Patriotisme polonais : un bon petit business de derrière les frigos

Publié le 28 septembre 2019 - par - 736 vues
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En Pologne, le sentiment d’identité nationale semble bien plus ancré qu’en France. Ceci est dû à de nombreuses causes historiques liées entre autres à un positionnement géographique à haut risque. Non seulement le patriotisme polonais se vend bien, mais il vend pratiquement tout : bières dédiées, T-shirts et gadgets en tout genre.

Une simple comparaison qui a d’ailleurs valu une comparution en France : déroulée dans les Tatras polonaises ou à Varsovie, la banderole « Closed border » du col de l’Échelle au printemps 2018 aurait valu non pas 6 mois de prison ferme mais 6 mois de fermes applaudissements. La droite aurait acclamé et tout ça aurait été considéré comme un événement quasi festif et rien de plus, si ce n’est les traditionnelles indignations verbales des intellectuels de gauche (à chacun son Maurice Szafran) d’ailleurs chassés des chaînes publiques gouvernementales.

L’UE se vante d’uniformisation éthique mais comment peut-elle expliquer qu’en son espace intérieur ce qui mène en taule dans un cas n’intéresse même pas un bureau d’avocats en manque de clients dans l’autre cas, alors que le pays carcéral se vante d’être la mère nourricière de la liberté d’expression ?

Ce qui frappe en Pologne, c’est le nombre élevé de symboles nationaux ornant l’espace public. On est bien loin d’une France où il faut parfois jouer au contorsionniste pour apercevoir un drapeau tricolore pourtant idéologiquement neutre. Une grave erreur quand on fait partie de l’Hexagone, un club très fermé vu son exclusivité cognitive devenu très ouvert vu sa macronité dépressive. En d’autres termes, on passe de vitalité à vite alité vu les cuites nécessaires à oublier ce drame.

On y assiste à un retour du patriotisme économique, le sponsoring de société se développe de même que les locaux patriotiques et la vie associative autour de l’identité nationale. En France, il faut jouer au maquisard quand on aime son pays !

Comme toujours, l’exacerbation ultranationaliste a l’effet inverse à celui escompté et pas uniquement en termes de dévalorisation du concept patriotique. Ici, ce type de merchandising a des finalités assez douteuses rappelant parfois la Nuit de Cristal. Quoi qu’il en soit, le succès du branding patriotique polonais en dit long sur les mentalités locales.

Une question me turlupine sans cesse : si on peut susciter tant de ferveur autour de l’équipe de France, comment ne sommes-nous pas capables d’un tel niveau autour de l’Idée France ??? Parlant ballon au pied levé, gardons en tête France-Turquie du 14 octobre, plus que 16 fois dormir hé-hé… Griezmann 4-0 Ottoman.

La génération des Poilus a disparu. J’attends celle des Couillus où l’homme de Cro-Macron sera atomisé par le gourdin de l’homme de Pro-Marine. Une bonne opération se fait toujours dans la douleur, sans anesthésiant. Désolé Cro-Macron, SOS Urgences est fermé faute de moyens et les chirurgiens sont en grève. C’est ce qui arrive à force de gueuler « Balance ton port de gilet jaune »

Richard Mil

Orly do boju ! Les Aigles au combat !
Polska duma (entre les ailes). Fierté polonaise
Étiquette drapeau blanc-rouge

Od urodzenia dumna z pochodzenia
Depuis la naissance, fière de mes origines


On frôle parfois le kitsch intégral…

Stop à l’islamisation de la Pologne
Voulez-vous qu’on discute de l’islam ? SOS Dentaire à Paname 24/24 7 dents sur 7

 

Richard Mil

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