Paris est morose, alors… Paris n’ose !

Je ne sais pas si vous avez assisté à un match de football mais c’est vraiment quelque chose de très particulier. Ça gueule sans arrêt, ça sursaute sans arrêt, ça se lève sans arrêt et ce sont des milliers de personnes qui agissent ainsi sans jamais s’arrêter. Et si toi, tout seul, ça finit par te pomper l’air de ne jamais arrêter de gesticuler comme un débile et de rester assis normalement sur ton siège, personne ne s’en rend compte. Chaque individu n’est à la fois rien mais tout parce que chaque individu est relié à la foule par une onde qui s’explique difficilement. Il y a vraiment quelque chose du nazisme là-dedans, avec cette hystérie destructrice qui s’emparait parfois des foules allemandes. D’ailleurs, tout cela finit parfois par des bagarres collectives monstrueuses, avec du sang, des blessés et même des morts.

Mais tout cela en fait traduit une sinistre détresse, cette détresse qui fabrique paradoxalement une contre-exaltation, un ras-le-bol général. Les gens sont là, réunis non pas par la beauté du jeu sur la pelouse. Non, les gens sont là pour vomir, d’un commun accord, une bile existentielle négative en la partageant jusque dans la violence malgré les milliers de sourires qui ne sont en fait que des mimiques tragiques. Et pourquoi cette morosité enflée de la multitude ? Parce qu’il ne reste plus rien dans le cerveau des hommes d’aujourd’hui, que du vide, que de la non-foi, que la pénombre du désespoir, que des regards qui ne regardent plus que le sol. Regardez comment les joueurs du PSG, dimanche, ont joué contre le Bayern. On aurait dit presque des automates, des machines qu’on avait remontées en début de match avec une vieille clef rouillée.

Eh bien moi, je vous dis que c’est possible, du moins pour Paris, de renverser la vapeur, de redynamiser toute cette masse à la fois amorphe dans la tête et hystérique, donc, dans les gestes. Je sais bien que beaucoup vont rire de moi. Alors moquez-vous, les amis. Mais Paris, c’est un symbole et un symbole encore fort et pour le monde entier de surcroît. Mais Paris – on l’a encore vu dimanche -, est profondément malade ! Alors, il faut la secouer, cette ville, insuffler en elle ce qui a toujours défini son âme conquérante, créatrice et victorieuse. Il faut que les milliers et les milliers de suporteurs parisiens cessent leurs tressautements débiles bruyants et se mettent à chanter (si, si, à chanter) du début jusqu’à la fin du match, et entraînés par un grand orchestre professionnel, la très entraînante et très envoûtante chanson de Mistinguett : « Ca, c’est Paris ». Ca fera pas vieux jeu, je vous l’assure, bien au contraire. Mais quand vous aurez quelques dizaines de milliers de Parisiens qui chanteront tous en cœur, « Ça, c’est Paris », je prends le pari de vous dire que ce jour-là, les joueurs du PSG seront victorieux !!! Car à Paris aujourd’hui, il manque, comme pour la France, une grande Marseillaise. Et sa Marseillaise à lui ne peut donc être que « Ça, c’est à Paris », avec ici et là, parmi la foule des supporters, les grandes affiches de cabarets, portraits de Mistinguett.

Philippe Arnon

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10 Commentaires

  1. Le foot et Paris le Qatar plutôt avec ces joueurs mercenaires, milliardaires, qui compare leurs jet qui savent même pas aligner une phrase, qui en ont rien à foutre de Paris, j’ai joué plus de trente ans au foot, regardez aussi mais pas avec l’hystérie de tout ces tarés de supporters, le foot, j’en ai plus rien à  » foot « 

  2. Vous avez raison Philippe. Les supporters de la Ville de Paris devraient « vivre » les exploits de leur maire patriote comme ils se substituent aux dribbles de Neymar et Mbappé : in-ten-sé-ment !

    À la bien-pensance je préfère la bien-France.

  3. J’ai horreur du gaspillage et quand j’apprend que les hotels de grands standing parisiens sont vides je me demande ce que fait le gouvernement ,les assoss et hidalgo pour y loger des migrants ….franchement il y a de quoi se révolter !!! si quelqu’un peut m’expliquer le pourquoi de la chose …..merci

  4. paris est morose, paris est trop rose, alors paris n’ose
    paris est déprimé, paris est coloré, alors paris fait pleurer.

  5. Paris représente merveilleusement la France… je veux dire… ce qu’elle est devenue !

  6. Paris, une ville cosmopolite où les seuls blancs ne sont que des bobos gauchos. Cette ville me donne envie de vomir ! Je n’y mets plus les pieds et je rigolerai bien si un jour elle est détruire comme annoncé dans plusieurs prophéties.

    • Va à Marseille alors mais ce n’est plus une ville française depuis longtemps

  7. « paris ??…mais, paris c’est comme la france et toute l’europe…avant ça faisait rêver, après ça à fait sourire et maintenant ça fait pleurer »…dixit un ami francophone indien, grand voyageur, et qui aimait l’europe pour la douceur de vivre qui y régnait…maintenant il se cantonne aux alpes helvétiques ou autrichiennes et aux Highlands écossais…tout le reste est, comme il le dit, « verminé par l’islam ».

    • Tout à fait d’accord avec vous sauf peut être pour les highlands écossais que je ne connais pas.
      A confirmer!

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