Parachutistes : hommage à ceux qui ont choisi de servir la France

French paratroopers from the 13th Parachute Dragoon Regiment (French: 13e Régiment de Dragons Parachutistes) take part in the annual Bastille Day military parade on the Champs-Elysees avenue in Paris July 14, 2010. AFP PHOTO /THOMAS SAMSON (Photo by THOMAS SAMSON / AFP)

« Ils viennent d’un autre temps, d’un autre ciel. Ce sont les derniers fidèles d’une austère religion, celle du courage… Seuls, ils échappent au grotesque d’une époque dérisoire. Ils viennent d’un monde où on ne triche pas… Ils sont de l’espèce qui se rase pour mourir. Ils croient à la rédemption de l’homme par la vertu de l’exercice et du pas cadencé. Ils cultivent la forme physique et la belle gueule. S’offrent le luxe des réveils précoces dans les matins glacés et des marches harassantes pour la joie de s’éprouver. Ce sont les derniers poètes de la gratuité absolue. » (Dominique Venner).

 

Il y a quelques jours – les 29 et 30 septembre précisément – j’étais à Bayonne pour l’assemblée générale de l’association « Qui Ose Gagne »  et pour honorer saint Michel, saint patron des parachutistes, avec mes camarades du 1er RPIMa (1) à la Citadelle « Général Georges-Bergé » (2).

Quelques milliers de parachutistes,  destinés à l’Indochine puis à l’Algérie, ont été formés à la Citadelle avant que le 1er RPIMa ne l’occupe en 1960. Depuis 1960, Bayonne est restée la ville de garnison du 1er RPIMa, et les Bayonnais  sont très attachés à leur régiment.

Ne m’en veuillez pas si aujourd’hui, pour une fois, je n’ai pas envie de commenter l’actualité, les conséquences de la  guerre en Ukraine, les restrictions à venir, les rodomontades de Macron, les fanfaronnades de Bruno Le Maire et autres témoignages de la médiocrité de notre classe politique.

Je préfère vous parler de gens qui ont choisi de servir la France, quand tant d’autres sont là pour se servir et rêvent que la « start-up France » devienne un « land » européen.

Le 1er RPIMa est l’une des unités les plus décorées de France et les hommes qui servent dans ce régiment d’élite, bien qu’ils cultivent la discrétion, méritent qu’on parle d’eux.

Ils sont les dignes héritiers des premières demi-brigades SAS (3) qui se sont battues en Crète, à Benghazi, sur le front libyen, en Cyrénaïque, en Tunisie…

Ils descendent en droite ligne du « Bataillon du ciel » largué à Plumelec le 6 juin 1944 à 0 h 40.

Disons un mot de leur chef, ce personnage hors normes qu’était le commandant Pierre-Louis Bourgoin : lieutenant de réserve en 1939, Bourgoin rejoint dès juin 1940 les Forces Françaises Libres.

Il participe ensuite à la campagne de Syrie, en juin 1941, et y est blessé au pied droit par un éclat d’obus. En mars 1942, il est à nouveau blessé par balle, au genou. En juin 1942, il survit à un crash d’avion mais souffre de fractures multiples. Mais rien n’arrête ce héros : il effectue un stage commando parachutiste, puis est affecté aux services secrets britanniques. Il réalise, à la tête de son commando, des coups de mains en Tunisie. En décembre 1942, il reçoit la mission de désorganiser les arrières de l’ennemi.  Le 19 février 1943, avec son groupe, il traverse les territoires occupés par deux ou trois divisions allemandes, situe l’emplacement de pièces d’artillerie, détruit un pont d’une importance primordiale pour l’ennemi  et ramène son groupe au complet.

Alors qu’il se rend en Algérie, le 23 février 1943, au retour d’une mission de reconnaissance, son véhicule est mitraillé par un avion allemand. Bourgoin porte… 37 blessures et est amputé du bras droit. Son bras gauche a trois fractures. Il réussit à échapper aux Allemands en s’enterrant dans le sable et est recueilli par une patrouille anglaise. Il est soigné à l’hôpital de Philippeville et part en Angleterre, le 1er octobre 1943, après sept longs mois d’hospitalisation.

Surnommé « le manchot », il est nommé commandant. Fin 1943, il prend le commandement du 4e Régiment du « Spécial Air Service », une unité française de 500 hommes qui deviendra, en 1944, le 2e RCP (4). En vue du débarquement, il entraîne son régiment en Angleterre, puis en Écosse. À partir de la nuit du 5 au 6 juin 1944, son régiment est parachuté en Bretagne afin d’y fixer les troupes allemandes présentes sur place. Lui-même est largué, à sa demande et malgré son handicap, avec un parachute bleu-blanc-rouge, cadeau des Anglais, dans la nuit du 10 juin, à côté de Saint-Marcel, en Bretagne. L’un de ses hommes, le caporal Émile Bouétard, probable premier tué du débarquement, était un parachutiste  français (5).

Ces parachutistes, on va les retrouver dans les combats de la Libération et lors de l’opération « Amherst », aux Pays-Bas, en avril 1945.

Les paras iront ensuite se faire tuer – nombreux – dans les rizières d’Indochine, puis du 13  mars au 7 mai 1954, des bataillons parachutistes  entiers disparaîtront à Diên-Biên-Phu.

Ils obtiendront, plus tard, une victoire-éclair lors de l’Opération « Mousquetaire » à Suez en 1956, sous les ordres de chefs prestigieux comme Massu et Château-Jobert.

Ils gagneront la bataille d’Alger en 1957, puis, en avril 1961, beaucoup d’entre eux choisiront « les voies de l’honneur »  pour ne pas trahir l’Algérie française.

Viendra, ensuite, la génération de parachutistes des « Opex »(6) ; elle saura se monter digne de ses grands anciens, ceux-là même qu’elle honore dans un chant de tradition :

« Nos anciens ont souffert sur la piste/ Comme des chevaliers et des preux/

Dans ton cœur sois le parachutiste/ Toujours prêt à faire aussi bien qu’eux… »

J’ai  servi au 1er RPIMa. « De mon temps », comme disent les vieux, le régiment (7) formait ses paras pour les envoyer faire le coup de feu au Tchad. Au nom d’accords anciens, la France soutenait  le régime corrompu de François Tombalbaye aux prises avec un « Fro-Li-Nat » (Front de Libération Nationale) qui voulait le chasser du pouvoir.  N’Djamena s’appelait encore Fort-Lamy. Traumatisé par la guerre d’Algérie, le gouvernement ne voulait pas risquer la vie d’un « p’tit gars du contingent » dans ce conflit lointain et n’envoyait là-bas que des soldats de métier.

Un camarade, retrouvé 40 ans après nos classes à Bayonne, à l’occasion de la sortie de mon premier livre, m’a rappelé qu’en janvier 1970, notre section d’instruction comptait 69 hommes. Le 22 mai 1970, lors de l’obtention de notre brevet parachutiste, à Pau, nous n’étions plus que… 29.

Un écrémage qualitatif aussi sélectif, sinon plus, que dans les unités de Légion.

Les Français ne savent absolument rien des combats du Tchad de fin 1969 à 1972,  ce qui peut se comprendre puisque personne n’en parle.  Là-bas, les commandos paras de la  6e CPIMa (8) ont eu une soixantaine de blessés et 26 tués. Le 23 mai 2014, l’ « Amicale des Eléphants Noirs » –  les anciens de la 6e CPIMa – inaugurait une stèle dans la Citadelle  à la mémoire de ses morts (9).

Quand j’ai été incorporé, en janvier 1970, on m’a affecté à la section Hoareau. L’adjudant Étienne Hoareau a, par la suite, servi dans « l’Assistance militaire technique » (AMT) de l’armée tchadienne. Il  y commandait une section parachutiste.  Son véhicule a sauté sur une mine. Il est mort le 28 mars 1972 à Ouaddaï. L’autre section d’instruction avait pour adjoint le sergent-chef  Christian Large. Lui aussi  est parti  dans  l’AMT du Tchad. Il est mort le 24 mars 1971, sous l’assaut d’une forte bande rebelle, à Ouled-Bili.

À la fin août 1972, le général Cortadellas, commandant les troupes au Tchad, rendant compte de sa mission, déclarait que nos pertes étaient de 41 tués et de 102 blessés. Son propre fils, Bertrand Cortadellas, sergent-chef à la 6e CPIMa, avait été tué le 23 janvier 1971 à Moyounga.

Je n’ai pas eu l’honneur de servir à la 6e CPIMa, mais en hommage à mes camarades tombés au Tchad, j’ai consacré un chapitre d’un de mes livres à leurs combats oubliés (10).

Puis, pendant des décennies, jusqu’aux « printemps arabes » les opérations extérieures à caractère offensif  ont cessé à l’exception de celle du 2e REP sur Kolwezi en 1977, avant la guerre du Golfe et les « Opex » actuelles en Afrique.

Entre-temps, nos dirigeants,  socialistes ou assimilés, ont inventé les « soldats de la paix » ce qui nous a amenés à certaines situations catastrophiques (entre autres, l’affaire du « Drakkar » qui coûta la vie à 58 parachutistes français) : des missions d’interposition entre belligérants, à caractère défensif ou d’observation, sous la bannière de l’ONU ou d’une force internationale…

Depuis les « printemps arabes », la déstabilisation de toute l’Afrique subsaharienne a amené la France, plus ou moins lâchée par ses « alliés » européens, à reprendre des opérations offensives mais elle le fait avec des moyens dérisoires : notre armée est réduite à une peau de chagrin ; nos soldats n’en sont que plus héroïques ! Les paras sont revenus au Tchad en 1983-84, avec d’autres soldats français, pour l’« Opération Manta ». Puis il y eut l’« Opération Épervier » jusqu’en août 2014, puis l’« Opération Barkhane »… etc. etc.

Je suis assez mal placé pour vous parler du 1er RPIMa depuis qu’il est l’une des unités de nos « Forces Spéciales », d’autant plus que ses missions se doivent de rester confidentielles. Sachez  que nos « Forces Spéciales » font notre fierté, qu’elles sont citées en exemple dans le monde entier et que leurs hommes sont prêts à risquer leur vie dans les missions les plus périlleuses.

Gilles Perrault, qui a servi chez les paras mais ne les porte pas dans son cœur, a écrit :

« Les parachutistes forment un clan fermé au monde extérieur… qui possède ses références, ses rites, ses légendes. Les parachutistes racontent des histoires qui se ressemblent toutes par une exaltation de la bravoure et du sacrifice inutile… : se battre par solidarité, sauter avec les autres pour ne pas être un salaud… plus que pour un idéal collectif et indiscutable qui n’existe plus… » (11).

Ce qu’il dit est assez vrai, mais ce qu’il dépeint – et ne peut pas comprendre, l’imbécile ! – s’appelle chevalerie, altruisme, don de soi, abnégation, courage, sens du devoir et/ou du sacrifice.

De nos jours, quand un soldat du 1er RPIMa tombe en mission, personne n’en parle : la discrétion est de mise au sein de  nos « Forces Spéciales ».

Aujourd’hui, l’occasion m’est donnée de rendre hommage à tous ces paras tombés dans les coins parfois les plus improbables, sans tapage, sans faire parler d’eux, sans déranger la quiétude et la bonne conscience des embusqués et des bourgeois.

Hier, lundi 3 octobre, une députée de « la France insoumise », reprenant une insulte qui serait, paraît-il, d’origine gitane, nous invitait à « manger nos morts ».  Et bien non madame, chez nous on ne mange pas nos morts, on les honore. Ce respect de la terre et des morts, c’est un devoir que nous a inculqué, entre autres, Maurice Barrès. Ce même Barrès qui disait : « Un régiment, c’est un nouvel être. Il a une tête, le chef ; des muscles, les hommes ; un système nerveux, qui est le cadre. »

L’association « Qui Ose Gagne », l’amicale des anciens du 1er RPIMa, compte à ce jour plus de 900 membres actifs (à jour de cotisation), ce qui traduit un véritable attachement, qui n’est pas seulement sentimental, à ce régiment hors normes.

Eric de Verdelhan

1) 1er Régiment Parachutiste d’Infanterie de Marine.

2) Elle est baptisée « Citadelle général Georges-Bergé »  depuis le 15 septembre 1999.

3) « Spécial Air Service » : Unités crées en Angleterre dès 1940.

4) 2e Régiment de Chasseurs Parachutistes.

5) J’ai consacré un chapitre de mon livre « Mythes et Légendes du Maquis » (Editions Muller ; 2019) au Maquis de Saint-Marcel.

6) « Opex » pour « Opérations Extérieures ».

7) Ainsi que le 8e RPIMa de Castres.

8) Une simple compagnie parachutiste. Ses paras sont connus sous le nom d’ « Éléphants Noirs ». Leur amicale a édité un ouvrage collectif « Les paras oubliés ». Le titre reflète une réalité.

9) Cette stèle comporte  27 noms. Le 27e est tombé le 19 février 1964, à Libreville, au Gabon : il s’appelait Serge Arnaud. Lui aussi est mort à 20 ans, mais ailleurs et avant les autres.

10) « Cœur chouan et esprit para ». Éditions Dualpha ; 2020.

11) « Les Parachutistes » Éditions du Seuil ; 1961.

 

 

 

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19 Commentaires

  1. Comme je les plains nos camarades d’active ! Plus que jamais auparavant, ceux ayant une vraie conscience patriotique, au contraire des carriéristes et autres « bifteckards », sont dans une position morale terrible : comment continuer à servir aujourd’hui une Armée au service d’une mafia et puissance étrangère, bien loin des idéaux légués par nos ancêtres ?…

  2. « (entre autres, l’affaire du « Drakkar » qui coûta la vie à 58 parachutistes français)  »

    Le devoir de mémoire envers eux et d’autres est toujours de rigueur dans ma commune. On ne vous oublie pas.

    « De nos jours, quand un soldat du 1er RPIMa tombe en mission, personne n’en parle : la discrétion est de mise au sein de nos « Forces Spéciales ». »

    Et pas qu’au 1er RPIMa. Le silence est de rigueur même si des cérémonies discrètes sont tout de même organisées en présence de la femme et des enfants. Ces personnes ont une famille.

    « Ce qu’il dit est assez vrai, mais ce qu’il dépeint – et ne peut pas comprendre, l’imbécile ! – s’appelle chevalerie, altruisme, don de soi, abnégation, courage, sens du devoir et/ou du sacrifice. »

    Et aussi comprendre la définition de « Frères d’armes » qui reprend les termes ci-dessus.

  3. La priere du paradis est un des plus beau chant militaire qui soit….pour celui qui sait entendre le sens des paroles.
    Honneur aux para….toujours.

  4. Ce sont des brigades de crétins !
    Une armée est faite pour défendre un territoire national et non pour défendre un système sans frontière ! Ce sont donc au mieux des mercenaires de l’OTAN liés à l’organisation mafieuse CIA qui encadre et manipule la « White House » !
    Des crétins payés au SMIC, de la viande sur pattes qui accepte de se faire exploser sur des territoires étrangers pour le bon plaisir de la reine des putes qui trône à l’Elysée, actuellement pour la tarlouze Emmanuel Macron qui préside le système pour la France !
    Il faut voir la gueule des fiottes galonnées 4 et 5 étoiles qui se vautrent dans les médias de propagandes (LCI et BFM) pour savoir que l’armée « française » est juste bonne à défiler le 14 juillet ! Un véritable soldat français ne peut pas obéir à une salope galonnée comme ce 5* Yakovleff !
    Vive la RUSSIE !

    • Malheureusement, le soldat est à la botte du politique qui a été élu par un peuple à côté de la plaque. C’est le soldat qui paye comptant les décisions et renoncements du susdit.
      Doit il entrer en rébellion quand les élites sont pourries comme depuis 30 ou 40 ans? Et leurs chefs?
      Le sens du devoir a encore un sens pour eux.

  5. Moi je rend hommage aux fantassins qui se transportent sur leurs jambes comme ceux du 2e régiment étranger d’infanterie

  6. Ah ! Les paras, la gloire, les médailles, le cercle fermé d’une caste ! Mais ceux d’aujourd’hui valent ils ceux qui n’ont pas sacrifié leur honneur, qui ont du faire pénitence dans les geôles gaulliennes ? J’en doute. Car ceux là ont un devoir envers ceux qui les admirent, le peuple français qui voudrait bien de leur courage, de leur combativité pour mettre fin au règne des voyous qui nous gouvernent mais hélas ceux là détiennent le pouvoir du tableau d’avancement, et on ne combat pas contre le tableau d’avancement….

  7. Respect à ces braves.
    Mon père, évadé de la France occupée en mai 1943, à l’Age de 21 ans, a été formé comme parachutiste en Afrique du Nord, et incorporé au 1er régiment de parachutistes (donc, le 1er RIMa, si j’ai bien compris), jusqu’à la fin de la guerre. Il ne nous parlait pratiquement jamais de la guerre et de ce qu’il avait vécu. J’ai vu dans ses papiers militaires qu’il avait eu pendant la guerre une citation pour sa bravoure.

  8. Non, non mille fois non. Ils ne défendent pas la France. Ils n’en ont rien de rien à fiche. Que n’ont-ils pas encore pris les armes pour la remettre dans le droit chemin, celui de Dieu, c’est personnes. Arrêtez de rêver éveillés. Non, ils ne défendent pas la France, ce n’est pas leur moteur, cela ne remue pas leurs tripes. Ils obéissent à des mafieux diaboliques, cela ne les dérangent pas !!

    • « Le soldat n’est pas un homme de violence.Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller jusqu’au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli. » Saint Exupéry.
      Merci monsieur Verdelhan pour cet hommage ô combien mérité!Les paras cultivent fidélité, honneur et bien sûr courage, ce qui manque cruellement à nos bonshommes aujourd’hui. Je ne leur jette pas la pierre, ils ont vécu une époque où le mot « guerre » ne leur parlait plus sauf de loin en loin, et sont stupéfaits de constater qu’aujourd’hui elle est peut-être à leur porte: ils ne sont pas prêts. Mais je reste confiante …

      • Foutaise ces embrigadés, des innocents les mains pleines ne défendent pas la France, ils défendent un système sans frontières !
        La France va bientôt appartenir aux mafias africaine (au narco trafic) qui règnent déjà sur de nombreuses grandes villes ! Les FDO sont impuissants !
        Et que fait l’armée ?
        Vive la RUSSIE ! (les russes sont les seuls à pouvoir sauver une Europe occidentale en pleine décadence)

    • Waouh, il fallait le dire, vous l’avez fait.
      Donc, si je vous suis, quand la légion a sauté sur Kolwezi, c’était non pas pour sauver des vies mais pour obéir à je ne sais quelle inspiration néfaste et mafieuse….
      Oui, les paras sont un monde à part, une caste, des valeurs et effectivement, ils aiment plus leur corps que tout le reste.
      Mais je doute que vus puissiez comprendre cela

      • Se rappeler que l’opération fût un succès et que beaucoup de civils ont été sauvés.
        Mais aussi que de nombreux charniers ont été découverts, les victimes ayant été tuées de façon barbare.

  9. Meme le ministère des armées ne soutient pas les anciens. J’ai été militaire en France. En 70, en manœuvre, j’ai fait une chute de 10 métrés. Mon poignet gauche fracturé mal soigné par des appelés de Grenoble, j’ai perdu l’extrémité de mon cubitus, remplacé par une arthrodèse. J’ai perdu mon ouïe car sous-off des transmissions et aussi moniteur de tir. La perte de l’ouïe n’est pas reconnu par l’armée. Quand a mon bras, wow je touche 90 balles par mois. Un ancien de 13e Bat. de Chasseurs Alpins.

  10. Que Saint Michel protège tous nos paras, aussi bien à l’entraînement qu’en opérations, et qu’il transperce de sa lance la bête immonde qui répand le mal dans notre pays !

    • en 67 , j’ai été incorporé à Bayonne dans l’école des transmissions , j’ai bien connu le 1 ier RPIMA , et donc la citadelle, ou nous allions faire des exercices de tire et d’autres exercices. Cette école de transmission a été après muté dans les forces spéciales. Souvenir immémorables ! Toutes les racailles sont des fiottes à côté, même des appelés comme nous.

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