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Patrick Verro vient de nous quitter : il était mon ami le plus proche

IN VERRO VERITAS

Mon ami Patrick Verro vient de nous quitter, Patrick est mon ami le plus proche.

Il vient de décéder dans un hôpital parisien à cause d’un staphylocoque contracté alors qu’il était en soins pour « Le » Covid.

Il y est entré il y a un peu plus d’un mois, J’étais en contact avec Noëlle, sa compagne qui me tenait informé, ne pouvant pas aller le visiter moi-même pour défaut de vaccination. Lui-même refusait cet ignoble traitement assassin.

Je l’ai connu il y a une vingtaine d’année alors que je sonnais de la trompe de chasse avec un groupe d’amis au Bois de Boulogne. Nous nous étions tout de suite compris et j’ai partagé depuis avec lui tant de choses.

Patrick était un esthète. Il n’aimait que le beau, la Vérité, le vrai et le bien.

Il avait une passion pour la vénerie, pour les chiens, la forêt, les chevaux, les animaux sauvages, les amis et tout ce qui touche à la tradition. Il avait perdu, il y a une dizaine d’années, son frère, Philippe, qui était un maître d’équipage très connu dans le milieu de la chasse à courre.

C’était un homme de foi. Nous en parlions chaque fois que nous nous retrouvions.

Il ne se remettait pas de la douloureuse séparation d’avec son frère et m’en parlait tout le temps. Ensemble, nous allions de temps en temps suivre en voiture des chasses dans les forêts de Chantilly et de Halatte, et chaque fois nous faisions un pèlerinage à Senlis où son frère avait été maire adjoint.

C’était un passionné par la vie de la Cité. C’était un patriote  traditionnel. Il avait une âme royaliste et aucun politique républicain n’avait grâce à ses yeux. Sa passion était de partager ses convictions et de les évoquer avec ceux dont il sentait une retenue, voire une opposition de pensée. Il le faisait avec vigueur, avec humour et toujours avec des arguments irréfutables. Il était courageux mais avec une grande gentillesse.

Il m’avait demandé un jour de proposer un papier pour Riposte Laïque à propos d’un sujet que nous venions d’évoquer en suivant une chasse et je lui avais demandé pourquoi il ne le faisait pas lui-même, sachant qu’il avait un talent que je n’avais pas.

C’est ainsi qu’il transmit un premier article à RL qui fut suivi de bien d’autres pour lesquels il passait des journées et des soirées de recherches afin de ne pas tromper ses lecteurs avec des informations erronées.

Patrick, en écrivant ces quelques lignes, j’ai les larmes aux yeux. Je sais que nous ne nous reverrons qu’auprès de saint Hubert  dans la forêt du Bon Dieu, là où tu es en ce moment avec Philippe.

Nos conversations et nos rigolades sur notre époque insignifiante vont me manquer. Je t’aimais comme mon frère.

À Dieu mon ami.

Franc Martin

Les articles de Patrick Verro pour Riposte Laïque. Le dernier datait du 10 février.

https://ripostelaique.com/author/patrick-verro