Pas un secteur de la société n’échappe au grand remplacement ethnico-culturel

Il fut un temps – je vous parle d’un temps… vous connaissez la chanson ! – où l’attachement à sa terre relevait d’une évidence reconnue par les écrivains. Si Paris exerçait une fascination sur Balzac, il n’en aimait pas moins sa Touraine et le faisait savoir haut et fort dans quelques-uns de ses chefs d’œuvre ; Le Lys dans la vallée n’étant pas des moindres. Le marin, revenu d’un long voyage, ne regardait pas se dessiner à la proue les côtes de France sans une certaine émotion. La patrie était un phare, et ce phare s’alimentait d’une civilisation multiséculaire.

Puis il y eut la seconde moitié du XXe siècle, où le règne du dégoût de soi advint, sournoisement d’abord, pour ne pas éveiller les soupçons ; franchement et sans partage après la grande « chienlit » de Mai 68.

L’exotisme prévalait, le terroir était devenu rance. La France s’enfonça dans un déni généralisé de sa noblesse pour n’exhumer que ses fautes. Le pays plongea dans une mélancolie freudienne ; c’est-à-dire : « la diminution du sentiment d’estime de soi qui se manifeste par des auto-reproches et des autoinjures et va jusqu’à l’attente délirante du châtiment. »[1]

Soudain le monde connu devint un territoire maudit et l’ailleurs, un nouvel eldorado culturel, sociétal et désormais religieux. La préférence allait pour l’autre, l’autochtone renvoyé à un devoir de soumission quand il n’était pas suspecté d’intelligence avec la bête immonde s’il rechignait, cette entité fourre-tout qui ressemble à un monstre imaginaire destiné à effrayer les populations. Pas un secteur n’échappa donc à ce remplacement ethnico-culturel.

Je me souviens, ainsi, de ce jour de 1986, où nous fûmes sommés par nos enseignants de descendre dans la cour du collège en raison d’un heure de protestation contre l’assassinat d’un certain Malik Oussekine. Aujourd’hui encore, je ne conteste pas les conclusions de l’enquête : ce jeune homme a été battu à mort par des voltigeurs. Ce que je conteste, c’est la partialité mémorielle : à la même époque la France venait d’essuyer une série d’attentats, dont le plus meurtrier perpétré rue de Rennes, dans le magasin Tati, le 17 septembre 1986. Ces attentats, perpétrés entre l’année 1985 et 1986, étaient le fait de groupes armés du monde arabe et  d’Iran, tous de la Maison Islam. Mes professeurs ne nous firent pas descendre pour honorer les victimes de ces attentats. Et aujourd’hui, Georges Ibrahim Abdallah, l’un de ces terroristes, bénéficie d’un soutien féroce pour sa libération. Gageons qu’il l’obtiendra quand Estéban demeurera en prison pour s’être défendu contre un nostalgique d’Action directe !

Nous étions solidaires de la faim dans le monde, c’était l’époque de We are the World, et nos paysans crevaient seuls dans leurs granges, pendus au bout d’une corde.

Cependant, nous avions encore des esprits libres ; la parole était déliée tandis qu’à présent elle est jugulée. Nous, à Riposte laïque, risquons bien plus notre peau que les rédacteurs d’oumma.com, ce vivier de haine anti-française. Pourtant, qui caractérise le « souchien » comme LE Blanc ? Ici, lorsque nous apportons la preuve du danger islamique, accompagnons-nous nos arguments en désignant le musulman comme forcément Noir ou Arabe ? Le racisme anti-Blanc c’est tendance, et l’antisémitisme qui règne en France fait de nous les champions du monde dans cette matière parmi les démocraties. Oui, on hurle au racisme contre Madame Taubira plus fort que l’on a hurlé contre l’extermination d’enfants juifs à Toulouse.

A présent, pour illustrer mon propos, je vais parler de moi – j’adore ça ! Je fais actuellement la promotion de mon livre. Or, il se trouve que j’ai contacté une librairie – La librairie Longtemps, dans le XIXe arrondissement de Paris – qui m’a répondu par un RAF. Mon goût pour l’Histoire m’a immédiatement fait penser à…la Royal Air Force ! Après une recherche, j’ai appris qu’en messagerie instantanée cela signifiait : « Rien à foutre ». Et pourquoi, rien à foutre ? Tout simplement parce que mon profil ne correspond pas au Blanc soumis à l’internationale mondialiste. J’aurais dû aller voir leur page et y remarquer des signes hostiles qui ne trompent pas, dont le sigle du Parti communiste français.

Ne vous croyez pas à l’abri en fuyant dans une crique du Finistère ou une grotte du Vercors : si vous vous rebellez ils vous retrouveront, détruiront votre vie quand ils n’essaieront pas de vous tuer. Ce qu’ils veulent c’est un ordre nouveau, fidèles en cela à leurs deux modèles, qui sont les deux faces d’une même pièce : hitlérisme et stalinisme. Il faut combattre et se solidariser, comme le souligne l’article paru jeudi 28 novembre : « Riposte laïque et la scission de Résistance républicaine ». Aussi, nous devons taire les petites divergences pour nous concentrer sur  notre ennemi commun. Sans cette nécessaire union de nos forces, nous sommes condamnés à la défaite ! CQFD

Charles Demassieux



[1] Freud Sigmund, « Deuil et mélancolie ». Extrait de Métapsychologie, Sociétés, 2004/4 no 86, p. 7-19. DOI : 10.3917/soc.086.0007.

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