Pari tenu : on était 300 en Petite Camargue !

Publié le 13 septembre 2019 - par - 1 710 vues
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De nombreux prénoms ont été modifiés pour des raisons évidentes

 8 h 30 – Ça fait plus de deux heures que j’ai démarré de chez moi dans la nuit noire, j’avais encore tout le petit matériel à charger… Je passe prendre Jacques à la gare (l’ami Jacques toujours fidèle au poste qui va se charger de faire garer en bon ordre les véhicules, assurer la sécurité et veiller à ce qu’on ne gaspille pas 1m2 de parking). On profite du trajet pour baliser le parcours à l’aide de flèches orange. Pas de temps à perdre, j’aperçois de loin la première voiture de sympathisant qui arrive avec près d’une heure d’avance.

On continue la tournée-fléchage sur quelques kilomètres avant d’arriver au Mas. Le service de sécurité (tee-shirts noirs) est déjà en place ; Titi le responsable est très concentré, il gère une équipe de 6 garçons (Kévin, Jacques, Michou, Lala, Benjamin, André) et 2 filles (Anne et Évelyne) ; j’aperçois les extincteurs stockés en bon ordre sous les arbres. (On fait très attention aux incendies – l ’herbe séchée craque sous nos pas).

Déjà, avec ¾ d’heures d’avance, une douzaine de pré-inscrits piaffent d’impatience. Damien, au contrôle a un mouvement d’humeur « avant l’heure, c’est pas l’heure !» semble-t-il grogner ! – .  Je me soumets à la fouille, comme tout le monde, puis au contrôle des billets internet. Déjà la « sécu » organise deux files pour la « fouille » qui se transforment ensuite en deux lignes selon le mode de paiement. Maryvonne, qui pense à tout, est passée chez le boulanger et une odeur de café s’élève du bar. On a pensé aux militants de « l’organisation » qui sont levés depuis déjà plusieurs heures. J’inspecte tout le dispositif, je serre les mains des militants. Émilien vient à ma rencontre. Je le trouve un peu tendu car c’est lui qui a en charge l’ordonnancement des activités. On se pose sur une table, le café et les croissants sont chauds, on repasse tout le déroulé prévisionnel du matin et de l’après-midi… pas de défection, tout baigne. On dégage la place pour faciliter l’aménagement de la dizaine de stands. Chantal s’occupe du stand de la Ligue avec Rolande chargée des adhésions. Je vois arriver nos amis de Civitas, puis le responsable du stand de la revue « Éléments ». Le bar commence à s’animer. Pour l’instant c’est uniquement un service de café qu’assure Mathieu le responsable du bar.

Il est 9 h 35 et ça commence à s’animer et je dois répondre à de nombreuses questions (emplacement du camion-restauration, coin VIP…) bien que le gros travail de mise en place ait été effectué dès la veille en fin d’après-midi par une petit groupe de camarades qui, aidé par un détachement de « Brigands », ont aménagé tous les espaces : le bar avec ses réfrigérateurs, la grande salle et ses chaises en rang cinéma, les espaces de restauration sous barnums, la sono, l’estrade-orateurs, la scène-concert en à peine un peu plus de deux heures. Avec le soleil, tout ça commence à s’animer et prend un petit air de fête à « neuneu ». Il est 10 h 15, Damien est agacé, le nombre d’inscrits augmente « trop lentement », seulement 145 sont passés au contrôle… je rassure notre camarade : on est dimanche et nos amis prennent un peu de temps puisqu’ils savent qu’on ne démarrera pas avant 10 h 30. Ce laps de temps nous permet d’ajuster l’emplacement de la chaîne de self-service. Il est vrai que cette année, au vu des préinscriptions, nous avons prévu des plateaux-repas à alvéoles afin d’éviter un encombrement toujours ennuyeux.

Au détour d’un stand nous saluons François Galvaire, nous discutons un bref instant avec Paule Bouvard de Saint-Gilles ; de loin j’aperçois Vincent Vauclin qui se présente à l’entrée et nous allons à sa rencontre. La foule grossit et se prête avec bonne humeur aux opérations de fouille. « Quand est-ce qu’on commence ? » demande Damien… « Il est 10 h 35 ! On se regarde 3 secondes… « On attaque ! » dis-je avec entrain.

Pauline nous rejoint, nous montons sur l’estrade… la salle est au ¾ pleine. C’est parti !

Émilien annonce les consignes de sécurité – pas de photos, pas de cigarettes en dehors de la zone du bar etc… -. Je vois les Bordelais amenés par Thomas se caler au fond de la salle, mon fils Olivier et ses enfants qui me font des coucous… François Jay, Alain de Peretti, Nicole Mina qui prennent place. Je prends le relai, je précise que le thème de la journée est centré sur le « réveil des peuples », je fais une petite blague pour mettre le premier orateur, dont c’est la première prestation devant un public aussi fourni, en confiance. Le bruit de la sono décide les attardés du bar à rejoindre leur place, il y a quelques personnes debout au fond de la salle, maintenant pleine comme un œuf.

Chantal Jean, d’une voix encore mal assurée, attaque sur le thème « le Sud en première ligne face à l’invasion »…  Je regagne le fond de la salle pour m’assurer que le son est audible puis m’en vais décompresser un peu à l’extérieur. Je tombe sur Patrick Jardin qui a fait près de 1 000 kms pour nous rejoindre. J’adore ce gars quand je sais le calvaire qu’il a enduré et quand je vois l’autorité qu’il a gagnée en juste un an, depuis la fête en 2018.

Nous écoutons Chantal : « L’insécurité gagne nos villes, et surtout ici, dans le Sud, avec une véritable tiers-mondisation visible de l’espace public.

Depuis quelques mois, le bilan est catastrophique, des gangs d’Albanais terrifient la population de Montpellier, grâce à l’aide d’associations irresponsables et sur-subventionnées, cas classique et généralisé de la légende du fameux cheval de Troie.

Trafics de stupéfiants globalement tolérés, violences à la sortie des collèges et lycées, vols à l’arraché, souvent sur des personnes âgées, pickpockets dans le tram. De nouvelles pratiques, jusqu’alors méconnues dans nos contrées.

La crise des Gilets jaune est l’indicateur de cette France qui souffre, croulant sous les taxes (…)

Par cette idéologie galopante et cette immigration grouillante, qui n’a désormais plus de limite à son expansion, (…) Il est temps pour le peuple de retrouver sa fierté, sa dignité, et de relever la tête. Les Français doivent reprendre le contrôle de ce pays devenu, malheureusement, une honte.

Prenons exemple sur le comte Eudes d’Aquitaine qui en 721 fut le premier Européen à réaliser l’union pour bouter les Sarrazins, 11 ans avant Charles Martel à Poitiers ». 

Sa voix commence à trembler, elle est pâle comme un linge… elle s’est un peu trop donnée sur la première moitié de son discours. Je reviens sur la scène pour la réconforter.  On l’applaudit à maintes reprises. Elle a fait le boulot… bravo Chantal.

J’ai le droit d’aller boire un café, puisque c’est maintenant au tour d’Olivier (1) de prendre la parole et qu’on peut lui faire confiance pour les discours. Le thème qu’il a décidé de traiter est : « De la colère à la reconquête »… Je l’écoute un instant, satisfait : « En novembre dernier, déployés sur les ronds-points du pays, le peuple français est enfin sorti de sa léthargie. Cette révolte en gilet jaune aura mis en évidence la présence sur le territoire de trois peuples aux intérêts antagonistes : une classe dominante de bobos émancipés du réel, une population allogène dont la discrétion rare aura été remarquée et une classe moyenne de souche en lutte contre son reflux imposé ».

François Galvaire (2) monte ensuite à la tribune pour traiter du thème « Sortir d’internet pour retrouver le terrain militant ».

Nous accueillons ensuite Patrick Jardin (3) qui nous rappellera le cheminement de la France depuis une année au cours de laquelle nous avons remporté une victoire significative en réussissant à interdire le concert de Médine.

C’est à mon tour (4) de prendre la parole dans une sorte de discours d’orientation qui présente tour à tour les dangers pour notre peuple et les combats à mener pour remporter de petites victoires jusqu’à la victoire finale.

Il est 12 h 30, nous avons fait la moitié du programme et nous allons offrir un moment de détente attendu avant de passer aux agapes, grâce au cours de chant. Chacun se souvient de l’apprentissage du « Se Canto » lors de la fête de septembre 2018. Nous allons réitérer en 2019 par le chant national provençal qu’est la « Coupo Santo ». En 20 minutes, montre en main, toute la salle debout a appris paroles et prononciation pour finir, a capella, par une interprétation fort réussie.

Un repas chaud accompagné d’un « Côtes-du-Rhône », précédait un mini concert des Brigandes qui ne comportait pas moins de 7 chansons plus un rappel, en l’occurrence, le fameux « Foutez le camp », qui est tout un programme, et dont le refrain fut repris à tue-tête par une salle en délire… Soulignons que la séance de photos avec les Brigandes, le président de la Ligue et François Galvaire se poursuivit pendant plusieurs dizaines de minutes pour la plus grande joie du public.

Autre moment fort, mais celui-là précédant le concert, ce fut la photo-souvenir de la salle debout agitant drapeaux et bannières de la Ligue (300 personnes qui exultent, ça fait du bruit !).

14 h 30, l’après-midi reprenait avec le discours très documenté et structuré de Georges Vincent-Tracol (5) sur la montée des forces populistes en Europe.

Suivi de l’allocution de Vincent Vauclin (6)

L’après-midi tirait à sa fin avec la tenue de trois ateliers géographiquement éclatés sur l’ensemble du mas avec Erick Cavaglia, Stefen Pinault et le duo Nicole Mina/François Jay.

On terminera ce compte-rendu en donnant lecture (parmi d’autres) des témoignages de sympathies de 2 personnalités empêchées de se rendre en Occitanie ce jour-là pour cas de force majeure.

 Christian Piquemal :

« Mon épouse a fait une mauvaise chute en fin de matinée. Elle souffre beaucoup en attendant des examens complémentaires lundi. En raison de ces circonstances imprévues et contraignantes, je ne peux la laisser seule demain.

Aussi je ne pourrai être présent à votre fête de la Ligue du Midi et je le regrette beaucoup, croyez-le bien. Je me faisais une joie d’être parmi vous dans une belle ambiance avec un programme varié et une participation forte.

Je serai par la pensée et le cœur avec vous. Tous mes vœux de succès vous accompagnent.

Transmettez mes salutations cordiales à tous les participants

Avec encore tous mes regrets.

Amicalement ».

 

Philippe Milliau (Président de TV Libertés) :

« Bien chers amis, seul un cas de force majeure pouvait m’empêcher de venir depuis la Bretagne pour être à vos côtés en cette si belle journée de communauté fraternelle et européenne. Vous avez la chance d’avoir une personnalité comme Richard. Il saura vous transmettre le message que je voulais vous adresser de vive voix : notre si riche civilisation européenne ne se laissera pas abattre par la coalition de la finance internationale et du crasseux gauchiste. Nous ne le voyons pas encore clairement, mais les nappes souterraines et claires de la renaissance sont déjà présentes. Leur irrépressible déferlement est un ouvrage que chacun d’entre vous aura à cœur d’accomplir. Je vois le développement de l’information alternative et de son vaisseau amiral T.V libertés.

J’ai confiance ».

Les discours d’Olivier Roudier, de François Galvaire, de Patrick Jardin, de Richard Roudier, de Georges Feltrin-Tracol et de Vincent Vauclin seront publiés intégralement dans les jours qui suivent ainsi que les ateliers d’Erick Cavaglia, de Stefen Pinault, de Nicole Mina et de François Jay.

Richard Roudier

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