1

La Halde au secours des diseuses de bonne aventure

Notre bonne vieille HALDE va-telle encore frapper ? L’année dernière, le maire des Saintes-Maries-de-la-Mer dans les Bouches du Rhône, Roland Chassain (UMP) lassé de l’agressivité des diseuses de bonne aventure – j’en ai moins fait l’expérience, quand elles vous agrippent la main, il n’est pas toujours facile de se dégager – a pris un arrêté municipal pour interdire les pratiques divinatoires ou occultes sur la voie publique et demandé à ce que les forces de police le fasse respecter.
C’était sans compter la vigilance de l’association nationale des gens du voyage qui a porté plainte pour discrimination auprès de la HALDE. Discrimination contre les diseuses de bonnes aventures ? On attend de savoir quelle magnifique argumentation va nous livrer cette admirable institution.

Car un nouveau champs de discrimination s’ouvre à elle. J’ai lu dans de nombreux reportages que les multiples vols de métaux qui se sont multipliés depuis quelques années étaient souvent le fait de gens du voyage. Un certain nombre de trafics, vols de voitures défraient la chronique et débouchent malencontreusement également sur les caravanes de gens du voyage. Loin de moi l’idée de stigmatiser une population, attitude qui tomberait immédiatement sous le coup de la férule haldistique. Bien au contraire, je m’interroge à la suite de cette grave atteinte aux diseuses de bonne aventure, si de fait lutter contre les vols de métaux et autres trafics n’est pas une manière sournoise d’attaquer lâchement la communauté du voyage et de la priver de ses moyens de ressource. Une sorte de discrimination systémique comme aime à dire les spécialistes. C’est une grave question. Dans un rapport commis par le Conseil de l’Europe il y a quelques années sur les graves discriminations dont étaient victimes les Roms, l’expert* avait ainsi décrit les rapines commises par les enfants comme une aptitude particulière à la survie en zones urbaines et comme une forme d’adaptation.
Plus sérieusement, si la HALDE ou les pouvoirs publics avaient quelques actions à mener pour améliorer le sort des Roms, ce serait déjà d’interdire la mendicité et les formes dégradantes qu’adoptent ceux qui se figent dans des attitudes de prostration au milieu des rues parisiennes pour apitoyer les passants. Handicapés vrais ou simulés, sourds muets, femmes avec enfants, petits ou en âge d’être scolarisés, tous sont sous la coupe de chefs de clans qui les obligent à rester immobiles des heures entières et récupèrent l’argent ainsi gagné. J’ai récemment, au plus froid, de l’hiver obligé une femme, à genoux, complètement transie à regagner le métro au chaud contre une pièce de 2 euros.
Je n’aime pas la charité ni la complaisance. Il n’y aucune raison pour que l’on tolère qu’une catégorie de population soit autorisée au nom d’une culture particulière à exploiter les plus faibles , femmes vieillards enfants. Comme il n’y a aucune raison qu’une fraction de la population puisse considérer qu’elle tire ses moyens de subsistance d’actes répréhensibles. Il serait temps que ceux qui défendent les intérêts et les droits de la communauté du voyage fassent preuve de moins d’hypocrisie et de compassion et de plus d’égalité et de respect de la loi, sachant comme le disait Lacordaire « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit ». Donc, faisons appliquer la loi.
*N’en déplaise à la lectrice qui me reproche de ne pas citer les sources, je n’ai pas retrouvé dans les innombrables rapports du Conseil de l’Europe celui auquel je fais référence et que j’ai eu l’occasion d’examiner.
Gabrielle Desarbres
Sources : Le Parisien 24 février 2009




Mariage forcé entre Mahomet et Marianne : 1. Aucun avantage et beaucoup d'inconvénients

30 novembre 2006. Nicolas Sarkozy ; candidat à l’élection présidentielle mais encore ministre de l’Intérieur, était invité à l’émission de France 2 « A vous de juger ». Alain Duhamel évoque le sujet de l’immigration.
Extrait du dialogue :
« Alain Duhamel : La majorité de ceux qui arrivent maintenant sont de confession musulmane. Est-ce que vous pensez que pour contribuer à leur intégration, il faut que l’État, les municipalités, aident la religion musulmane à disposer de lieux de culte honorables et d’imams qui eux-mêmes justement, pour prendre votre exemple, parlent aux Français ? »
Nicolas Sarkozy : Oui.
Alain Duhamel : Si vous êtes président c’est ce que vous ferez ?
Nicolas Sarkozy : Je m’en explique. La France est multiple, la France est diverse. Que cela plaise ou non, la deuxième religion de France c’est l’islam. Je veux un islam DE France et je ne souhaite pas un islam EN France. Je demande donc la francisation de l’islam pour le rendre compatible avec les règles de la République. J’ajoute un mot très important : je veux qu’on débarrasse l’islam de France de l’argent de l’étranger. Et je souhaite que les imams en France soient des imams qui parlent français et qui respectent nos valeurs.
Alain Duhamel : Et pour vous, sincèrement, parce que c’est une question que beaucoup de gens se posent, et ils ont le droit de se poser ce genre de question, laïcité et religion musulmane, il n’y a aucune incompatibilité ?
Nicolas Sarkozy : Écoutez… ou alors s’il y avait une incompatibilité, comme il y a 5 à 6 millions de nos compatriotes qui sont de culture musulmane, s’il y avait une incompatibilité il faudrait les rejeter à la mer ?
Alain Duhamel : Non mais c’est pas ma réponse qui est intéressante, c’est la vôtre. Le candidat à la présidence, c’est vous.
Nicolas Sarkozy : Mais parfois il arrive qu’on réponde à une question par une question. C’est une réalité. La laïcité c’est quoi, monsieur Duhamel, réfléchissons un instant. La laïcité c’est la séparation de l’Eglise et de l’Etat, cette séparation doit être absolue. Et puis deuxième chose, c’est le droit pour chacun de croire ou de ne pas croire. Et pour ceux qui croient, il n’y a aucune raison que certains puissent croire dans une religion et d’autres pas. Je parle des grandes religions révélées. Je veux être ferme, monsieur Duhamel, mais je me dois d’être juste. Et être juste, c’est que chaque famille, qu’elle soit catholique, chrétienne, juive, musulmane, puisse suivre sa foi et la transmettre à ses enfants. Et le ministre de l’Intérieur que je suis vous dit que les problèmes que nous avons, c’est pas dans les mosquées officielles, c’est dans les caves et les garages. Une identité humiliée, c’est une identité radicalisée. »
(fin de citation)

Pour Sarkozy, on est obligé de faire avec l’islam

Au vu de l’actualité, on peut douter du fait que les « mosquées officielles » ne poseraient pas de « problèmes » ou sur le fait de l’« islam de France » soit une réussite. Mais ce qui est intéressant dans ce dialogue, ce sont deux réactions un peu surprenantes de la part du futur président de la République.
« Que cela plaise ou non, la deuxième religion de France c’est l’islam. » Nicolas Sarkozy prend ainsi acte que la présence de l’islam peut déplaire en France, mais qu’il faut bien faire avec. Et lorsque Alain Duhamel lui pose la question de la compatibilité entre laïcité et religion musulmane, Nicolas Sarkozy ne répond pas du tout à la question posée, ni dans sa première répartie, ni suite à la relance du journaliste. Sa réaction immédiate est de temporisée par un « écoutez… » qui montre une hésitation, puis elle se traduit la technique de répondre à une question par une autre question : « S’il y avait une incompatibilité, comme il y a 5 à 6 millions de nos compatriotes qui sont de culture musulmane, s’il y avait une incompatibilité il faudrait les rejeter à la mer ? »
Quand j’avais entendu cette phrase en direct, j’ai bondi de mon fauteuil. Même pour l’écarter – et même pas de manière explicite -, comment un candidat à la présidence de la République pouvait évoquer une hypothèse aussi barbare que de rejeter 5 à 6 millions de personnes à la mer ? Sur le coup, j’ai pris cette déclaration comme un appel du pied aux électeurs du Front National.
Mais après réflexion, je pense que Nicolas Sarkozy venait de faire un constat fondamental et pourtant très évident : l’islam s’est développé en France et s’impose désormais aux Français suite à l’immigration massive de personnes issues de pays musulmans. Ce n’est pas l’islam en soi qui importe, mais le fait d’assurer l’intégration de millions de personnes que Nicolas Sarkozy suppose toutes de confession musulmane. Le ministre de l’Intérieur ne dit pas que laïcité et islam sont compatibles – et il sous-entend même le contraire -, mais il compte sur « la francisation de l’islam pour le rendre compatible avec les règles de la République ».
Il entame même le couplet multiculturel : « La France est multiple, la France est diverse ». Plus tard, une fois élu, il parlera même de « France multiethnique ». C’est le même refrain que celui qu’on entend chez la plupart des politiciens de gauche ou de droite. Jacques Chirac parlait de « dialogue des civilisations », SOS Racisme de « métissage culturel », Caroline Fourest trouvait des vertus laïques au Coran et décrivait un Mahomet féministe, et tout le monde médiatique reprenait en chœur le catéchisme de l’« enrichissement mutuel ».

L’islam n’a rien apporté à la France et à l’Europe

Mais curieusement, aucun de ces prosélytes du multiculturalisme n’a jamais dit en quoi l’islam aurait enrichi la France et les Français !
Tout au contraire, l’islam – ou du moins sa partie visible : les revendications islamiques d’une partie des musulmans de France – ne cesse de faire débat en France, et pose de nombreux problèmes à nos concitoyens. Affaires du voile, chantage aux élus pour financement public de lieux de cultes, rapport Obin sur les exigences d’« accommodements raisonnables » dans nos écoles, rapport Denécé sur les mêmes exigences dans les entreprises, cantines hallal, etc., la liste est longue depuis 20 ans ! Qui plus est, l’islam est perçu non pas comme un enrichissement à la culture française, mais comme une régression quant aux droits des femmes, à l’intégration ou à l’assimilation des immigrés et de leurs enfants, aux valeurs de laïcité, et plus généralement à la lutte pluri-séculière contre l’obscurantisme.
Non seulement l’islam n’a rien apporté de positif à la France et aux Français suite aux récentes vagues d’immigration musulmane, mais également par le passé. Comme l’a très bien montré Sylvain Gouguenheim dans son ouvrage « Aristote au mont Saint-Michel », et même si l’on peut discuter sa thèse sur la transmission des savoirs antiques, il n’y a strictement aucune « racine musulmane » dans la culture française contrairement à ce que prétendait Jacques Chirac : aucun concept ni aucune technique ni aucun art spécifiquement islamique n’a pris souche en Occident depuis 14 siècles.
L’Histoire prouve également cette imperméabilité réciproque. Après le Moyen-Age, l’Occident allait donner lieu aux sciences modernes, puis à la Renaissance, puis aux Lumières, grâce à cette alchimie progressiste entre philosophie grecque, droit romain et humanisme chrétien. L’islam restait quant à lui prisonnier du Coran, des haddiths et de la charia, et a toujours été à l’écart de la construction du monde occidental. De nos jours, il n’est pas besoin d’avoir lu « Aristote au Mont Saint-Michel » ou le Coran pour constater cette opposition fondamentale et reconnaître les arbres à leurs fruits.
Le constat de l’absence d’apport de l’islam à l’Occident n’est pas la négation que l’islam soit porteur de ses valeurs intrinsèques, et qu’il obéisse à sa propre logique. Il ne s’agit pas de hiérarchiser les peuples ou les cultures, mais de constater que l’islam contredit par sa charia et ses dogmes les valeurs occidentales, ne serait-ce que par l’absence de distinction entre le politique et le religieux qui caractérise peu ou prou toutes les sociétés européennes. La volonté hégémonique de l’islam est également contraire à notre libre arbitre, et son statut de la femme contraire à nos droits de l’Homme. C’est donc à cause ses valeurs et sa logique que l’islam n’a pas pu contribuer à la construction du monde occidental, et ne le pourra jamais. Mais tout naturellement, libre à eux si des musulmans veulent adhérer à ces valeurs. A condition qu’ils n’y contraignent ni leurs proches, ni les Français. Hélas, l’actualité nous prouve que ce n’est pas le cas, depuis les filles brimées dans les cités jusqu’aux exigences d’« accommodements raisonnables » et ostentatoires.

Les musulmans sont intégrables… malgré l’islam

Tout cela ne veut aucunement dire que les personnes issues de l’immigration musulmane ne soit ni intégrables, ni assimilables en France, ni qu’elles apportent leurs propres compétences et qualités non islamiques. Nous en avons de nombreux contre-exemples, dans nos entreprises, nos écoles, nos associations, et même au conseil des ministres. Mais ces personnes qui ont pris l’ascenseur social ne l’ont jamais fait grâce à l’islam. Ils se sont intégrés, assimilés, « francisés » malgré l’islam, et bien souvent contre lui.
Quant à ceux qui se plaignent de racisme ou d’« islamophobie » à cause de discriminations, se rendent-ils compte qu’un entrepreneur, qu’un bailleur, qu’un maire ou qu’un commerçant n’a pas à « intégrer » l’islam chez lui, que l’islam ne lui apporte strictement rien, sinon des risques de se voir imposer des voiles islamiques, des aménagements d’horaire pour la prière et le ramadan, des cantines hallal, et de subir le prosélytisme au sein même de son affaire ? Tous les recours à la Halde ou au Mrap ne changent strictement rien à ces craintes, et tout au contraire les renforcent.
On compare souvent ces immigrés d’origine musulmane à leurs prédécesseurs, italiens, polonais, portugais, etc., avec le discours selon lequel la France a toujours été « métissée » et s’est enrichie d’apports étrangers. C’est oublier l’Histoire commune des peuples européens, où les mêmes valeurs intellectuelles et culturelles étaient peu ou prou partagées. La Renaissance nous vient d’Italie, avec ce mariage entre l’art et la science. Les Portugais se sont intégrés à la fois par l’école de la République et par le biais des paroisses. Frédéric Chopin était le fils d’un Français de Lorraine et d’une comtesse polonaise, et on parlait français tant à la cour de Varsovie qu’à l’université de Coimbra.
On constate d’ailleurs que les difficultés d’intégration de la religion musulmane ne sont pas propres à la France. On retrouve les mêmes problèmes dans d’autres pays occidentaux qui n’ont ni notre laïcité, ni notre politique d’assimilation. L’actualité nous prouve que les exigences d’« accommodements raisonnables », les voiles, les mosquées et le hallal contrarient également les autochtones aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne, en Suisse, en Espagne, en Norvège, en Italie, au Québec ou en Australie.
Cela démontre que les problèmes liés à la présence d’une forte minorité musulmane ne sont pas spécifiques au cas franco-français, ce qui rend erronées toutes sortes d’explications fumeuses du genre « Indigènes de la République », « apartheid social » ou nécessité d’une « laïcité positive » :
– L’Allemagne ou le Canada n’ont jamais colonisé de pays musulmans et n’ont aucun contentieux « post-colonial ». A contrario, la France a colonisé l’Indochine, et on n’a vu aucun bouddhiste vietnamien prier dans une rue de Paris pour exiger le financement public d’un temple.
– Les immigrés italiens et espagnols ont vécu dans des bidonvilles et des conditions sociales bien pires que nos actuelles cités de banlieue. Ont-ils mis à feu à des écoles pour autant ? Les plus catholiques d’entre eux ont-ils contesté l’enseignement laïque ? Leurs enfants ont-ils eu besoin d’un Yazid Sabeg et d’une Fadela Amara pour réussir des carrières politiques ou professionnelles ?
– Qui a demandé un moratoire sur la loi de 1905 ? L’Union Bouddhiste de France ? L’Eglise catholique ? Le Consistoire de Paris ? La Fédération Protestante ? Non. Le CFCM, et uniquement lui. Qu’est-ce qui a provoqué la nécessité d’une loi sur la laïcité à l’école ? Les kippas, les petites croix ou les hijjabs ?
– Quand la Mairie de Paris réalise une brochure pour sensibiliser aux mariages forcés, elle met en garde les jeunes filles contre les vacances dans les pays d’origine et les mariages religieux sans mariage civil. Elle se garde de nommer les pays et les religions en cause. Mais quand elle donne une liste d’association partenaires, on n’en trouve aucune qui concerne des communautés issues de pays bouddhistes ou chrétiens. Uniquement de pays musulmans. Quand elle donne des témoignages de filles mariées contre leur gré, c’est uniquement des prénoms musulmans.
– Quand une école hôtelière autrichienne reçoit des plaintes parce les élèves doivent apprendre à préparer tous les plats traditionnels, y compris ceux comportant du porc et de l’alcool, au nom de quels interdits religieux est-elle accusée de « scandale politique et démocratique » (sic !) ? Uniquement ceux de l’islam. Et qui exige des repas spécifiques dans les écoles de la République française ?
Et nous pouvons multiplier les exemples partout en Europe et en Occident. L’islam n’y apporte que des revendications spécifiques alors que les autres religions ne demandent rien ou presque, et l’islam n’y a apporté strictement aucun « enrichissement » en échange.
Dans les prochains articles, nous verrons que nos gouvernants et élus, en France et en Europe, ont tenté de réaliser un mariage forcé de leurs populations avec l’islam, en dépit de toutes les évidences que nous avons évoquées. Cette tentative de viol de l’identité de leurs propres peuples a été appuyée par des campagnes médiatiques mensongères et la répression des récalcitrants. Mais l’agression a provoqué une saine réaction populaire, inverse de celle qui était souhaitée, tout en mettant encore plus en péril la paix civile. Pour éviter le pire, il est urgent d’en tirer les conclusions et d’envisager des solutions différentes et réalistes, avant qu’il ne soit trop tard.
(à suivre)
Roger Heurtebise




En Guadeloupe, que veulent vraiment le LKP et Elie Domota ?

Après presque six semaines de paralysie, le préfet de la Guadeloupe, Nicolas Desforges a solennellement appelé à la fin de la grève générale en Guadeloupe dès lundi, considérant que « l’essentiel » des revendications du collectif intersyndical LKP était « acquis », notamment la plus « emblématique » portant sur la hausse de 200 euros des bas salaires. Il a réclamé que la rentrée des classes ait lieu « normalement » lundi.
Outre l’accord salarial, il a assuré que plusieurs autres revendications importantes étaient satisfaites, comme la baisse des prix de l’essence et de cent produits de base. Bien que le MEDEF local n’ait pas signé l’accord, il n’en demeure pas moins que beaucoup d’avancées ont été acquises et d’ailleurs de plus en plus de commerces lèvent leurs rideaux un peu partout dans l’île. Toutes les stations service sont désormais ouvertes.

Mais cette déclaration n’a pas été du goût du LKP. Pour qui il se prend ce préfet ? La Guadeloupe, c’est pas ta lui… Déjà que Yves Jégo s’était cru autorisé à quitter la Guadeloupe sans demander l’autorisation de Domota. De quoi je me mêle ? Très sérieusement, Elie Domota a qualifié de « tout-à-fait cavalier et irrespectueux » l’appel du préfet. C’est vrai que le représentant de la République, qui ose déclarer qu’il faut reprendre le travail, est bien irrespectueux. D’ailleurs, le journal gratuit Vingt Minutes trouve même qu’il s’agit d’une « provocation du Préfet ». Ben voyons !
Le LKP exige maintenant que le gouvernement s’engage, en signant un protocole d’accord, annonce que les délégations du LKP iront faire pression dans chaque entreprise pour qu’elle signe l’accord. Quand on sait comment les entreprises ont été sommées de baisser les rideaux, on peut craindre que se développent dans l’île des méthodes qui n’ont rien à voir ni avec l’Etat de droit ni avec la démocratie.
Il reste maintenant de connaître quels sont les vrais objectifs du LKP. Veut-il négocier et que tout le monde se remette au travail, en espérant en particulier que les touristes qui font vivre bon nombre d’emplois vont avoir envie de revenir si l’on veut que cette base de l’économie de l’île reprenne un peu de vigueur. Ou bien veut-il en déclenchant un mouvement jusqu’au-boutiste pousser vers la violence, pour finalement accéder à l’indépendance comme seule solution ?
Il faudra également qu’il s’explique sur les pressions violentes pour faire fermer les magasins, sur ses déclarations xénophobes ou de « pays » contre les Blancs, les métros, les Békés. Il ne suffit pas de rejeter d’un revers de main les accusations de racisme, il faudra s’en expliquer car les langues des journalistes commencent à se délier comme en a témoigné le correspondant de France Inter et d’autres correspondants étrangers. Visiblement, la liberté d’expression n’est pas leur tasse de thé.
Invitée par France Culture pour l’émission « du Grain à moudre », jeudi dernier, j’ai été surprise d’entendre Louis-Georges Tin, représentant le CRAN, en réponse à Ivan Rioufol, justifier les violences commises en Guadeloupe par le ressentiment qu’ont les Guadeloupéens en raison de l’injustice, du chômage, du racisme, du mépris qu’ils subissent. A ce compte là, qui n’est pas légitime à recourir à la violence ? Ces assertions me semblent très graves car elles servent à justifier l’injustifiable en Guadeloupe mais aussi à tous ceux qui voudraient importer les revendications et les méthodes du LKP en métropole. (Je fais bien attention à ne pas dire en France pour ne pas me faire flinguer). Or, l’injustifiable s’est produit avec l’assassinat du syndicaliste CGT Jacques Bino, tué par balle dans la nuit du 17 au 18 février à Pointe-à-Pitre.
Je dois saluer la rapidité des investigations dont je doutais dans mon article la semaine dernière, en raison des circonstances. Mais comme le procureur l’avait suggéré, le présumé coupable aurait pris la voiture de la victime pour un véhicule de police banalisé et a tiré délibérément sur Jacques Bino, le prenant pour un policier. Je n’ai pas encore entendu de déclarations du LKP après l’arrestation de Ruddy Alexis, 35 ans, mis en examen samedi soir pour meurtre et tentative de meurtre et écroué dans le cadre de l’enquête sur la mort. Juste après le meurtre, Elie Domota avait laissé entendre que ce pourrait être le fait d’un béké. Que va-t-il dire maintenant. Pas responsable d’une tragique erreur ? Parce que l’on peut de sang-froid tuer un policier ? Le LKP doit répondre de cette mort qui est passé presque sous silence comme un banal fait divers.
Il y a quelque chose d’extrêmement inquiétant de continuer à tout exiger de l’Etat français, en l’accusant de tous les maux et de considérer comme légitime de tirer sur les forces de l’ordre.
Pour conclure, je conseille la lecture dans le Monde du samedi 28 février de l’interview de Daniel Maximin, poète et romancier guadeloupéen qui est beaucoup plus intéressant que le suggère le titre. Il rappelle notamment qu’au XIXe siècle, la bourgeoisie noire du Sud de l’Amérique envoyait ses enfants étudier en France et saluer Alexandre Dumas. Plus tard, les poètes noirs américains fuyant la ségrégation sont venus à Paris y rencontrant Aimé Césaire, Léopold Senghor. Ce fut d’ailleurs le cas de Joséphine Baker qui découvrit que dans le France de l’entre deux guerres personne ne lui refusait l’entrée dans un grand restaurant contrairement à New York.
Daniel Maximin reproche à la France de refuser de reconnaître le métissage. Je ne partage pas cette idée car en France, comme le rappelle d’ailleurs Max Gallo dans le Point de cette semaine, ce qui est fondateur c’est le principe d’égalité. Ce principe d’égalité est tellement fort qu’il ignore les différences au point d’oublier qu’Alexandre Dumas était noir. La divergence avec Daniel Maximin ne doit pas être insurmontable d’ailleurs car il déclare, à juste titre, qu’« il n’existe pas de communauté noire, ni en France, ni en Afrique, ni d’ailleurs pas plus que la communauté blanche ou jaune. Et cela n’empêche pas la solidarité. Il ajoute « Le communautarisme est à l’égal du racisme, un crime contre l ‘humanité, celui qui a nourri au XXe siècle tant de massacres entre cousins de même couleur, du nazisme au Biafra, du Cambodge au Rwanda. ».
Voilà qui devrait réfléchir tous ceux qui comme le CRAN veulent instrumentaliser la couleur de peau et instiller le poison du communautarisme.
Gabrielle Desarbres




Viande hallal pour tout le monde, à Rozay-en-Brie (77) !

Ayant trouvé dans ma boîte aux lettres un prospectus de « La Taverne du Sauvage », je me réjouissais de cette nouvelle offre de restauration à Rozay-en-Brie, le titre de l’établissement laissant espérer une cuisine de terroir mettant en valeur la gastronomie de la région.
Or, quelques lignes plus bas je fus surpris, puis choqué de lire cette indication, « LA VIANDE UTILISEE EST HALLAL ».

Ce qui signifie que la viande servie est conforme aux préceptes religieux de l’Islam.
Ainsi, dans ce restaurant, on ne peut manger que de la viande autorisé par la loi islamique !
J’ai contacté téléphoniquement ce restaurateur pour lui demander si un client pouvait avoir une viande qui ne soit pas hallal. Il m’a indiqué que cela était impossible car étant musulman il ne veut servir que de la viande respectant les principes de l’Islam.
Il m’a précisé que si cela ne me convenait pas je pouvais aller manger dans un autre restaurant de la ville.
Comportement surprenant de la part d’un commerçant d’autant plus qu’il gère un restaurant qui est un lieu de convivialité, consacré au plaisir du bien manger et ouvert à tous.
Mais plus grave est la volonté d’imposer ses conceptions religieuses personnelles aux clients et d’exclure de fait ceux qui ne les partagent pas dans un établissement dont la vocation est d’accueillir le public dans sa diversité, sans discrimination.
Je n’ose imaginer ce que cela pourrait signifier à Rozay-en- Brie, ville de 2750 habitants, tous différents, tous respectables, si les commerces et les services fonctionnaient sur ce principe de communautarisme lié aux convictions religieuses de chacun.
Espérons que ce restaurateur revienne à plus de raison et qu’il laisse la religion à la porte de son établissement afin d’accueillir tous les clients uniquement avec le souci du plaisir qu’il va leur procurer en leur servant les mets qu’ils désirent.
Jean-Pierre Boisselle




Communautarisme islamique : la stratégie de l'araignée…

A « Riposte Laïque », plus rien ne nous surprend !
Aussi ne sommes-nous pas surpris par le dernier stratagème connu mis en place par ceux qui se complaisent, par avance, dans la dhimmitude et qui ouvrent le chemin à ce communautarisme islamique ennemi de la laïcité et de la République, et qui a été révélé par un communiqué de protestation signé, en particulier, par l’UFAL du Bas-Rhin (1), dénonçant le sujet de la prochaine formation destinée aux Avocats par le Centre de formation continue de l’Ecole Régionale des Avocats du Grand Est (située à Strasbourg) où, sous l’intitulé « Famille, droit de la famille et conditions féminines en milieu musulman », il s’agit de « contribuer à une meilleure connaissance des mécanismes socioculturels et des fondements juridiques constitutifs du socle identitaire islamique ainsi que de leurs traductions au niveau du statut de la famille et de l’état de la condition féminine au sein de la sphère musulmane » afin, sans doute, de faire comprendre aux stagiaires qu’il y aurait intérêt à appliquer « la charia » à la femme musulmane, à l’instar de ce qui se fait en Angleterre.

Mais nos lecteurs réguliers ne seront pas davantage surpris car ils ont encore en mémoire les articles que nous avons consacrés à ce thème de l’avancée feutrée du communautarisme musulman à travers la revendication régulière et innocente (en apparence) d’accommodements ponctuels de la loi générale avec ce qu’il appelle « charia » (voir « Riposte » numéros 44 et 63, notamment) et qui n’est qu’une loi particulière, étroite et fermée qui « se pousse du collet » pour s’imposer ici.
Il faut relier cette initiative aux revendications de plus en plus agressives perpétrées par les prosélytes musulmans pour obtenir des aides publiques pour la construction de mosquées (et annexes) qu’ils veulent de plus en plus être des lieux d’existence de leur communautarisme rétrograde. (2)
Il faut la rapprocher de la volonté exprimée par les milieux financiers officiels (encouragés par la ministre de l’Economie en personne) de s’ouvrir à la finance islamique et de prévoir les formations en conséquence (voir « Riposte Laïque » numéros 66, 68, 75).
Il convient de l’inscrire en regard de cette information donnée par le « Nouvel Observateur » (3), révélant la contestation permanente et obscurantiste des jeunes musulmans fréquentant les écoles coraniques ( accolées aux mosquées construites le plus souvent avec une part d’argent public territorial détourné sous des prétextes fallacieux….) de la théorie de l’évolution, accrochés (mordicus !) à la création divine et aux inepties afférentes pour manifester leur appartenance à « l’oumma », se séparant ainsi de l’espace unique organisé par la loi et les valeurs républicaines …
Et si l’on élargit le regard pour aller jusqu’aux menaces proférées , en Angleterre, par tel lord « musulman » contre ses propres « pairs » et son propre gouvernement pour faire interdire un colloque autour de « Fitna » (4), pour aller aussi jusqu’au siège de l’ONU où l’Arabie Saoudite a fait voter un texte interdisant de s’attaquer à l’islam et le dédouanant de toute référence terroriste (on croit rêver devant la lâcheté des Etats dits « démocratiques »…) (5), on ne peut que constater que les tenants de cette religion, ses prosélytes , les Etats qu’elle domine mènent une guerre « froide », idéologique et sociétale, contre les démocraties et les Républiques laïques en particulier, dont les conséquences seront autrement douloureuses pour leurs peuples que les bombes d’attentats sporadiques.
En France, les défenseurs de la laïcité, en particulier les papophages et les vaticanophobes qui montrent une certaine complaisance (pour ne pas dire une complaisance certaine) à l’égard de l’islam (ce qui ne manque pas d’être curieux tant cette religion est à l’opposé de la Raison, de la Démocratie, de la Laïcité, des Droits de l’Humain considéré comme une entité unique) feraient bien d’ouvrir les yeux devant le vrai danger qui menace notre espace démocratique et laïque et les fondements mêmes de la République à travers sa propension au communautarisme. Et ils seraient bien inspirés de voir la réalité qui sous-tend cette offensive de l’islam qui n’est autre que la « tête de pont », en Europe, de l’église vaticane qui rêve de revenir dans et sur l’espace public par le biais de la construction politique européenne.
Aussi n’est-il pas superflu ici de leur recommander la lecture de notre ouvrage collectif « Les dessous du voile », où le développement de nos thèses, appuyé d’une argumentation rigoureuse et d’une observation précise de la réalité, est de nature à les éclairer tout en permettant l’ouverture d’un débat dont nous pensons qu’il doit conduire à la mise en place d’actions intenses et permanentes pour détruire la « toile d’araignée » qui veut nous enserrer.
Empédoclatès
« du bon usage de la raison »
1 – Bientot-la-charia-en-France.htm
2 – le-coup-de-force-une-association-musulmane,strasbourg,000013983.php
3 – levolution_contestee_dans_les_ecoles.html
4 – http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?breve1483
5 – http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?breve1309




Quand un salon de coiffure de Suresnes se met à l'heure de Marrakech

C’est avec stupeur que les habitants de Suresnes ont appris l’existence d’un salon de coiffure dans lequel le propriétaire, on ne peut plus soucieux du respect de sa clientèle, est allé jusqu’à réserver une salle pour les musulmanes qui porteraient le voile. Cette infinie délicatesse est affichée sans aucune ambiguïté : «Salle réservée à la femme voilée», voilà ce qu’on peut lire sur le prospectus publicitaire du «Marrakech», salon pour coupes de cheveux, brushings, défrisements, mèches, soins de barbe et autres, installé au pied d’une résidence de l’office municipal HLM.
Ledit salon est donc ouvert à la «différence» – ce dont, a priori, on devrait se réjouir, puisqu’il paraît que «différence» égale «chance» ! Il est même plus ouvert d’esprit que ne le sont les célèbres piscines de Lille, Beauvais et La Verpillière – qui refusent, à certaines heures, la mixité. Lui, au moins, a le mérite d’accueillir, en même temps, hommes et femmes, à cette nuance près que pour «la femme voilée qui ne veut pas que les hommes la voient», le patron de la boutique propose «un coin» permettant d’échapper aux regards masculins.

Ce salon est situé à Saint-Denis, comme quoi Suresnes n’est qu’un exemple de plus
C’est beau, non ? Après tout, nos magasins de vêtements ne sont-ils pas dotés, par pudeur, de cabines d’essayage ?
Il reste que l’essayage d’une robe ou d’un pantalon n’est pas du même ordre que le soin du cheveu ou de la barbe, les parties du corps concernées ne provoquant pas, sur l’œil, des effets comparables ! Il reste surtout que les raisons de fond, qui semblent s’égaliser dans la forme – puisqu’il ne s’agirait, dans les deux cas, que de pudeur – sont fort différentes, la première pouvant se généraliser sans contradiction vu la nature universelle du désir, la seconde ne le pouvant pas, sauf à vouloir l’islamisation universelle !
C’est d’ailleurs cette dernière que porte en lui tout musulman ne pensant le monde qu’à travers la parole coranique, et c’est bien ce à quoi l’on devrait prendre garde, car le fameux «coin» aménagé par le patron du «Marrakech» – nom qui en dit plus que mon article – s’étend quasiment sur la moitié du salon, préfigurant ainsi la cartographie de la France de demain !
Les lucides le savent déjà. Et les autres ? Les autres, qui refusent obstinément de relier les événements de même nature, continuent de s’étonner devant pareils faits divers, qu’il leur arrive même de justifier ! Tel est le cas de Christian Dupuy, maire de Suresnes, tout abasourdi que le directeur du «Marrakech» se livre à ce genre de pratiques, puisque lors de la signature du nouveau bail «il n’a jamais été question d’une salle réservée aux femmes». Tel est le cas de Daniel Goupillat, président de la branche coiffure esthétique à la chambre consulaire Hauts-de-Seine, pour qui tout est normal en cette affaire, «le coiffeur n’ayant pas l’obligation d’indiquer ce genre de choses quand il s’inscrit à la chambre des métiers » !
Et puis, il y a les dhimmis de toujours, comme Michèle Duval, secrétaire générale du CNEC (Conseil national des entreprises de coiffure – principal syndicat de coiffeurs), dont la lâcheté se double d’une rare sottise : «C’est très surprenant – déclare-t-elle. Alors qu’on parle d’intégration, et après tout ce débat sur la laïcité, je m’étonne. Mais après tout, chacun peut proposer le concept qu’il veut. Ce coiffeur a peut-être trouvé un créneau porteur» !
C’est également ce que feint de croire Abdel Ghani, président de la CIS (Coordination islam et société), qui ne voit «aucune signification particulière» à cette initiative du commerçant de Suresnes : « C’est la loi de l’offre et la demande » – dit-il.
Quant au patron du «Marrakech», le voilà au-dessus de tout soupçon, puisqu’il en appelle à l’universel, du moins tel qu’il le conçoit : « Si d’autres femmes veulent être tranquilles – précise-t-il – on peut les installer là et tirer le rideau. Ce n’est pas une salle spéciale ».
On croit rêver !
Alors que l’enseigne publicitaire porte clairement la mention «femme voilée», «ce n’est pas une salle spéciale» ! Alors qu’un rideau discrimine l’espace, ledit salon est universel ! Alors que la signification de cette mesure est islamique, il n’y a là «aucune signification particulière» ! Alors que la laïcité est une fois de plus bafouée, «ce coiffeur a peut-être trouvé un créneau porteur» ! Alors qu’il s’agit d’une «pratique» illégale, «chacun peut proposer le «concept» qu’il veut» ! Alors que le propriétaire du salon en question enfreint le droit d’un pays laïque, il n’a pas «obligation d’indiquer ce genre de choses quand il s’inscrit à la chambre des métiers» !
Mais comment est-on parvenu à confondre le pays du Droit avec le pays de tous les droits ? Où existerait donc ce dernier ? Faut-il souligner ici qu’à généraliser ce «genre de choses», on tue la laïcité ?
Que répondre une bonne fois pour toutes à ces aberrations, sinon que la fameuse mixité culturelle et sociale n’est possible que dans un seul sens – qui est la laïcité même ?
Hafid Ramouni, président de l’association Zy’va, s’insurge en personne contre cette dérive religieuse : «Nous, les Français d’origine étrangère – martèle-t-il à juste titre – on lutte contre les discriminations et à la fois on se discrimine nous-mêmes. Il y a en ce moment une mode des espaces réservés aux pratiques religieuses, comme les piscines où seules les femmes peuvent aller à certaines heures. Cela me choque et relève de comportements asociaux dans un pays laïc».
Combien de temps faudra-t-il donc à nos responsables de souche pour qu’ils comprennent que l’islamisation de notre pays est une réalité et non un fantasme, et qu’une France islamique ne peut plus être la France, c’est-à-dire le pays de l’égalité des sexe, de la laïcité et de la liberté d’expression ?
Qu’on le veuille ou non, nous nous installons progressivement dans une situation de rupture, dont les signes avant-coureurs ne cessent de se multiplier. Certes, chacun aspire, au fond de lui, à ce que tout cela se termine bien. Mais c’est rêver les yeux ouverts ! C’est ne pas voir que l’islam ne veut que l’islam, et que l’islam nous est contraire. Nous ne sommes point dans une situation de tolérance réciproque, mais de tolérance unilatérale. A force d’«accommodements raisonnables», nous construisons un dangereux rapport de forces entre l’islam et la République. Or, la finalité de la République ne saurait être le rapport de forces entre l’Etat et telle ou telle religion, mais la liberté de tous les citoyens – athées compris – dans le respect de la loi. Aucune société ne peut vivre en dehors des lois qu’elle se donne. Nous devons, de ce fait, avoir le courage d’aborder sans tarder les problèmes qu’engendrent les revendications islamiques, dès lors qu’elles contreviennent à la loi. Notre avenir laïque et républicain n’est pas ailleurs.
Maurice Vidal




Le coran, la violence et l'Autre

La semaine dernière, j’ai dit [merci à M. Wilders d’avoir lancé le bon débat->http://www.ripostelaique.com/Merci-M-Wilders-d-avoir-lance-le.html autour du coran et de la violence.
Ce débat public est incontournable pour tout musulman de bonne foi. Une foi ancrée dans notre espace-temps et non pas attachée à des temps révolus. Les remerciements et les débats ne suffisent pas : il faut qu’ils débouchent sur des actes et des propositions concrètes. C’est dans ce but que je me propose de traiter ici du statut moderne que doit et que peut revêtir le coran afin que les musulmans d’Europe puissent, enfin !, entrer dans une relation saine avec l’Autre, tous les Autres. Je prétends que cela n’a jamais été le cas jusqu’à maintenant.
Disons d’emblée que nous autres musulmans nous devons d’abord renoncer officiellement, comme je l’ai fait à plusieurs reprises, par écrit, à la prétention d’être « la meilleure communauté donnée au monde ». Cette insupportable prétention est inscrite noir sur blanc dans le coran : verset 110, chapitre III. Elle est source de vice et d’une grande fragilité. Cette prétention nous gonfle d’orgueil et fait aussi qu’ à la moindre pique ou critique sérieuse, le musulman explose, paf ! et puis se dégonfle comme un ballon de baudruche.
Ce verset est totalement caduc en plus d’être inutile et malsain : non seulement nous savons que la communauté musulmane n’est pas la seule à « commander le Bien et décommander le Répréhensible », mais nous connaissons toutes les dérives auxquelles peut mener cette prétention de personnifier le Bien qui combat le Mal. L’administration Bush vient de s’administrer une leçon historique dans ce domaine.
Le refoulement de Geert Wilders à l’aéroport de Londres a eu au moins quelques retombées bénéfiques. En voici un exemple. La prestigieuse chaîne de télévision BBC, a organisé un débat intitulé « The big question : Is islam an intolerant religion ? » (La grande question : l’islam est-il une religion intolérante ?)
Comme vous pouvez vous en convaincre en regardant la vidéo et si vous comprenez l’anglais, personne n’a directement répondu à cette question qui fâche. Celle que nous pose en définitive Geert Wilders.
Je me propose donc d’y répondre le plus clairement et le plus catégoriquement possible : oui, l’islam est une religion intolérante et ce depuis sa fondation et à cause de ses fondements.

Explication

Allah, dieu unique de l’islam, faisait partie du panthéon de la Mecque. Mes ancêtres arabes étaient tolérants, mais avant l’avènement de l’islam. Ils le sont en partie restés, malgré l’avènement de l’islam. Ils n’avaient aucun mal à accepter des déesses et d’autres dieux, y compris des monothéistes juifs et chrétiens, à côté d’Allah.
Mahomet est entré en conflit avec les autres croyants de la Mecque lorsqu’il a commencé à dénigrer les autres divinités et croyances ; à les vouer aux enfers. L’hégémonie d’Allah, exprimée au travers du coran, sur tout ce qui lui fait de l’ombre, le remet en question, est à l’origine du conflit qui ne pouvait qu’éclater au sein d’un sanctuaire ancien où les tribus arabes faisaient la paix tous les ans et alliaient affaires commerciales et pèlerinage où chacun rendait grâce à la divinité tutélaire de son choix ou celui fait par sa tribu.
A plusieurs reprises, les Mecquois se sont plaint au chef de clan qui protégeait Mahomet, c’est à dire à son oncle. Ils lui reprochaient d’avoir rompu le pacte social qui régissait les relations du vivre-ensemble, en harmonie. Sans effet. Un boycott des musulmans et des persécutions de ceux qui ne bénéficiaient pas de solidarités claniques s’en étaient suivis.
Et c’est là qu’intervient l’événement majeur, le tournant fondateur qui fait basculer l’islam dans le conflit armé avec les Autres après avoir été un simple appel pour l’adhésion à une nouvelle conviction. Nous devons l’expliciter, le rappeler pour pouvoir dénoncer l’institution du djihad, des razzias et du partage du butin en islam. Rappeler et assumer cette vérité historique est à même de nous faire comprendre que les islamistes lisent très bien le coran et connaissent très bien l’histoire du prophète. Ils sont plus fidèles à cette vérité que les soi-disant musulmans modérés et que les intellectuels soi-disant progressistes et anti-islamistes qui sont tous d’accord pour nous donner une très mauvaise explication.
Le problème réside au cœur-même de l’islam=coran+Mahomet. Il est donc trop facile de faire tout endosser aux djihadistes, aux intégristes, aux islamistes et autres « istes » que d’aucuns inventent à volonté pour ne pas parler tout simplement de terroristes, bel et bien musulmans.
L’an 1 de l’islam commence par le dénommé « pacte de la guerre » conclu la nuit, en catimini, entre Mahomet, qui devait être conscient que cet acte est répréhensible, et soixante quinze représentants de deux tribus belliqueuses venus de Yathrib, l’actuelle Médine (1).

En conclusion

Le coran est un beau poème, fondateur d’une épopée et d’un empire, mais nullement d’une moralité. Toute éthique commence par le respect inconditionnel de l’Autre. C’est un fait historique et religieux que tout musulman doit assumer pleinement. Mais comme pour tous les mythes fondateurs, il faut savoir aussi s’en détacher, s’en libérer. La bonne foi et le vivre-ensemble en paix avec les autres nous y convient.
Le coran et Mahomet ont bien mérité d’être définitivement enterrés à côté des grands gisants de l’Histoire. Je me fais fort de prononcer l’oraison funèbre, pour que mes coreligionnaires naissent enfin à la liberté, à la sincérité, à la paix et à la fraternité avec toute l’humanité.
La bonne foi, c’est aussi simple que cela.
Pascal Hilout
Nouvel islam
———–
(1) Ce sont les plus anciens chroniqueurs de l’islam, des musulmans, qui relatent ces faits historiques : voir à ce propos la chronique d’Ibn Hicham ou celle de Tabari : Ibn Hicham, As-sîrah , éditions An-nour, Beirut, 2004, tome 2, page 62 ; Tabari, Mohammed, sceau des prophètes , chronique traduite par Hermann Zottenberg, préfacée par Jacques Berque, éditions Sindbad, Paris, 1980, à partir de la page 109.




Des bonnes nouvelles qui donnent raison à notre démarche, et au livre "Les dessous du voile"

Nous sommes très sensibles à l’abondant courrier que nous avons reçu, suite à l’annonce de la sortie de notre ouvrage collectif « Les dessous du voile ». (1) Les premières commandes qui nous viennent d’Algérie, de Belgique, de Suisse, du Canada et d’Australie nous touchent particulièrement car elles témoignent de l’internationalisation, nécessaire, du combat que nous menons et de la diffusion de notre media à l’extérieur des frontières françaises. Nous donnons les moyens, dans ce numéro, à nos amis vivant en dehors de l’Hexagone de recevoir notre livre dans les meilleures conditions.
D’ailleurs, notre journal vous propose, cette semaine, une réflexion sur un ensemble de bonnes nouvelles qui, mises bout à bout, donnent raison à la ligne que nous avons adoptée depuis le lancement de notre journal.
D’abord, grâce à Radu Stoenescu, nous vous proposons une interview exclusive de Geert Wilders (2). Nous rappelons que, dans le camp laïque, nous avons été les seuls à défendre le film Fitna, dans un contexte où le député néerlandais subissait la pression de son gouvernement, et des hébergeurs, effrayés par les menaces islamistes. Nous avions exprimé notre indignation, devant les articles de Philippe Val, Dominique Sopo (3), Caroline Fourest (4) ou Bernard-Henri Levy, qui avaient insulté, quelques jours après avoir paradé aux côtés d’Ayaan Hirsi Ali, son ami Wilders, le classant à l’extrême droite, et l’accusant, sans jamais amener la moindre preuve, de véhiculer le racisme. Nous avions placé notre démarche dans la défense de la liberté d’expression, de la libre critique de tous les dogmes, donc de l’islam, contre les menaces de mort et la volonté de réintroduire le délit de blasphème au nom d’Allah. Nous vous recommandons de lire attentivement l’interview du député hollandais. Nous persistons. Nul n’est obligé de partager l’ensemble des propos de Wilders. Nous partageons sa critique virulente du totalitarisme islamique, et ne trouvons aucun propos scandaleux que nous devrions refuser de publier, même si cela devait nous valoir encore quelques « gentillesses » à notre encontre (5). Manifestement, beaucoup de Hollandais pensent comme nous, puisque le Parti pour la Liberté de Wilders passe en tête dans les sondages. (6)

Autre bonne nouvelle, l’acquittement du dessinateur Siné. Là encore, comme pour la sortie du film Fitna, c’est une grande victoire de la liberté d’expression, et un nouveau camouflet pour Bernard-Henri Levy et Philippe Val, qui se sont ridiculisés dans cette affaire. Nous avons dès le début trouvé grotesque et ridicule le dépôt d’une plainte pour antisémitisme contre le sulfureux dessinateur (7). Nous sommes d’autant plus sereins que nous soutenons Bernard-Henri Levy et Philippe Val quand ils défendent Robert Redeker, ou quand ils se battent pour défendre la liberté d’expression lors de l’affaire des caricatures. Mais nous considérons qu’ils gâchent ce combat quand ils salissent Geert Wilders, ou traînent Siné devant les tribunaux. Et nous le répétons, ce dessinateur n’est pas toujours notre tasse de thé, nous n’ignorons rien des propos inqualifiables qu’il a pu tenir par le passé, mais nous considérons qu’il doit avoir le droit d’écrire ce qu’il a publié sans se retrouver devant un tribunal digne de l’Inquisition.
Une bonne nouvelle supplémentaire, suite au texte de notre collaboratrice Gabrielle Desarbres, sur la Guadeloupe (8), cette dernière a été invitée à l’émission « Du grain à moudre« , de France Culture, animée par le journaliste Brice Couturier. Notre amie, avec l’apport de l’excellent Ivan Rioufol, tordant le cou à toutes les démagogies et aux discours victimaires, a pointé les contradictions d’un mouvement qui, au-delà de la juste revendication contre la vie chère, voit certains leaders du LKP, comme Elie Domota, multiplier des propos racistes parfois dignes d’un Le Pen (9).
Dernière bonne nouvelle de la semaine, des clarifications apparaissent de plus en plus nettement autour de la nébuleuse pro-islamiste. Nous savions qu’une partie de l’extrême gauche fricotait ouvertement avec elle, considérant que les ennemis de nos ennemis pouvaient être nos amis. Nous avons en mémoire le spectacle consternant de militants sincères, se faisant piéger par leurs dirigeants, en défilant au milieu des « Allah akbar », lors des événements de Gaza.
Nous avons signalé le côté malsain qui existait dans la dénonciation systématique de l’Etat d’Israël, dans la volonté d’exporter le conflit sur notre territoire, et dans les amalgames effectués par des anti-sionistes masquant difficilement leur antisémitisme, quand ils assimilent ce pays au régime nazi (10).
Ce sont maintenant des franges de l’extrême droite qui, sous prétexte de combattre « l’allié de l’impérialisme », s’allient ouvertement avec l’UOIF et d’autres franges de l’extrême droite islamiste. On a vu Jean-Marie Le Pen participer aux trente ans de la victoire de la révolution iranienne, on voit maintenant Alain Soral accepter complaisamment un débat avec le recteur UOIF de la mosquée de Bordeaux (11), Tareq Oubrou, sur le thème :  » Français musulman et patriote, pourquoi la gauche antiraciste et la droite islamophobe n’en veulent pas ? « . Grâce à Juppé, ce même Tareq Oubrou va faire profiter cette ville des bienfaits d’une grande mosquée, que seuls pour le moment les Identitaires ont l’air de contester, sur le terrain (12). Où sont donc les laïques et les progressistes ?
« Les dessous du voile » prend encore plus de sens, quand on examine ces quelques anecdotes en les mettant bout à bout. Il est important que nous comprenions ce qui est en train de se passer, quels sont les enjeux de l’offensive de l’islam, qui la soutient, et pour quel projet de société. Le « politiquement correct » du Mrap, de la LDH, de la Halde et de tous ceux qui se comportent en complices de l’offensive islamiste ne doit plus intimider les citoyens. Ce sont nos valeurs progressistes et démocratiques qui sont attaquées, c’est notre laïcité qui est malmenée.
Il est temps, avec un discours républicain, féministe et social, de décomplexer ceux qui ont encore peur de se faire traiter de racistes, parce qu’ils critiquent les « accommodements raisonnables » toujours plus importants qu’obtiennent quelques responsables religieux musulmans contre les principes laïques.
Il est temps que des résistants se lèvent. Les Français ne veulent pas que dans l’Hexagone l’offensive de l’islam puisse continuer comme elle le fait, et marquer durablement l’espace public. Oui, il faut un Pat Condell français, oui, il faut un Geert Wilders français, oui, il faut qu’enfin la liberté d’expression revienne, et que la dictature de quelques commissaires politiques cède la place à ce qu’il y a de meilleur dans l’Histoire de notre pays : l’insolence des esprits libres contre la barbarie, la tyrannie de la pensée, et le totalitarisme…
La défense des Lumières contre l’obscurantisme, c’est tout ce que vous trouverez, sans langue de bois, dans « Les dessous du voile ».
(1) http://www.ripostelaique.com/Riposte-Laique-vous-propose-Les.html
(2) http://www.ripostelaique.com/Geert-Wilders-Je-n-ai-rien-a-voir.html
(3) http://www.ripostelaique.com/Malgre-Dominique-Sopo-ecrasons-l.html
(4) http://www.ripostelaique.com/L-art-de-la-rhetorique-de-Caroline.html
(5) http://www.gaucherepublicaine.org/,article,2321,,,,,_Les-faussaires-de-l-universalisme.htm
(6) http://www.rtbf.be/info/la-formation-de-geert-wilders-premier-parti-des-pays-bas-selon-un-sondage-85289
(7) http://www.ripostelaique.com/Quand-Sine-est-traite-d-ordure.html
http://www.ripostelaique.com/La-police-de-la-pensee-a-l-oeuvre.html
(8) http://www.ripostelaique.com/Guadeloupe-derriere-le-conflit.html
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/grain/
(9) http://media.radiofrance-podcast.net/podcast/10175-26.02.2009-ITEMA_20171471-0.mp3
(10) http://extremecentre.org/2009/02/27/un-mauvais-vent-souffle-sur-leurope-en-image/
(11) http://www.egaliteetreconciliation.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=3451&Itemid=115
(12) http://www.dailymotion.com/video/x8fukq_grande-mosquee-de-bordeaux-debat_news




« Harmonie vers un monde nouveau », de Georges Essubor

La grande guerre mondiale de 2014 a pris fin, dévastant la terre et tuant plus de trois milliard de personnes et la grande crise de 2029 a eu raison de l’hégémonisme d’une dynastie ayant englouti des sommes colossales dans « l’armement, la grande distribution et surtout dans la banque ».
Le premier des affameurs, César Georges Walter a réussi « à échapper à la vindicte du petit peuple, de toutes ces masses actives surexploitées, affamées, sans travail et sans ressources. Il s’était fourvoyé en emportant avec lui une fortune considérable laissant le monde dans un effroyable chaos, abandonné aux gueux sous le contrôle de mafieux et autres chefs religieux. »
Le livre raconte l’histoire du petit fils de ce « grand » de la finance qui, profitant des talents d’un ange venu du ciel- via une machine à remonter le temps- s’apprête à conquérir le monde par les armes en s’alliant au nouveau tsar Ivan le terrible.
Après une présentation du cadre, l’auteur nous entraîne très vite dans un voyage à travers les deux siècles précédents…C’est ainsi que le lecteur va rencontrer avec les voyageurs dont le futur dictateur quelques acteurs de premier plan de la guerre d’indépendance américaine.
Nous voici donc avec Thomas Jefferson et Benjamin Franklin puis à la cour du roi Louis XV pour que se contracte une nouvelle alliance contre les anglais…
L’érudition du pilote de l’engin et le rythme de l’histoire nous permet de vivre une histoire passionnante où la science fiction côtoie l’anticipation pour le plaisir du lecteur qui se demande où va bien l’entraîner cette histoire…
« L’escale » en 1984 nous permet de découvrir ce président « socialiste » français dont le nom est tu et que le peuple appelle Tonton …Face à la techno-science toute puissante, « les gens se replient dans la spiritualité, dans le retour aux croyances…. » La science qui devait libérer l’homme et le rendre plus ouvert peut les « enfermer dans l’obscurantisme, dans l’arbitraire aux grands ravissements des pontifes, des évêques, des mollahs et autres charlatans ou vendeurs de Bondieuseries. »
J’invite volontiers les curieux à prendre leur (s) billets pour ce voyage plein de péripéties et fort instructif.
Ils y re-découvriront une fraction de l’histoire du libéralisme, ce capitalisme qui, des origines à maintenant engendre une caste de privilégiés gaspillant la richesse du pays et transformant les forces vives des pays en chair à canon.
Jean-François Chalot
« Harmonie vers un monde nouveau »
de Georges Essubor
Les Editions Persée
161 pages
Premier trimestre 2009
14 €




La banalité du bien, par Guy Konopnicki

A quand la semaine de l’irrespect ?

Si vous avez envie de vous faire plaisir, mes amis laïques , en ces temps de crise où le temps lui-même paraît porter le deuil, courez vous acheter ce petit livre « la banalité du bien » (en détournant l’expression d’Hannah Arendt , la banalité du mal).
Guy Konopnicki m’a fait passer un très bon moment, au point de glousser et même d’éclater de rire dans le train qui m’emmenait dans ma région natale, Grenoble. Guy Konopnicki déambule dans Paris, dans ses anciens quartiers, la rue de Crimée et il se trouve entouré d’hommes vêtus de noir, qui ressemblent aux « juifs des années 1850 entre Cracovie et Lemberg ».
Un peu plus loin, il trouve d’autres barbus, en djellabas ceux-là, qui tiennent  » leur » quartier et imposent « leur » loi. Guy Konopnicki est un juif de culture communiste, il en a assez d’être réduit à sa différence et sommé « de respecter les autres différences  » ! Il veut vivre dans le Bien Commun, la Res publica sans subir les exigences de groupes et de sous-groupes . Il dénonce le recul de la laïcité, et la réduction des différences à leur dimension confessionnelle. Il aime la France de Diderot et de Voltaire et veut conserver cette  » France de l’irrespect  » en s’opposant à ceux qui veulent nous imposer le respect des différences avec un « bazar » d’identités ethniques et religieuses.
Il est impitoyable pour la gauche et la droite, qui, de reculade en reculade sur la laïcité, ont livré les quartiers aux communautaristes identitaires, ethniques et religieux . Les élus de la République s’adressent à toutes ces communautés mais rarement à  » ce grand collectif que l’on appelait le peuple français  »
Il dénonce aussi le MRAP (mouvement pour le respect d’Allah et du prophète, écrit-il déjà en 2006). Il a été président de cette association mais il ne supporte plus cette dérive du racisme qui est devenu pour cette association « l’islamophobie ».
Monsieur Konopnicki, présentez-vous à nouveau à la présidence du MRAP ! Les laïques seraient ravis et vous soutiendraient en votant ou faisant voter pour vous !

La semaine de l’irrespect

C’est en voyant une photo sur le journal « le Progrès  » du 6 Février 2009 que m’est venue l’idée de creuser cette France de l’irrespect. Et en écoutant Pat Condell, qui ridiculise tous les intégristes, barbus ou non .
Le 6 Février 2009, c’était la grande soirée de clôture de la rituelle et annuelle de « semaine du respect »à Villeurbanne : toutes les associations subventionnées qui participent montrent ce qu’elles font pour apprendre le respect . On peut s’interroger sur le bien fondé de ces dépenses annuelles quand ces chers enfants et adolescents violent régulièrement les règles du respect en ce qui concerne :
– le bien d’autrui, voitures brûlées tous les soirs et plus encore lors de grandes fêtes – les vols de portables et autres appareils, souvent avec violence , argent, bijoux etc.
– le bien commun : dégradations des biens publics, écoles, bâtiments publics, abris-bus, bus, transports en commun etc.
– les professeurs insultés et frappés, agressions contre les fonctionnaires, la police, les pompiers , les chauffeurs de bus, les employés de la SNCF etc.
J’observe une photo qui illustre cette semaine du respect :
L’association « culturelle » des Buers et de Croix- Luizet ( quartiers de Villeurbanne ) organise une initiation aux premiers secours. Bien, ça, me dis-je. Mais que vois-je sur cette photo ?
Au deuxième plan, les spectatrices qui assistent à cette démonstration sont toutes voilées !
Au premier plan, Rosia, une jeune fille en hidjab initie une élève ( la seule non voilée ) aux gestes « qui sauvent ».
Cette association « culturelle » est à elle seule la preuve de ce que nous, laïques, dénonçons sans relâche : les associations qui se disent culturelles sont en fait cultuelles !
Cette association ne peut pas avoir de subvention des contribuables villeurbannais, me dis-je ?
Eh bien si , cette association a bénéficié en 2007 d’une subvention de 3000 € !
Nous avons pourtant dénoncé depuis longtemps ces associations qui utilisent le label « culturel » pour bénéficier de locaux publics et même de subventions payées par tous les contribuables !
Ces associations marquent un irrespect total envers nos lois républicaines et laïques en imposant leurs tenues antilaïques et antiféministes, proposant aux « élèves » le modèle de la soumission des femmes !
Quand les associations laïques ont presque toutes disparu, n’ayant pas de subvention municipale, ce sont ces associations « culturelles » qui utilisent l’argent public pour faire du prosélytisme religieux !
Je recommande à tous les militants laïques de faire la chasse à toutes ces associations « culturelles » , de trouver le montant de leur subvention, de la location de leur local (offert par la commune ?). L’enquête est parfois difficile mais elle révèle bien des dérives : les contribuables doivent savoir où vont leurs impôts locaux !
Mireille Popelin
Editions Hugo et Cie. 15 €