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Pandémie : Sarkozy, puis Hollande et Macron, savaient depuis 2008…

Gouverner c’est prévoir, dit l’adage. Colbert replantait des arbres coupés pour la construction des bateaux, pour assurer l’avenir des constructions futures !

Produire,  pour assurer l’indépendance alimentaire, pour assurer la couverture sanitaire des besoins de la population. Cela fait partie des prévisions qu’un gouvernement instruit, conséquent, soucieux de l’intérêt général, se doit d’appréhender.

Produire de la richesse, c’est bien, mais produire ses propres équipements militaires, assurer son indépendance, celle de la nation souveraine fait aussi partie des responsabilités de ceux qui gouvernent. Ce n’est plus le cas en terme d’armements légers et de munitions.

Ces quelques réflexions sur ces obligations minimales qu’un gouvernement doit avoir pour assurer la sécurité d’un peuple, ont été moquées, bafouées, au mieux oubliées et donc sacrifiées sur l’hôtel de la rentabilité, des flux tendus, de la délocalisation rentable. Ce que dit Éric Zemmour depuis des années, et bien d’autres d’ailleurs.

Gouverner c’est prévoir, et nos dirigeants ont failli.

Ce n’est pas qu’ils ne savaient pas ! Cela relève de la haute trahison pour ne pas avoir fait ce qu’il fallait faire.

Ils savaient depuis 2008 ! Ils savaient que nous aurions à subir une pandémie redoutable depuis le quinquennat de Nicolas Sarkozy, celui de François Hollande, et d’Emmanuel Macron. Nous en avons la preuve par la diffusion d’un petit livre blanc concernant la prévision des risques encourus par notre pays.

Ce livre émane de la Défense et de la Sécurité nationale et il est préfacé par Nicolas Sarkozy lui-même.

( ODILE JACOB/LA DOCUMENTATION FRANÇAISE juin 2008 15, RUE SOUFFLOT, 75005 PARIS).

Dans sa préface, l’ex-Président informe : pour la première fois, des parlementaires ont été membres de la Commission du Livre blanc (…) Quel est donc le parlementaire qui peut nier que la pandémie n’était pas prévue ?  

Que dit ce document officiel en 2008 : la pandémie est classée quatrième parmi les six principales menaces citées : attentats terroristes, attaques informatiques, menace balistique, pandémie, catastrophes naturelles ou industrielles et criminalité organisée. (…)

 « Sur les quinze années à venir, l’apparition d’une pandémie est plausible » (…)

Les risques sanitaires sont susceptibles d’engendrer une désorganisation des échanges économiques. Ils présentent des coûts de prévention et de protection très importants. La propagation de nouvelles souches virales ou bactériennes ou la réapparition sur le continent européen de souches anciennes résultent de l’ouverture des frontières, de la fluidité des transports et de la rapidité des échanges internationaux. (Page 55)

Dans le livre blanc de 2013, même constat ! Nous sommes sous François Hollande : « Le risque existe, notamment, d’une nouvelle pandémie hautement pathogène et à forte létalité, résultant par exemple, de l’émergence d’un nouveau virus franchissant la barrière des espèces ou d’un virus échappé d’un laboratoire de confinement. » (Source)

Gouverner c’est prévoir ?

Les outils existaient, la prévenance était là ! Les Présidents Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron étaient tous prévenus, ainsi que la représentation parlementaire. Le Sénat de Gérard Larcher y compris. Qu’ont-ils fait ? Qu’avaient-ils prévu ? Manifestement rien. Ils ont non seulement laissé faire, mais ont participé à la déroute face à la pandémie prévue !

Sous Hollande, ils ont dilapidé les stocks de masques, ils n’ont pas commandé de respirateurs en nombre pour faire face à cette  pandémie soulignée comme quatrième menace. Ils n’ont pas prévu les tests et pire, ils ont massacré le système hospitalier pour faire des économies budgétaires au nom des 3 %, et satisfaire la Commission européenne.

Nos responsables politiques ont agi comme dans les années 1930, ils ont désarmé la France par le sous-équipement face à un danger prévu. À l’époque, c’était Hitler, aujourd’hui, c’est la pandémie du Covid-19, une pandémie prévue depuis 2008 par des experts chargés de signaler, justement, dans les livres blancs de la Défense et de la Sécurité nationale, les différents risques.

Au regard de ces informations, de ces avertissements, de ces constats, plus personne ne peut, dans chacun des gouvernements, parmi tous les parlementaires,  les présidents d’Assemblées nationales, et pour chacun des présidents de la République, dire qu’ils ne savaient pas.

Ils savaient tous, ont été informés, et ont mis volontairement en danger la vie des Français.

Ils sont individuellement et collectivement responsables, et espérons qu’un jour, si la justice a encore un sens dans ce pays, qu’ils seront mis au ban des accusés, qu’ils seront jugés, car ils doivent l’être afin de faire la lumière sur les responsabilités de chaque acteur de cette défaite annoncée !

La France est la risée du monde, elle aura été bafouée par ces « élites » prétentieuses, arrogantes, injurieuses. La France ne peut plus se targuer d’être une grande nation sans qu’elle ne lave cet affront, qu’elle juge ceux qu’ils l’ont trahie !

Gérard Brazon