Panthéon : deux cercueils vides, c’est quoi cette mascarade ?

Publié le 29 mai 2015 - par - 263 vues
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Hollande_menteur_2Nous sommes en l’an 2956 et Paris, ses monuments, le Panthéon, ont subi de gros dégâts suite à un tremblement de terre. Après des mois d’intervention auprès de la population, de reconstruction d’immeubles, de remise en état des infrastructures, le Centre des Monuments Nationaux reprend ses activités et s’intéresse, entre autres, au Panthéon.

Architectes, historiens, archéologues, anthropologues, etc., côtoient et guident les entreprises de remise en état. Tombeaux, cercueils, plaques de marbre sont recensés, examinés avec beaucoup d’attention car certaines sépultures en bois sont plus ou moins éventrées et leurs illustres pensionnaires un peu dispersés ce qui nécessite l’intervention de spécialistes avec des moyens appropriés au regroupement d’ossements.

C’est au cours de ces travaux minutieux qu’une énigme se présenta : dans une crypte encore accessible deux cercueils éventrés étaient entièrement vides de leur contenu ! Des recherches minutieuses dans un périmètre convenable n’apportèrent rien de plus. Les historiens, aidés par quelques bribes d’informations trouvées sur place, se mirent alors au travail et finirent par découvrir qu’il s’agissait des cercueils de deux femmes – Mme Geneviève  de Gaulle-Anthonioz et Mme Germaine Tillion – toutes deux résistantes au cours d’une deuxième guerre mondiale pendant le 20e siècle.

Habitués aux recherches ces mêmes historiens voulurent trouver une réponse à la question : Pourquoi deux cercueils vides dans une crypte du Panthéon ?

HollandealecoleLeur travail ne fut pas vain. Ils découvrirent dans ce qui s’appelait ‘la presse écrite’ de l’époque que le Mercredi 27 Mai 2015 (21e siècle) « le Président de la République – un  certain François Hollande – s’était, comme à son habitude, tourné vers le passé en y recherchant des personnages de grande valeur morale et patriotique afin de donner du sens à sa fonction »…. « ne pouvant envisager l’avenir de son pays sans se tromper et donc tromper les Français, il avait consacré une grande partie de son mandat à prononcer des discours à l’occasion d’évènements historiques, quitte à les provoquer lui-même. C’est ainsi que quatre personnes furent « panthéifiées » ce jour-là (les deux femmes et MM. Pierre Brossolette et Jean Zay)

« Il semble qu’il affectionnait ces discours qui ne l’engageaient aucunement. Déjà, le 21 février 2014 il rendait hommage à la résistance de l’époque, le 6 juin de la même année il discourait sur les plages de Normandie en mémoire du débarquement de tous les alliés, en fin d’année, le 15 décembre, c’était au Musée de l’immigration qu’il exprimait sa satisfaction. Le 27 janvier 2015 on le retrouvait au pied du Mémorial de la Shoah ! Tous ses discours prononcés en ces lieux étaient en rapport avec la deuxième et terrible guerre mondiale du 20e siècle. Au printemps 2015, le 10 mai, c’est au cours d’un voyage exotique qu’il fut inspiré en inaugurant un monument dédié à l’esclavage à Pointe à Pitre (Guadeloupe). »

La biographie de cet homme politique précise « qu’il était né en 1954, d’un père médecin O.R.L. nourrissant une affection certaine pour le Maréchal Pétain (Chef de l’Etat Français ayant collaboré avec les envahisseurs allemands) ; qu’il avait reçu une éducation catholique mais qu’il s’était construit sa propre ‘philosophie de vie’ ( ?). Il passa sa jeunesse à Rouen puis à Bois-Guillaume, ville résidentielle sur les hauteurs de Rouen. Son père ayant vendu clinique et maison installa sa famille à Neuilly-sur-Seine ! Le jeune garçon poursuivit, sans problème financier, ses études à Paris, H.E.C, l’Institut des Hautes Etudes Politiques de Paris, et en 1980 il sort de l’E.N.A.

Cet homme apparait comme n’ayant jamais eu de difficultés financières ni de passé glorieux ; cela expliquerait peut-être  le besoin qu’il avait de magnifier des personnages et des évènements de France, en tentant de s’en approcher et de prendre de la hauteur par des discours fades et des attitudes frôlant le ridicule. Peut-être voulait-il s’exonérer du passé « vichyste » de son père ?

Toujours est-il qu’il dépassa les limites du raisonnable en introduisant au Panthéon quatre personnes honorables d’un coup. Non ! Deux, et deux cercueils vides !

Pour tout dire, les familles avaient refusé que les corps quittent leurs village ; alors, coûte que coûte, et pour donner plus de vraisemblance à la cérémonie et convaincre les familles, de la terre, un peu de terre fut prélevée en cimetière, introduite dans un récipient , transportée à Paris sous bonne garde et, enfin, déposée dans le cercueil.

A-t-il imaginé un seul instant le désarroi des membres des familles de Gaulle-Anthonioz et Tillion marchant derrière deux « caisses vides » ? Pour la gloire de qui ?

N’eut-il pas été plus humain que soient découvertes devant ces personnes deux plaques de marbre sur lesquelles auraient été gravés nom, prénoms, photo, et texte simple expliquant l’honneur fait à ces deux personnes ? Les enfants et autres apparentés auraient pu regarder  et lire ces plaques avec beaucoup plus d’émotion et de fierté.

Et le final du discours, plagiant celui d’un autre grand homme politique et écrivain français : André Malraux, frisait la mystification : « Prenez place, c’est la vôtre ». Seulement deux âmes sur quatre l’entendirent !

Pierre Le Jeune

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