Palmyre : c’est notre mémoire qu’ils assassinent

Publié le 23 mai 2015 - par
Share

TCHODjihadistesPalmyre

 

Je suis débordée par la haine, la révolte, la colère, tout cela à la fois et plus encore … devant la barbaresque islamique qui menace de détruire les vestiges, qui sont la mémoire de ce que nous sommes. Ajouté à ces sentiments qui me dépassent, le désespoir me prend devant ma télé et en écoutant d’autres sources le 21 mai 2015 ! Que fait donc l’Occident ? L’UNESCO ? A part verser des larmes de crocodiles, comme ce fut le cas pour les Bouddhas de Bahmian ? Le Musée de Bagdad vandalisé …, le Mausolée de Tombouctou, Nimrud et j’en oublie. Les larmes de crocodiles de ces lâches ne viendront pas préserver la magnificence de ce qu’il reste de Palmyre.

Palmyre, ou je me suis assise durant des jours et des heures, dans l’amphithéâtre et ailleurs, sous un soleil ardent, attendant mes amis Libanais, qui chassaient la bécasse dans le désert. J’ai horreur de la chasse. Chaque fois que j’accompagnais mes amis, en 1977 dans leurs délires de chasseurs, je me recueillais presque religieusement, durant des heures, à attraper des coups de soleil, sur mon front blanc de Rhénane, dans ce site majestueux, balayé par les vents, sous un soleil ardent d’une pureté comme nulle part ailleurs. J’étais là, presque seule, très peu de visiteurs, souhaitant que le vent me transforme en poussière pour rester là, à jamais, mélangée dans les sables d’un passé qui a fait de nous, Européens, ce que nous sommes. Ce que les Occidentaux n’arrivent plus à imprimer dans leurs cerveaux de « shopping aliens », communément appelé « consuméristes ». On n’achète pas Palmyre. On vient s’y prosterner devant l’histoire. Le tourisme de masse est aussi un facteur de destruction des sites historiques.

De peur de froisser l’électorat musulman, ces nouveaux destructeurs sont nommés « terroristes ». Non, ils ne sont pas des « terroristes », ils sont des soldats d’Allah, qui appliquent leur Coran à la lettre. D’ailleurs, les musulmans du monde entier son invité à venir se battre pour étendre le Califat, sans que l’Occident ne s’en émeuve. Ou alors, en tentant bêtement de les retenir. C’est l’islam sunnite qui est à l’oeuvre à Palmyre comme à Paris.

Pour désormais préserver ce site archéologique, il faudra bien envoyer des soldats au sol, se battre pour Palmyre et notre civilisation . Oui, car il faut maintenant savoir mourir pour Palmyre. Se battre aux côtés des chrétiens menacés de génocide, qui n’intéressent personne dans ce conflit inter religieux islamique, sunnite-chiites. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Sinon, Palmyre ne sera plus qu’un souvenir sur cartes postales ou « beaux livres ». Ou alors dans les récits d’écrivains-voyageurs séduits par l’histoire et la beauté. Je sais qu’il y a des chrétiens Européens qui sont dans la région pour combattre cette peste. Comme on allait faire la guerre d’Espagne.

http://www.tdg.ch/monde/occidentaux-battent-syrie-djihadistes/story/18608237
Politiquement, on entend les commentaires, en France, qui sont en train de parier avec jubilation sur la chute du régime de Bachar. Ce serait une bonne nouvelle pour cette fange islamo-collabos gôchiste, que les islamistes s’installent en Syrie, armés de nos armes. Je cauchemarde chaque seconde et finis par éteindre tous liens qui me relient à l’information.
Mon très cher ami, un de nos plus grands écrivains, Gabriel Matzneff, qui me l’avait annoncé hier, s’écrie douloureusement dans le Point : « Palmyre, ma chère Palmyre » à vous tirer les larmes et qui apprend aux lecteurs qui l’ignorent, que l’Empereur Aurélien avait déjà détruit Palmyre. Mais il termine aussi que nous, Occidentaux sommes tout autant barbares que cette vermine islamique. Je vous invite à le lire.

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/gabriel-matzneff/matzneff-palmyre-ma-chere-palmyre-21-05-2015-1930106_1885.php

Oui, il faut des interventions terrestres de l’Occident, qui a fait le mauvais choix. Qui a commit la folie, incitée par l’ignorance, de vouloir évincer Bachar, pourtant garant du vivre ensemble des différentes religions et cultures, pour le remplacer par ce cancer métastasé islamique. J’ai les tripes dans la gorge, lorsque j’ai entendu ce matin que, « si Bachar n’avait pas cru bon protéger le site, c’est pour que l’Occident le considère désormais comme incontournable». Oui, ils sont ainsi, les commentateurs. Au degré zéro de l’analyse. Comme les politiques qu’ils servent avec zèle. Et puis d’autres, pour faire passer leur message « remplaciste », nous chantent les louanges du mélange des cultures à Palmyre, pour mieux nous faire avaler leur projet de remplacement de populations par ces envahisseurs islamisées venues d’Afrique et que l’Etat Islamique menace de nous envoyer par centaine de milliers, camouflés parmi les autres gueux qui veulent rejoindre l’Europe pour profiter des délices des allocations. Sur ce dossier, on avance d’écoeurement en nausée. Utiliser politiquement le drame qui se joue à Palmyre pour mieux lobotomiser, ici, le lambda, qui ne sait plus penser par lui-même.

A-t-on entendu les musulmans, tout au moins leurs responsables auto-proclamés s’exprimer sur la tragédie qui se joue à Palmyre ? Et, c’est bien l’islam qui accomplit son oeuvre de conquête. Si ce n’est pas l’islam, que l’on m’explique ! Qui les arrêtera ?
Alors, si les Etats sont assez lâches pour ne pas défendre la beauté, l’histoire, le passé de ce que nous sommes, notre mémoire, que des hommes et des femmes héroïques de tout l’Occident aillent se battre pour sauver Palmyre. Ils devront faire face à ces « Européens de papiers » ou autres convertis pour les anéantir. Ceux que le monde politico-médiatique appelle pudiquement ; « djihadistes », « terroristes ». Leur barbarie serait, selon des témoignages, inimaginables. Une information rapporte que « Le Père Jacques Mourad, un syriaque, arrivé à Qaryatayn il y a une dizaine d’années pour faire revivre le monastère, qui multipliait les gestes de rapprochement entre les différentes populations, vient d’être enlevé par l’armée de l’EI. Le rideau des ténèbres de l’humanité tombe sur Palmyre comme sur Paris.

Sylvia Bourdon

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.