Paris, acte VIII : mis en joue par un flash-ball, j’ai cru que ma tête allait éclater !

Au départ de cette journée épique, je me suis rendu au Panthéon. Une poignée de Gilets jaunes y attendaient gentiment pour participer à une manifestation déclarée, tandis que les équipes de BFMTV, LCI, France Info, etc. venaient les voir sans crainte et reçus très cordialement, avec quelques petites plaisanteries piquantes à leur endroit, je l’admets volontiers !

Un parcours avait ainsi été organisé et accepté par la préfecture de Paris. Rien que de très normal sous le soleil des manifestations.

Le cortège a donc louvoyé dans les rues de ce quartier mythique de la révolte étudiante de Mai 68 – dont beaucoup de participants sont devenus depuis des serviteurs zélés de ce qu’ils fustigeaient jadis ! – suivi de près par des forces de police plutôt paisibles. Il n’y avait ni injures ni casse ; il y avait des hommes et des femmes venus de la France entière ; il y avait, enfin, le souci de rendre hommage aux victimes – nombreuses ! – parmi les Gilets jaunes. La faute sans doute à certains médias et gouvernants qui, à force de salir ce mouvement, ont peut-être décomplexé les uns et les autres à leur foncer dessus. Ce n’est qu’une hypothèse !

Devant l’église Saint-Germain-des-Prés une minute de silence a été observée pendant que des Gilets jaunes s’agenouillaient, mains derrière la nuque, pour signifier la répression disproportionnée contre eux. Répression qui engendrerait des débordements dans la journée. Pour l’heure, la manifestation s’est dispersée dans le calme. Rendez-vous était pris à l’Hôtel-de-Ville, à 14 heures, pour une autre manifestation déclarée.

En attendant, j’ai poursuivi ma route avec un groupe de jeunes secouristes qui, à défaut de se prélasser dans un consumérisme frénétique comme nombre de leurs semblables, préféraient aider leur prochain. Je leur ai dit toute mon admiration, notamment à une jeune femme de vingt-trois ans, infirmière de son état, et aussi jolie que dévouée. Après un repas pris avec cette jeunesse vivifiante, je me suis dirigé vers le point de ralliement.

Selon les chiffres officiels, on devait être une poignée, ainsi que le laissaient croire les cadrages des chaînes d’information continue. En réalité, ça convergeait de partout, devant des CRS et gendarmes cette fois-ci sensiblement tendus. On chantait : pas toujours des gentillesses, notamment à l’égard d’Emmanuel Macron et Christophe Castaner, lequel en a pris pour son grade, ce qui était, selon moi, amplement mérité.

Des slogans sur les gilets, les pancartes, les drapeaux s’égrenaient, affirmant souvent le contraire de ce que la pensée officielle imputait à ce mouvement populaire, tel cet homme ayant écrit sur un drapeau bleu-blanc-rouge qu’il n’était pas ici question d’homophobie, de racisme ou d’antisémitisme, mais bel et bien de la reconnaissance d’un peuple qui avait tout de même fait la France. Et si la question de l’immigration était évoquée chez certains, c’était toujours avec raison et sans haine car, rappelons-le une énième fois : l’immigration est autant un gouffre financier que civilisationnel. Il y avait même un Gilet jaune christique, portant une croix, sur laquelle on pouvait lire : « Pas de paix sociale sans partage équitable ! Le peuple n’est pas une vache à lait » et « Liberté égalité fraternité n’est qu’au sommet des mairies ! Que ce soit enfin appliqué à tous ! »

Puis cette masse jaune s’est mise en branle, bruyamment, certes, mais toujours sans casse ni heurts. Sur le pont Notre-Dame, qui relie la rive droite de Paris à l’Île de la Cité, les gaz lacrymogènes se sont mis à pleuvoir sans raison apparente, lancés depuis le quai de Gesvres. S’ensuivit un mouvement de panique. Pourquoi par ailleurs, tandis que la plupart de nous portions des masques, dont certains très élaborés et qui suffisaient jusqu’à présent à neutraliser les effets de ces nuages répressifs, avons-nous tous suffoqué ? Un élément de réponse m’a été donné : les forces de l’ordre utilisent désormais des gaz plus puissants.

La colère a alors commencé à poindre et les propos sont devenus nettement moins pacifiques. Je précise que sur le pont en question il y avait pas mal de retraités ; sans doute des « factieux » et des « séditieux », comme le claironnent à l’envi les valets de Macron ! Vocabulaire très robespierriste, soit dit en passant. Est-ce à dire que le pouvoir réserve aux Gilets jaunes le même sort que les Vendéens ? Qui sait ?

Malgré tout, on a continué, direction Rive gauche et l’Assemblée nationale. Une fois n’est pas coutume, un média – Brut – a reçu une ovation lorsqu’il a pointé le bout de son nez.

Hélas, les autorités ne l’entendaient pas de cette oreille. Au niveau du musée d’Orsay, barrages et encerclement nous attendaient. Tous les ingrédients étaient réunis pour que ça explose. Et je m’étonne encore que ce fût aussi calme, entre des groupes qui parlaient, des couples qui s’embrassaient, des protestations énergiques qui se faisaient entendre mais sans violence. Ce qui n’a pas empêché les CRS de balancer gaz et flash-ball. Là, je me suis soudain lâché en leur hurlant qu’ils allaient finir par provoquer des morts. En effet, canarder une masse compacte et contenue de la sorte peut occasionner un mouvement de foule meurtrier. Considération qui semblait passer au-dessus de la tête conditionnée de ces gens-là, pour qui je confesse n’avoir plus beaucoup de respect.

Sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, à proximité, ce fut une autre ritournelle. Un petit groupe était empêché de passer pour nous rejoindre. Rapidement, les gaz lacrymogènes ont fusé et les esprits se sont échauffés, suivant la formule consacrée. J’ai ainsi pu constater les affrontements qui passent en boucle sur les chaînes de désinformation. Mais les gaz lacrymogènes arrivaient aussi sur nous, bloqués sur le parvis du musée d’Orsay où, à certains moments, nous étions littéralement asphyxiés. Sur un autre pont, des Gilets jaunes ont verbalement exprimé leur mécontentement à un cordon de CRS, qui les écoutaient avec une indéniable gêne. Savaient-ils, eux, ce que nous supposions tous, à savoir qu’on leur avait donné des ordres pour exciter la foule à devenir hostile, ce afin de satisfaire les décideurs ?

Comme on ne pouvait pas encore tirer à balles réelles sur ce peuple dérangeant, il s’en est finalement allé par les rues du quartier pour tenter, boulevard Saint-Germain, de forcer le passage et rejoindre la fameuse Assemblée nationale, censée représenter le peuple. Là, c’est devenu le chaos : véhicules en tous genres incendiés, barricades improvisées et elles aussi enflammées, jets de projectiles – dont votre serviteur a reçu son comptant ! –, auxquels répondaient des salves de flash-ball et gaz lacrymogènes, avec une précision douteuse, puisque tout le monde en profitait. Des charges à n’en plus finir, avec insultes et agressions de passants, comme ce jeune homme qui sortait de son travail et littéralement agrippé par un énervé de la BAC – brigade anti-criminalité. Dans cet embrasement, comme d’habitude, les pompiers ont été exemplaires de courage et d’abnégation ; saluons-les à nouveau. D’autant que les batteries des véhicules électriques incendiés explosaient dans tous les sens.

Petite anecdote : sur ce même boulevard Saint-Germain, une bonne dame du quartier a comiquement invectivé un groupe de jeunes Gilets jaunes au demeurant fort sympathiques : « Vous finirez à la soupe populaire ! » Oui, madame, sans doute grâce à des gens comme vous ! Les gamins se sont marrés.

Dans une ruelle, où je m’étais planqué pour souffler un peu, j’ai cru que ma bobine allait en prendre un coup,  pointée à moins de trois mètres par un flash-ball près à faire feu. Là, j’ai décidé de lever le pied, suivant désormais mollement l’action, accompagné de deux autres Gilets jaunes, eux aussi dans les mêmes dispositions.

On s’est finalement quitté place de la Concorde, tous autant écœurés que motivés à faire comprendre au pouvoir qu’il n’était qu’un Jupiter aux pieds d’argile. Quoi qu’il en en soit, c’en était fini de ma neutralité : il arrive un moment où, lorsque des petits vieux, des femmes et des types a priori tranquilles se font maltraiter, on est forcé de prendre parti. Le mien est à présent jaune. Quant aux casseurs, si je ne défends pas leurs méthodes – et suis bien incapable de dire d’où ils venaient cette fois-ci –, ils auront brûlé nettement moins de véhicules que les agneaux de la diversité le soir de la Saint-Sylvestre. C’est dit !

Charles Demassieux

(Photos et vidéos : Charles Demassieux pour Riposte laïque)

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36 Commentaires

  1. (Suite) Christophe Dettinger est un patriote qui déteste l’injustice, et qui le fait réagir, c’est exactement l’inverse de ceux que nous avons au pouvoir !

  2. « C’était frapper pour faire mal, voire pour tuer »: un des deux gendarmes agressés samedi témoigne https://www.bfmtv.com/police-justice/c-etait-frapper-pour-faire-mal-voire-pour-tuer-un-des-deux-gendarmes-agresses-samedi-temoigne-1605942.html

    Alors que les CRS passent leur temps à taper avec des matraques sur les GJ, se mettent à frapper à plusieurs des GJ à terre, à gazer à tour de bras (ce qui peut tuer des personnes asthmatiques et notamment des personnes âgées avec des problèmes respiratoires), à lancer des grenades parfois à base de TNT, et à faire des tirs de flash ball, ce qui peut tuer et a provoqué de nombreux GJ gravement blessés, certains dans le coma, d’autres mutilés.

  3. Si j’ai bien compris les journaleux, les politicards et autres experts à deux balles qui passent en boucle à la télé, les manifestants ont le droit de se faire gazer, de se faire éborgner, de se faire mutiler, de se faire foutre sur la gueule tout ça sans broncher?.
    Alors que ces pleutres déguisés en robocops, pas très courageux, qui se mettent à six pour tabasser une vieille dame c’est normal!.
    Alors, lorsque je vois un boxeur faire reculer à mains nues cette douzaine de « guerriers » des temps modernes armés et protégés jusqu’aux dents, je me marre, et je dis bravo l’artiste!.

  4. (Suite) Et nulle doute que Macron trouvera tous les moyens et tout l’argent pour financer cette répression contre le peuple français pour se maintenir coûte que coûte au pouvoir.

    08/2017 La France, championne du monde de la censure sur Internet https://lesobservateurs.ch/2017/08/13/france-championne-monde-de-censure-internet/

    Loi Fake news : la Pravda pour tous les Français https://www.contrepoints.org/2018/10/10/317339-loi-fake-news-la-pravda-pour-tous-les-francais

  5. Voici le top 11 des dirigeants les plus sanguinaires depuis 1945 :
    Mao Zedong est celui qui a fait le plus de morts avec 80 millions de morts !
    Staline: 30 millions de morts !
    Et pour lire la suite :
    http://www.topito.com/top-dirigeants-sanguinaires-depuis-1945

    Dans un livre, l’historien raconte comment la politique de Mao est sciemment impliquée dans la mort de 36 millions de Chinois entre 1958 et 1962. https://www.liberation.fr/planete/2012/09/28/dans-l-empire-de-lafaim_849654

    Les derniers dictateurs dans le monde (ce n’est pas mis à jour) https://major-prepa.com/geopolitique/tour-dhorizon-des-derniers-dictateurs-du-monde/

    Corée du Nord : les exécutions en série de Kim Jong-un https://www.lepoint.fr/monde/coree-du-nord-le-top-5-des-executions-de-kim-jong-un-13-05-2015-1928213_24.php

  6. Gilets jaunes: à « l’ultra violence », Christophe Castaner veut opposer « l’ultra fermeté » https://www.bfmtv.com/politique/gilets-jaunes-christophe-castaner-veut-opposer-l-ultra-fermete-a-l-ultra-violence-1605960.html

    L’ultra violence, c’est cette dictature qui l’utilise.
    Les dictatures sont des régimes qui oppriment le peuple, qui utilisent le terrorisme d’Etat, qui emprisonnent en masse leur peuple qui se rebelle contre elles, qui utilisent la violence, qui tuent voir massacrent tous ceux qui s’opposent à cette dictature/qui massacrent leur peuple, et avec tous les moyens dont elles disposent (police et « justice » aux ordres et utilisent leurs médias pour passer leur propagande et censurent à plus ou moins grande échelle) et ont des possibilités énormes pour faire tout cela.

  7. Christophe Dettinger s’est expliqué dans une vidéo :
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/gilets-jaunes-l-ex-boxeur-christophe-dettinger-s-explique-en-video-07-01-2019-7982502.php
    « Gilets jaunes : avant de se rendre, l’ex-boxeur Christophe Dettinger s’est expliqué en vidéo :
    Dans son allocution de 2 minutes et 42 secondes, le «Gitan de Massy» se présente comme «un gilet jaune» qui manifeste «pour le futur de ses enfants». «Je me suis fait gazer avec mon amie, j’ai voulu avancer sur les CRS (…), la colère est montée en moi j’ai mal réagi », explique ensuite l’ancien boxeur, qui assure s’être «défendu». »

  8. Très peu vu de ces images dans les « Médias »…. Merci à l’auteur…
    Tous les quartiers en profitent. Je fus aux premières loges, chacun son tour…
    Je persiste à dire, et on progresse, que la cible est l’Assemblée, avant dissolution !

  9. Un grand bravo à Charles Demassieux qui nous a fait un reportage digne d’un journaliste d’information ! Cela nous changent des planqués dans les studios de TV, les Eric Brunet, les Olivier Truchot, les Jean-Jacques Bourdin, et autres Alain Marschal de BFMTV et RMC, ainsi que les fameux experts de tout et de rien, sociologues gauchisants, qui sont le plus souvent derrière leurs bureaux à débattre du sexe des djins, et ont oublié l’odeur des gaz lacrymogène depuis 1968 lorsqu’ils étaient des « révolutionnaires » ! Merci de ces images et des ces vidéos et surtout de ta sincérité Charles !

  10. J’aimerais bien que l’ont m’explique pourquoi depuis le début des manifestations,toutes les voitures qui brûlent n’on pas de plaques d’immatriculation,bizarre quand mêmes non ?

  11. Que les GJ soient cool avec les journaleux, c’est quand même bien gentils, ceux de RT, je comprends, mais les autres vendus, à commencer par l’agence TAS, pardon l’AFP là ? Bon reportage, et détaillé, pas sur le vif comme ces chaines pourries qui ne se risquent pas à tenter de dissocier les casseurs des GJ, forcément, les ordres sont les ordres que voulez vous. Si le GVT perdait le soutien de la presse, ce serait le début de la fin.Quant aux forces de l’ordre qui visiblement provoquent, gazent et tapent de plus en plus fort, tant qu’ils ne posent pas les casques, ils sont nos ennemis.

  12. Je confirme, malgré les médias en ordre de marche qui ânonne le contraire, se sont les forces de « l’ordre » qui provoque les mouvements de foule, gaz , frappe , parque, limite la liberté de circulation , tous cela sans aucune justification. CRS serviles, recevant des ordres de gens qui ont mis la France, la république , en coupe réglée depuis 40 ans. Vu le message général des médias subventionnés, oubliant soigneusement les violences étatistes, alors qu’il suffit de parcourir les réseaux sociaux pour les constater, le gouvernement va jouer crânement sa dernière carte , celle de la violence . Qui sème le vent récolte la tempête

  13. « des Gilets jaunes s’agenouillaient, mains derrière la nuque, pour signifier la répression disproportionnée contre eux. »

    A mon avis, déplacé !
    Les morpions qui se sont trouvés à genoux les mains sur la tête étaient des petits casseurs des quartiers non sans relation avec ceux qui vandalisent après les manifs…

    • Sur cette supposée « révolte » de lycéens, on ne peut remarquer qu’une chose : que ça s’est arrêté aussi vite que ça a débuté ! On ne sait pas qui a pu être derrière cette supposée « révolte » ponctuelle de lycéens…
      Mais il est évident que des lycéens, des petits jeunes qui n’ont pas encore débuté leur vie d’adulte, n’ont rien à voir avec les GJ.

    • Bien d’accord avec vous ! Les réseaux sociaux ne s’y trompaient d’ailleurs pas ! La plupart de nous, avons salué comme salutaire et adaptée la sanction bien pacifique qu’ont subi ces petites frappes. Evidemment les trolles de Macron, tous plus magh les uns que les autres étaient scandalisés, comme les polittrouks genre Duflot de fosses septiques l’écolo de merde agente de la finance et des exploiteurs.

  14. Bravo M. Demassieux pour ce papier rigoureux dont devraient s’inspirer un grand nombre de prétendus journalistes inféodés au pouvoir.
    Que ce soit sur Riposte Laïque ou sur Boulevard Voltaire, c’est toujours un plaisir de vous lire.

  15. La pauvre zoe électrique qui brûle elle qui ne crache pas le feu et qui ne rejette rien. La gouvernance de la république est sur le toit et la présidence de la république est à vau l’eau. Ils sont passés sous les fourches caudines des quatre éléments ainsi que du cinquième avec la croix de bois de ce « bourgeois » pas de Calais. La France est à feu, ça brûle de partout, elle ne sera pas à sang (malgré de trop nombreuses victimes). Raison garder de nos chers compatriotes.

  16. Merci, bravo et admiration. Ca c’est du reportage qui change de la propagande lourdissime qui nous est matraquée chaque jour à France Désinfo et BourdeFM.
    Une propagande assénée par notre Résident de la Ripoublik himself, qui se proclame « progressiste », à l’identique des bolcheviques et fascistes du siècle précédent.
    Nous sommes bien désormais en UERSS, République du Frankistan, ou Frankreich lander, comme on voudra. Puisque le peuple vote mal, on change le peuple!
    La démocratie s’éloigne petit à petit, bienvenue dans le nouvel âge du GlobiBoulga idéologique du XXIème siècle, mélange d'(Inter)National-Socialisme et d’Ultra-Libéralisme mondialisé. https://1.bp.blogspot.com/-wF2gIYCn5Qw/XAT6tPgQNKI/AAAAAAAAUE4/HJVNI4aOSvIDjOVb2oQ4gVW5Rr7Vs-AYgCLcBGAs/s640/CRS%2Bgaz.jpg

  17. Le pouvoir au peuple n’est pas négociable………..Il va falloir s’y faire, messieurs les petits bourgeois.

  18. Quand les bagnoles seront « tout électriques », on va bien voir ce qu’il se passera lorsqu’elles seront incendiées.par centaines dans les « bas quartiers ».. les batteries quelles qu’elles soient dégageront des gaz mortels… Avec les batteries plomb/acide, ça passait encore, avec les batteries Li ça sera autre chose et aussi super-écolo !

    • J’ai trouvé particulièrement bizarre cette manifestation composée uniquement de femmes GJ qui voulaient en apparence, donner une image pacifique du mouvement GJ, juste au lendemain de la manifestation de samedi ! Ce serait selon moi, une manipulation gouvernementale qui serait probablement derrière cela car elles ne se rendent pas compte qu’en faisant cela, elles ne font que le jeu du gouvernement alors qu’elles savent que les CRS, depuis le début du mouvement des GJ, gazent et frappent les GJ, hommes, femmes et personnes âgées.
      De plus, je trouve qu’il y a une certaine hypocrisie par rapport aux violences.

    • Sur un média suisse, on peut lire ceci (et ce qui ne m’étonne pas) :
      5 janvier 2019 «Violence nécessaire pour faire avancer les choses»
      A Rouen, où 2000 personnes défilaient, un manifestant a été touché à la tête par des tirs de lanceurs de balles de défense, selon un correspondant de l’AFP. «Je n’encourage pas la violence mais malheureusement on voit qu’elle est nécessaire pour faire avancer les choses», a déclaré à l’AFP Sébastien, un auto-entrepreneur de 42 ans défilant à Rennes. https://www.letemps.ch/monde/intrusion-un-ministere-marge-manifestation-gilets-jaunes

      • Les hommes GJ sont très bien, et les femmes GJ sont très bien également mais UNIQUEMENT quand elles manifestent AVEC les hommes, pas quand elles servent le gouvernement/pas quand elles sont manipulées par lui car il est évident que cette manifestation de femmes GJ contre les violences (de qui ? Lesquelles ?) est pour le moins bizarre (qui l’a organisée ? D’où elle vient ? Elle tombe bizarrement à un moment précis. Il y a énormément de manipulations) car au lendemain de la manifestation de samedi alors que les femmes GJ savent qu’elles se font pour certaines taper et pour beaucoup gazer par les CRS, par les milices du pouvoir ! Et alors qu’il y a eu des femmes blessées par les CRS, notamment une jeune femme de 20 ans qui a eu un oeil crevé par un tir de flash ball !

      • Dès que j’ai vu cette manifestation de femmes GJ, j’ai pensé à une manipulation du pouvoir, et il n’y a pas que moi qui ait ressenti cela… Ces temps-ci, les manipulations n’arrêtent plus sur les GJ : entre le fait de décrédibiliser les GJ avec des fake news dont les médias de masse les mettent sur le compte des GJ, ou de faire cette manifestation bizarre au lendemain de celle du samedi, etc… Et je ne parle pas de la diabolisation des GJ, habituelle… On les voit à 100 mètres les manipulations de ce gouvernement et de ses médias.

        • Pilaf
          +100000000000000000000000
          Elles n’etaient que peu nombreuses puisque 200environ mais BFMtv a fait sont gros plan (mdr) avec les GJ arabes invités sur ses plateaux ce genre de stratageme n’a que pour but de faire dériver l’electorat RN vers le centre ….La stratégie est vouée a l’echec lorsque l’on observe l’attachement des manifestants a ces chaines TV propagandistes

          • En sachant qu’on peut être certain que ce chiffre de 200 femmes GJ qui ont participé à cette mascarade, a très probablement été grossi puisque c’est une manipulation du pouvoir. A la différence des manifestations de GJ depuis le début du mouvement des GJ où les chiffres du nombre de GJ sont extrêmement minimisés.

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