Partout, l’islam montre son fascisme… mais les journaleux parisiens accusent un film !

Ce matin (14 septembre) le quotidien le parisien titrait : « comment une vidéo fait trembler le monde ».

Cet après-midi, les manifestations d’il y a quelques jours, qui avaient amené l’assassinat de l’ambassadeur américain en Libye, étaient suivies de nouvelles manifestations, toutes violentes, dans différentes capitales du monde islamiste.

La preuve que le producteur du film, qui serait « la cause » de ces protestations ultra violentes, avait calomnié et diffamé l’islam : Khartoum verra aussi une manifestation débouchant sur l’incendie d’une ambassade, en l’occurrence celle d’Allemagne, ainsi que sur des tentatives d’incendies d’autres immeubles officiels de pays étrangers.

La preuve que la vidéo diffamait et calomniait, en accusant d’immoralité et de violence une idéologie pacifique qui produit curieusement des personnages comme cet imam pakistanais accusant mensongèrement une fillette chrétienne trisomique d’avoir offensé le coran, en en brûlant quelques versets. Or, c’était ce saint homme en personne qui avait tout organisé et mis en scène, jusqu’à brûler lui-même les quelques feuillets de papiers présentés comme étant la preuve irréfragable du blasphème impardonnable de la fillette handicapée.

Au 21ème siècle, -si l’on suit le raisonnement tortueux des quotidiens, le Parisien, le « Monde » et leurs semblables-, il faudrait s’incliner bien bas. Il faudrait vanter les vertus d’une idéologie produisant presque quotidiennement des personnages capables sans remord d’envoyer à la mort une fillette, simplement pour obtenir l’expulsion de Pakistanais chrétiens ayant eu l’audace inconvenante de construire une église au milieu de leurs compatriotes musulmans.

Si l’on en croit le « Monde », le « Monde Diplomatique » et l’école d’Alain Gresh et celle d’un certain politicologue nommé Pascal Boniface, c’est manifestement une idéologie respectable ; c’est même une idéologie (la charia pour tous) au-dessus de toute critique et de tout questionnement. Critiquer ou s’interroger, serait pur racisme et stigmatisation.

D’ailleurs, vous l’avez appris, le CFCM, l’UOIF, Tariq Ramadan, le PIR, les organisations des Frères musulmans, dénoncent les salafistes, condamnent les violences et les meurtres, défendent le droit de critiquer leurs croyances, mêmes quand elles paraissent étranges ou contraire au bons sens.

Ces personnages et ces groupements ont tous défendu le droit d’un cinéaste copte à dénoncer l’islam, -autant celui qui les laisse faire que celui qui organise les pogromes meurtriers contre les coptes, les rapts et les conversions forcées de jeunes filles égyptiennes autochtones…

Ce n’est pas vrai ? Rien de ceci ne s’est produit ?

C’est vrai, à cette heure-ci, ces organisations et ces personnages n’ont rien encore dit pour dénoncer ces violences fanatiques qui s’étendent ?

Présentement, vous avez raison, mais dans cinq minutes, vous allez voir ils vont parler, et parler fort

Tariq Ramadan et toute sa confrérie internationale agissant pour l’hégémonie de la charia n’ont encore rien dit de cela ? Ne nous inquiétons pas, -croyons Alan Gresh et Pascal Boniface-, le bavard Play boy de la charia intégrale par la transition va parler.

Toujours disert jusque là, Ramadan, adopte le silence discret, c’est pour l’instant, sa ligne d’attaque. Jusques à quand ? Nul ne sait.

Une question quand même, pour revenir aux dernières manifestations d’incendiaires d’ambassades : n’en déplaise au triste sire de l’IRIS, lorsque l’on connaît le régime d’El Béchir, on voit mal comment des émeutiers pourraient s’emparer du quartier des ambassades, à Khartoum, sans avoir reçu le feu vert du chef djihadiste qui y gouverne d’une main de fer.

El Béchir est l’assassin de plusieurs centaines de milliers de Darfouri, des musulmans pas assez « bons musulmans ».

Il est le continuateur d’un djihad commencé au début des années cinquante du siècle passé, C’était un djihad mené sans répit contre les Soudanais chrétiens et animistes.

Ce djihad fera plusieurs millions de victimes civiles, parmi les populations sudistes qui se défendront cependant et réussiront, par leurs propres moyens, à sortir de l’enfer de l’ancien Soudan britannique devenu indépendant et islamiste. Elles constitueront, il y a un an, la république libre du sud-Soudan.

Comment une telle manifestation, à Khartoum, contre une ambassade serait-elle possible, sans l’ordre formel d’un homme qui, en 2011, a envoyé à Gaza, dans la plus parfaite discipline, plusieurs milliers de miliciens massacreurs de villageois darfouri et sudistes, aux fins de défiler bras tendu -comme les SS à Nuremberg sous le Führer- devant le chef du Hamas, afin d’y réclamer en vociférant : qu’on les laisse déferler sur Israël pour en finir définitivement, et jusqu’au dernier, avec les « yahoud ».

Selon le quotidien le Parisien de ce matin, la bande-annonce et le film d’un copte, -film initialement attribué à un Juif israélien vivant aux USA-, « ferait trembler le monde ».

Cette accusation ressemble à celle de ces villageois du moyen-âge, quand -ignorant tout de la tectonique des plaques-, ils accusaient des… sorcières, ou les Juifs, voire les deux, d’être la cause des tremblements de terre, des inondations  ou de la peste noire.

Le Figaro de ce jour (15 septembre) écrit : que la « contagion anti-américaine s’étend au monde arabe ».

En effet, Khartoum, Le Caire, Salée, Tunis, le Liban, la Lybie, la Syrie même- où le temps de quelques manifestations « indignées », s’interrompt -toute affaire cessante- la guerre civile opposant sunnites islamistes ralliés par les djihadistes libyens, « français », tunisiens- aux alaouites et aux chrétiens syriens. Toutes ces villes sont le théâtre de l’indignation totalitaire organisée de petites foules de quelques centaines ou milliers pogromistes, furieux et avides de sang, pour marquer l’anniversaire du 11 septembre 2001, en prétextant d’un film non-sorti qu’ils n’ont jamais vu.

Cette indignation-anniversaire, cette indignation organisée, cherche à s’étendre.

Rien n’est que dans l’ordre des choses, ici.

Par contre, ce qui ne l’est pas, c’est encore et toujours l’auto-aveuglement d’hommes et de femmes continuant à mettre leur tête dans le sable, aveuglement volontaire de prétendues personnes intelligentes, voulant croire que l’alpha et l’oméga de l’assassinat de l’ambassadeur américain, c’est le -paraît-il médiocre- film d’un fils de cette Egypte de toujours, un Copte*1.

Cette Égypte, qui a crée la première et plus ancienne grande civilisation humaine, est menacée d’être effacée, définitivement, par le salafisme. Ses traces dérangent.

Comme par hasard, la « révolution arabe » de la place Tahrir à fait disparaître en fumée le patrimoine de plusieurs milliers d’années accumulé sous les Pharaons et retrouvé par l’archéologie initiée par Champollion, en incendiant le musée des antiquités égyptiennes.

Depuis, les salafistes ont exprimé le point de vue de devoir mettre définitivement fin à ce qu’il reste du passé de la grande Égypte. Elle ferait de l’ombre à leurs croyances et les offenserait. Dés qu’ils le pourront, ils veulent faire -avec les pyramides- comme les talibans ont fait avec les grands Bouddhas de Bamiyan.

Quand on écoute les commentaires de presses et de trop de politiques, -veules à un point inouï-, on se peut se demander s’il se passe actuellement quelque chose à Tombouctou, à Gao, à Kendal. On se demande si, effectivement, trois cent cinquante mille Maliens ont bien été contraints à fuir leur maison et à tout laisser sur place, pour échapper à la féroce dictature de la charia ?

Le Monde, Libération, l’AFP, et beaucoup trop de nos pitoyables dirigeants flanqués de leurs médiocres et lâches « journalistes », répondront non, au mépris des faits,  ou ils diront, mais jusques à quand, que cela n’a rien à voir et que ce sont des piétinements de danseurs qui provoquent les tremblements de terres et les éruptions volcaniques.

Rien à voir avec le 11 septembre 2001, tous ces incendies d’ambassades ? Vous croyez, vous ?

Alon Gilad

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