Pape François, pardonnez-nous d’aimer notre pays

Publié le 25 juin 2015 - par

PapefrancoisLe pape François a déclaré il y a quelques jours de cela que ceux qui refusaient d’accueillir les migrants avaient “besoin du pardon de Dieu”. Et le collège cardinalice de renchérir que l’accueil des migrants pourrait être “une réparation à la colonisation”.

On ne s’attardera pas ici sur le houleux débat à savoir si la colonisation a été un mal ou un bien, même si nos “frères noirs à la main chaude” nous ont comblés de moult présents et enrichi notre culture, je pense que la France n’a pas non plus à rougir de son passé sur les terres qui, après son départ, sont devenues des républiques bananières dignes d’un roman d’Alfred Jarry.

Donc, Francesco, l’évêque de Rome affirme que celui qui n’accueille pas les migrants dans son pays déjà gangréné par l’immigration et le chômage, aurait besoin du pardon de Dieu. Ce même Dieu au nom duquel tant de chrétiens se sont battus au cours des siècles pour garder l’identité de leur pays intacte. Eh oui, à une époque le christianisme était vecteur du réveil national, ce qu’il n’est plus depuis Vatican II et  encore moins depuis qu’il a été infesté par l’humanisme larmoyant qui consiste à se sacrifier pour des étrangers et laisser ses propres enfants mourir la gueule ouverte.

Et puis, pardon pour quoi, je vous prie? Pour vouloir donner des logements à nos indigents plutôt qu’aux réfugiés économiques.

On ne peut nier au regard de l’actualité internationale qu’il y a dans ces pays d’Afrique des dictatures et des conditions contraires à l’image que l’on a d’un pays développé. Pour autant, ne serait-il pas plus sage et salutaire de retirer notre soutien à ces dictateurs pourris de la Françafrique et d’aider ces gens chez eux à bâtir des pays aux structures développées, au lieu de les faire venir par bateaux en Europe? Ou alors, nous demandera-t-on demain d’accueillir les habitants de la Floride, contraints de quitter leur État suite à la montée des eaux?

Nicolas Kirkitadze

 

 

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