait hésité à venir après l’annonce par Robert Ménard dans la semaine du lancement d’un « mouvement citoyen » intitulé « Oz ta droite! ». Interrogée par les médias nationaux, Marion a indiqué « ne pas regretter d’être venue… Si le FN n’était pas présent, des personnes mal intentionnées auraient dit : le FN ne veut pas discuter ». « Je suis pas là pour servir de caution au lancement d’un parti politique », a ajouté la benjamine du Palais Bourbon.

Interpellé par Gilbert Collard sur Twitter, Robert Ménard a encore justifié sa position à l’égard du FN, en minimisant l’incident. Quand la nouvelle du départ de la députée frontiste a commencé à circuler sur Twitter, l’édile biterrois a judicieusement minimisé l’incident, se fendant d’un tweet de remerciements à Marion Marechal Le Pen.

Si elle peut être le « pivot » d’une recomposition politique, Marion Marechal Le Pen se montre beaucoup plus complice (attirée ?) par le Vendéen Philippe de Villiers. Marion Maréchal-Le Pen et Philippe de Villiers se sont d’abord vus dans le plus grand secret, mais ne craignent plus de s’afficher en public, comme le 12 mai à Charvieu-Chavagneux. Marion et Philippe sont conscients qu’ils représentent, qu’ils incarnent, à eux deux, une frange importante, peut être une majorité future de l’électorat. Alors, entre un Ménard, qu’elle considère comme « caractériel », « imprévisible », Marion préfère les échanges et les apparitions publiques avec Philippe de Villiers.

Car Marion et Philippe ont compris que chez les Républicains, au FN, beaucoup de militants et de sympathisants s’identifient à leurs ambitions de transcender les clivages pour ressusciter une droite qui s’assume. La gauche frémit, la presse crie au loup. Pour l’heure, rien n’est visible. Mais dans l’ombre, les rapprochements ont commencé… Sans Ménard qui, du coup, voulait rattraper le « train en marche », créer le buzz, à l’image des collégiens turbulents écartés d’un groupe de copains dans la cour de récréation.

Pour mémoire, Robert Menard s’était lancé dans la vie politique à l’occasion des élections municipales de 2014, à l’issue desquelles il fut élu maire de Béziers avec le soutien du Front national, de Debout la République et du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers. La phrase de trop du samedi 28 mai de Robert Menard ne devrait pas permettre au même Menard d’accèder à la locomotive et « Oz ta droite » pourrait bien être un mouvement de plus à droite, sans rôle majeur dans l’avenir !

Francis GRUZELLE

Carte de Presse 55411

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