Pascal Hilout dynamite en direct le dogme musulman

pascalramadanCHAPEAU, PASCAL HILOUT ! Il faut regarder cette émission de bout en bout. Ce débat qui fait honneur, soit dit en passant, à la simple patience de ses participants, et à leur parfait maintien en société (on voit ce que je veux dire concernant la plupart des mêlées dites de « grande écoute »…), même si la haine froide et le désarroi primaire sont à l’affiche chez les dogmatisés. Ce débat, donc, trace avec une précision de calligraphe cordouan (ou de Solemnes) la ligne de front du conflit en cours. D’un côté, la rigidité cadavérique d’un dogme repoussant toute réforme, de l’autre, le besoin viscéral de cette chose vitale qu’est la liberté de toute conscience.
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Pascal est impressionnant de maîtrise de son sujet. En cause, l’essentiel : la nécessité pour l’Islam d’entamer son aggiornamento sous peine de finir par se consumer dans un monde qui s’en débarrassera de toute façon. Ses arguments laissent les opposants sans autre réaction que de pauvres attaques sur son état de nerfs et son obsession névrotique des textes à amender d’urgence. Leur discours : une taqqia de première instance, le genre cautère sur une jambe de bois, faible contre-attaque quand leur adversaire n’a même pas besoin de signaler, afin d’étayer son discours, les dizaines de milliers de boucheries commandées par le Maître et exécutées par son Spadassin Préféré.
La Réforme s’avère vite impossible. On ironise, à commencer par Pascal lui-même, sur les faibles troupes du Calvin convié un peu imprudemment à son propre dépeçage. Pas grave. Renversant la table par la simple magie des mots, Pascal instruit le procès qui ne manquera pas de venir, à mon avis plus tôt que prévu par les faussaires, à la face du monde. Ce procès ne sera pas celui de l’homo islamicus récitant ses prières et se taisant devant les massacres commis par ses frères, mais bel et bien celui de la Parole qui le maintient dans son état de larve. Car ce sont bien des frères, et non des déviants, qui tuent un peu partout à travers le monde. Et ils le font au nom d’un Livre Saint dont pas un chapitre, pas une ligne, pas un mot ni même une virgule ne peuvent être remis en cause. La démonstration de Pascal est une épure de cette réalité.
Je laisse le spectateur découvrir, comme une suave pâtisserie au terme d’un bon repas, les ultimes échanges sur les civilisations. C’est le triomphe total de notre ami, sous les yeux d’un « journaliste » impuissant, tout au long de l’émission, à sauver du désastre ses évidents favoris.
Bravo Pascal ! On en redemande, sur les « grandes chaînes ». France 24, ce n’est déjà pas mal, mais franchement, soutenu, tu le sais, par quelques dizaines de millions de tes compatriotes, tu peux voyager sans la moindre crainte jusqu’en haut de la rampe.
Jean Sobieski

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