Parce que la France les déçoit, ils s’en prennent à la République et à la laïcité

Ils perdent tous les pédales et cherchent des boucs émissaires les conduisant à nous diviser au lieu de constituer un front des patriotes contre l’islam, ce danger majeur.

Cela a commencé avec Soral et ses affidés qui, sous prétexte de dénoncer le complot américano-sioniste, qui serait responsable de tous nos maux, protège l’islam qu’il met au pinacle tout en crachant sur la République, les Lumières et 1789.

Cela a continué avec les conférences de la soi-disant historienne Sigaut, mise en avant par le site Egalité et Réconciliation du même Soral, diligentée pour cracher sur la République, les Lumières, et 1789 afin de restaurer une vision idyllique du catholicisme et de la royauté, sans que quiconque ne soit interpellé par les énormités qu’elle raconte, érigeant des faits divers en règles dogmatiques. Car enfin, que le Chevalier de la Barre ait été condamné par des prêtres ou des magistrats, pour un réel blasphème ou sous prétexte de blasphème pour d’autres raisons inavouables  ne change rien à cette donnée fondamentale : il a été condamné au nom du blasphème religieux, dans une société qui, parce que la loi du 9 décembre 1905 n’existait pas encore,  mélangeait sacré et profane, loi divine et loi des hommes. J’y reviendrai dans les semaines à venir plus en détail.

Cela s’est poursuivi avec Béatrice Bourges déclarant, rien de moins, la guerre aux athées, laïques et autres héritiers de 1789 dans un article paru sur Boulevard Voltaire.

Et, depuis, chaque jour amène un article, celui de Paul-Antoine Desroches sur Riposte laïque du 2 août ou, sur le même site, de Jacques Philarchein du 5 août, et d’autres ailleurs, sur Boulevard Voltaire ou autres sites, mettant en doute une énorme partie de notre héritage et notamment le concept de République.

Jacques Philarchein s’honore de dire publiquement ses doutes mais il prend ainsi une distance de fait avec Résistance républicaine dont il était un des responsables jusqu’à présent –voudra-t-il/pourra-t-il continuer, s’il décide de s’éloigner complètement de la République ? –  puisque, comme son nom l’indique, notre association puise des référents et objectifs dans la défense de la République.

Et il n’y a aucun argument des uns et des autres qui soit susceptible de nous voir remettre en cause nos fondamentaux. Non pas par masochisme ni par erreur de jugement mais par acquiescement à la première République de 1792 ;  aux concepts de Liberté, égalité, fraternité, laïcité et à cette avancée des Lumières qui, poursuivant l’œuvre de la Renaissance, remit, entre autres, en cause la notion de péché originel, rendant à l’homme sa liberté et sa responsabilité fondamentales.

Je détaillerai, dans les semaines à venir, dans une série d’articles à venir, notre héritage républicain.

Je voudrais juste rappeler, rapidement et succinctement, un certain nombre de faits à ceux qui conchient la France et son héritage de 1789 et 1905.

C’est bien vous  qui avez voté depuis 40 ans pour de faux républicains. Est-ce la faute de la République si vous avez cru qu’un Mitterrand, un Chirac, un Delors, un Sarkozy ou un Hollande (pour ne parler que des plus connus) parlaient juste ? Où étiez-vous pour leur dénier le droit de parler de la République, de la galvauder et de la trahir ? Où étiez-vous pour dénoncer Maastricht et empêcher les députés UMPS que vous aviez élus de ratifier Lisbonne en février 2008 ? Est-ce la faute de la République si les élus ont utilisé le droit de représentation pour vous trahir ? N’était-ce pas à vous d’être des millions devant Versailles en février 2008 pour faire respecter la République ?

Parce que la République, et j’y reviendrai, c’est non seulement un système qui a pour but « le bien commun », ce qui s’oppose à tout communautarisme et à toute dictature des minorités, mais c’est aussi cette invention merveilleuse qui refuse que ses dirigeants le soient parce qu’ils seraient nés de Pierre ou de Paulette et parce qu’ils seraient reconnus par un homme parmi les autres hommes, le pape. La République ne veut pas que ses  dirigeants, quelles que soient leurs qualités, capacités, idéologies, envies, convictions… lui soient imposés de façon héréditaire. Il faut un chef, toujours, et les plus anciens rois qui étaient « élus » puisque choisis par acclamation avaient plus à voir avec la République que la France de Louis XV soumise aux folies des Grands et du roi et de ses maîtresses, ou celle de 2013 soumise aux diktats d’homme que le peuple n’a pas élus, à Bruxelles, à l’OMC, au FMI ou dans les Siècle et autres Bilderberg.

Et que nous soyons en République ou en royauté ne change rien à l’affaire. La France va mal, mais l’Europe va mal dans son ensemble. Quels que soient les systèmes politiques qui sont en vigueur.

Ni la Belgique ni la Grande Bretagne, ni l’Espagne, pourtant pourvues d’un roi, n’échappent au pouvoir totalitaire de nos élites mondialisées, bruxellisées… et encore moins à la présence forte, en expansion constante, de l’islam et de ses revendications communautaristes, partout.

Telle est la réalité. Et qu’il y ait ou pas des chrétiens ne change rien, nulle part. Si le christianisme suffisait à être le rempart contre l’islam, ça se saurait, ça se verrait, puisque l’islam, dès ses premiers siècles, autour de la Méditerranée, s’est imposé dans des pays qui étaient pourtant chrétiens et qui sont devenus des pays musulmans.

Le problème ce n’est ni la laïcité, ni la République, ni les Lumières, ni l’héritage de 1789 qui sont tous une partie essentielle de notre histoire, de notre passé ; le problème c’est que des idéologies pernicieuses, des hommes corrompus, des politiciens haïssables ont dévoyé nos institutions et ont refusé d’appliquer nos lois.

On ne le répètera jamais assez, si ils avaient voulu ils auraient pu éviter tout problème avec l’islam, nos lois nous le permettaient.

J’entends par ailleurs d’aucuns faire écho de mes dernières phrases pour dire « c’est bien la représentation populaire qui pose souci, c’est bien le pouvoir du peuple d’élire ses représentants qui est calamiteuse et il vaudrait mieux un roi ou un dictateur qui sache ce qu’il fait »…

Sauf que, ce sont les paroles mêmes de nos élites battues en 2005 (on se souviendra de Strauss-Kahn déplorant l’erreur des socialistes qui avaient demandé un referendum) ou déplorant, comme Cohn Bendit, le vote des Suisses sur les minarets et appelant à les faire  » revoter » jusqu’à ce qu’ils votent bien…

Quand on n’aime pas le peuple, quand on n’est pas sûr de pouvoir le manipuler, on veut lui refuser toute liberté, tout choix.

Alors on en appelle à un roi, à un dictateur, ou carrément à l’islam, qui impose la soumission à la parole de Mahomet…

Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage. Accuser la République, les Lumières et 1789 de tous les maux sous prétexte qu’à certains moments ils auraient été trahis par des hommes, c’est une façon d’aider nos ennemis à tuer la France.

Je finirai en citant Voltaire, qu’il est de bon ton dans certains milieux de vilipender, parce qu’il incarne mieux et plus que tout autre   la dénonciation des superstitions, la liberté critique, la lutte pour la justice et l’émancipation de l’homme de la royauté, de la religion et  des préjugés.

Son conte philosophique Le Monde comme il va, Vision de Babouc, nous présente Babouc, qui a reçu de l’ange Ituriel l’ordre d’aller visiter la capitale du royaume et de décider si elle doit être détruite ou préservée. Babouc découvre une ville contrastée, avec des erreurs, des souffrances, des fautes… mais aussi avec une civilisation extraordinaire qui met en scène ce que l’homme a su faire de mieux pour lui et ses pareils. Il fait alors faire une superbe statuette faite de tous les métaux existants, les plus précieux et les plus communs et il l’offre à Ituriel en lui demandant s’il cassera cette statuette sous prétexte que tout n’y est pas or et diamant. Ituriel décide donc de laisser aller le monde comme il va.

Il en est ainsi de notre beau pays, tout n’est pas d’or et de diamant ; ni la royauté ni la République, ni le christianisme, ni la laïcité ne sont et n’ont été parfaits et n’ont su répondre à tous les défis de notre temps, est-ce une raison pour laisser notre pays et notre héritage, de Clovis à  2013, de nos ancêtres gallo-romains à 2013 exploser en mettant les patriotes anti-islam en sandwich entre les dhimmis, collabos et prosélytes islamiques et les anti-républicains, anti-laïcité, anti-1789, anti-Lumières que certains les encouragent à les  poignarder dans le dos ?

Christine Tasin

Résistance républicaine

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