Papa porte une robe : de mieux en mieux, l’école de Peillon !

Publié le 30 mai 2013 - par - 4 715 vues
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Parmi les nouvelles bibles pédagogistes, un conte pour enfant sera à l’étude à la rentrée 2013 dans les classes de GS, CP et CE1 :

« Papa porte une robe » :

http://24heuresactu.com/2013/05/23/papa-porte-une-robe-dans-le-programme-cp-ce1/

http://www.altersexualite.com/spip.php?article66

C’est Cendrillon revue et corrigée en boxeur travesti : moins romantique mais plus dans l’air du temps.

Notons au passage que ce sont des voix dans la tête  du malchanceux boxeur qui lui somment de porter une robe- entendre des voix, c’est normal dans les nouvelles pédagogies– et qui, comme l’héroïne de notre enfance perd son escarpin rouge carmin, non plus en rentrant très en retard dans son pauvre logis, mais en sauvant le chat de la voisine laquelle désire retrouver le pied de cette magnifique chaussure et promet de le couvrir de millions.

L’appât du gain, c’est plus pragmatique que les grands sentiments.

Bon, c’est une histoire et rien qu’une histoire, dira- t- on.

Mais plus encore que cette fable qui doit faire se pâmer d’extase toutes les Fourest et Belkacem de France et de Navarre, c’est la feuille de route donnée aux enseignants qui me cloue sur place.

Les objectifs spécifiques à atteindre donnent envie de déscolariser illico tous les gamins de ce pays.

Ri7Peillon Belkacem1- Contribuer à déconstruire les stéréotypes.

Traduction : ôter tous les repères, naturels de préférence qui , comme chacun le sait, sont forcément de droite et la droite, c’est le passé qui pue la soupe rance , c’est réactionnaire et intolérant.

C’est dit, c’est écrit, c’est ce qui sera fait : non, non, un homme n’est plus obligatoirement un homme, il faut dépasser la vision biologique du mâle, pourrait dire une Caroline Fourest, un papa ne ressemble plus inévitablement à un papa avec la barbe qui pique le matin et qui rechigne à se mettre de l’écran solaire sous 45 degrés. Un papa a le droit de s’habiller comme une maman parce que une maman, elle, a le droit de mettre des pantalons depuis très longtemps. C’est pas vrai, les enfants ?

Application à la lettre des ordres de Vincent Peillon :

« Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix ».

Parents, sachez le, tout ce que vous vous échinez à construire chez vos enfants sera irrémédiablement déconstruit par l’Ecole de la République.

Les choix ne se feront dorénavant plus à partir du modèle singulier et unique que représente la famille aux yeux de ses enfants et qu’ils remettaient en question par la découverte d’autres modèles. Avec la méthode Peillon, les gosses n’auront plus 1 repère  sur lequel s’appuyer puis cogner l’adolescence venue, elle va fabriquer des petits sans colonne vertébrale sensés  être en mesure de choisir au Supermarché de la Propagande Nationale parmi les kyrielles de modèles politiquement admis.

Tous les parents du monde le savent, c’est le nihilisme le meilleur vecteur des choix adultes !

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/09/02/97001-20120902FILWWW00013-morale-laique-peillon-fixe-des-objectifs.php?cmtpage=2

Au passage leur sera glissée la théorie du genre qui nous indique la construction éducative et sociétale de la sexualité, qu’on n’est en réalité jamais sûrs, en tant que fille ou garçon, de se sentir  attirés par les filles si on est un garçon et vice versa. Vous le savez bien, les enfants, puisque la maman de Machin depuis l’an dernier a quitté son mari  parce qu’elle aimait sa copine qui est devenue sa femme. C’est pas vrai, les enfants ?

 » Oui, mais sa nouvelle copine, elle ressemble à un homme, est- ce qu’il faut l’appeler son nouveau mari ? »

 » Tu n’a rien compris, tais- toi et écoute ».

2- Construire sa personnalité au sein de la communauté scolaire.

Traduction : l’école ne transmet plus les savoirs ( ça fait 30 ans que ça dure  ) – tellement convenus, on le sait bien- façonnons de braves et ignares petits clones socialistes consommateurs invétérés. Ils le valent bien.

Voyons les pré requis et autres activités préalables :

Participer à un atelier philo ou du moins aborder des thèmes d’ordre symbolique.

Traduction : s’extasier sur la capacité des enfants de 4, 5 ou 6 ans à réfléchir aux grandes questions existentielles de la vie.

Je ne sais pas pour vous, mais quand je m’aperçois de toutes les lacunes même après des années de lectures et d’écriture, du vocabulaire indispensable pour nuancer et préciser la réflexion, d’ éducation des neurones pour réfléchir sans tomber, comme se plaisait à le dire mon prof de philo, dans les travers de Madame Michu :   » opinion n’est pas argumentation », eh bien, ça ne va pas voler haut dans les classes philo de GS, CP, CE1 !

Pas grave, le but à atteindre, c’est l’excellence dans la médiocrité.

Passons au matériel à utiliser.

Là, les enseignants doivent avoir de quoi noter– les crayons aussi semblent être devenus fachos- ou de quoi enregistrer les paroles des élèves. Ben oui, pour ne pas perdre toutes les perles qu’ils ne manqueront pas d’entendre ! Soit dit en passant, je n’aurais pas apprécié, mais pas du tout, que mes enfants aient pu être immortalisés dans un magnétophone…Et s’ils s’en  servaient contre eux, un jour ?

« Si, vous aviez dit cela quand vous aviez 4 ans »…

Le déroulement de la séance- on se croirait chez le psy- doit être organisé collectivement.

Penser tout seul, réfléchir tout seul, faire tout seul, ça c’était l’école de papa, et ben justement, papa n’existe plus ! Na !

Voilà la nouvelle Ecole de la République qui s’entraîne depuis trop longtemps déjà au dressage des générations futures fabriquant d’épouvantables petits soldats citoyens de nulle part,  complètement incultes, drogués consommateurs et jouisseurs avec pour avenir dans leurs cartables des CDD à perpète payés au rabais.

Caroline Corbières

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