Pap Ndiaye et Blaise-Adolphe Diagne

Pap NDIANE et son patronyme fort sénégalais parcourent allègrement la toile et la une des médias. Rappelons-le brièvement. Fils d’une enseignante d’une famille de fermiers de la Beauce et d’un père ingénieur sénégalais, il a accompli de brillantes études en France, sans éprouver un quelconque sentiment d’exclusion. Tout change lors d’un séjour aux STATES : c’est le CHOC ! « Il n’y a pas aux Etats-Unis de modèle de citoyen abstrait qui commande de faire fi des particularités individuelles ». Il se découvre donc noir sur le tard et se rue sur l’œuvre d’un autre mulâtre, passablement « siphonné », Frantz FANON, laudateur des pires terroristes du FLN (1). La « condition noire », le titre d’un des ouvrages de P.N., est plus que symptomatique de l’état d’esprit de notre nouveau mulâtre de plus en plus « noiriste » !

Le complexe du mulâtre est soit de vouloir être considéré comme plus noir que les Africains, soit de se proclamer plus « blanciste » que les Européens d’origine (2). Pap n’est-il pas, quelque part, le fils spirituel de FANON et de SARTRE, alliés objectifs responsables du premier du massacre des harkis. Cependant, la messe n’est pas entièrement dite, même si le cours des événements semble prendre une direction des plus inquiétantes.

A présent, cédons la place à un Africain, vraiment authentique, qui n’a jamais dévié du droit chemin ! Blaise Adolphe DIAGNE est né le 13 octobre 1872 sur l’île de Gorée. Après d’honorables études dans divers établissements de la France profonde (dont celui des Frères de Ploërmel) il est reçu au concours du service des Douanes. Nommé en Guyane, il ne craint pas d’affronter à l’occasion sa hiérarchie avec à la clef, une suspension de deux mois pour « insubordination » (3). Puis, il se présente, de retour au Sénégal, à la députation. Élu de justesse, il arrive au Palais Bourbon, en juillet 1914. Sollicité par Clemenceau, il organise l’enrôlement de 63 000 soldats en A.O.F. et 14 000 en A.E.F. Lors de la fin de la Première Guerre mondiale, il apparaît comme une personnalité incontournable entre la France et les territoires africains.

En 1919, DIAGNE devient le président du premier congrès panafricain à Paris, où il rencontre Web DUBOIS (4) et Marcus GRAVEY ; les trois susnommés apparaissent comme des figures autrement plus remarquables que celles des minables CRAN (-istes) de surcroît postérieures et très éphémères ! DIAGNE est intransigeant lorsqu’il s’agit de dénoncer les actes racistes. En 1919, par exemple, deux touristes américains (5) chassent deux officiers africains d’un bus car ils ne comprenaient pas que la ségrégation raciale ne soit pas appliquée en France. DIAGNE proteste, ce qui conduit le président de la République à se prononcer. En 1922, suite à son intervention, le boxeur Battling SIKI, originaire de Saint-Louis, est rétabli dans ses droits, après avoir été injustement dépossédé de son titre, attribué à Marcel CARPENTIER, pourtant battu par K.O. Dans les années 30, il livre la bataille de l’arachide, en usant de son influence pour que les députés accordent une subvention à l’arachide sénégalaise. Abrégeons !

Secrétaires d’Etat aux Colonies dans trois Cabinets de Pierre LAVAL, il meurt d’épuisement à Cambo-les-Bains (6). Pour la postérité, deux lieux publics prestigieux portent son nom : l’aéroport international sis à quarante kilomètres de Dakar et une des plus grandes avenues de la capitale sénégalaise. Relevons également le lycée de Dakar à son nom.
Qu’en sera-t-il de PAP NDIAYE, de son vivant ou pas ?

Jean-Michel WEISSGERBER
Colmar, le 15 octobre 2022

RENVOIS :
(1) Partisan de la même cause finalement, le super-collabo Maurice DUVERGER a été ciblé deux fois par l’O.A.S.
(2) Il convient d’entreprendre une bonne analyse psychiatrique des timbrés de tous les bords, les allumés de l’aryanisme pur et dur certes, mais surtout ceux qui apparaissent aujourd’hui les plus dangereux qui, hier, se revendiquaient « anticolonialistes » et aujourd’hui, « décoloniaux ». Allo ? Houria B !
(3) Pap apparemment reste dans la docilité tous azimuts, ce qui plaira à QUI DE DROIT !
(4) DUBOIS d’origine haïtienne avec un nom bien français, ce qui est révélateur du fait que c’est en France en premier que l’on s’est intéressé aux Noirs, et ma récente contribution consacrée à Sonia ROLLAND, persuadée à juste titre que son pays, la France, est ouvert et tolérant !
(5) Les Américains justement qui ne cessent de nous administrer des leçons de morale ! Allo PAP ?
(6) Cambo-les-Bains où est décédé un demi-siècle plus tard le président du Conseil National de la Résistance, Georges BIDAULT.

 

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11 Commentaires

  1. Une femme noire a reçu le titre de réfugiée aux Etats-Unis car étant originaire de Trinidad et Tobago elle était maltraitée car considérée comme trop noire de peau !

  2. Merci beaucoup pour toutes ces informations !
    Donc ce nouveau ministre manque d’originalité et d’imagination : il a passé sa vie à refaire ce qu’il a vu ailleurs, et comme c’est un Gôchiasse de la pire espèce, il aime garder son bec grand ouvert pour émettre des sons, même s’ils ne riment plus à rien.
    C’est le propre des Gôchiasses : crier, hurler, émettre des sons, ça les émoustille, leur donne l’impression d’exister même s’ils ne comprennent rien et donc qu’ils n’ont rien à dire. D’ailleurs ce sont toujours eux qui monopolisent les micros sur les plateaux de TV ou de radios. C’est leur caractéristique première.
    La seconde : c’est qu’ils pensent à l’envers… mais ne s’en aperçoivent que lorsqu’il est trop tard.
    La troisième : c’est qu’ils se pensent progressistes, mais qu’à chaque fois ils font reculer la société de plusieurs siècles en arrière…

  3. Blaise Diagne a eu un fils, Raoul, qui deviendra joueur de football professionnel au Racing Club de Paris, mais également le 1er joueur noir à être sélectionné en équipe de France en 1931 ! Il participera à la Coupe du Monde 1938 jouée en France, où nous battrons les Belges en 8e avant d’être éliminés en quarts par les Italiens, tenants du titre et futurs vainqueurs…

  4. Mais oui, ce temps n’est pas lointain, Léopold Sedar Senghor est décédé en 2001. Mais les politiques étaient déjà atteints d’imbécilité car Chirac n’avait pas voulu assister à l’hommage célébré en l’eglise St Germain des Près. Apres tergiversation, une délégation française est allée aux obsèques au Senegal pour rattraper le coup. Il y avait Monsieur et Madame tout le monde français à la cérémonie de St germain des Près!! Les Africains ne connaissent pas les personnes citées dans l’article les reseaux sociaux ont donné voix à des Rhoaka Diallo et autres phénomènes.

  5. Le complexe du métis, les exemple abondent…2 exemples bien connus : Bob Marley ou le putride barak obama…

  6. La carrière de Blaise Diagne démonte le mensonge éhonté des gauchistes qui prétendent que jusqu’à eux (comprendre les années woke) les Noirs étaient écartés de tout poste de responsabilité.
    Or, pour peu qu’ils aient fait des études, la France coloniale leur offrait des postes de choix comme au guadeloupéen Lacascade gouverneur d’Océanie en 1887, puis des Comores en 1893, ou le guyanais Félix Éboué, gouverneur de l’Afrique équatoriale française en 1936, puis compagnon de la Libération, ou encore le guyanais Gaston Monerville, ministre des colonies puis président du sénat en 1958.
    Sans oublier Senghor et Houphouet Boigny, ministres d’état en France, avant de devenir présidents de leur pays.
    Mais ces personnes devaient leur réussite à leurs mérites, pas à la discrimination positive et aux quotas.

      • Tout à fait vrai. C’est imparable. Vociférations et victimisation sont des signes d’impuissance, en l’occurrence c’est la preuve de l’inadéquation à la volonté et la fainéantise chronique à se positionner comme être humain.

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