Paul Bensussan : un Diafoirus de l’idéologie de l’excuse psychiatrique

Publié le 24 avril 2021 - par - 11 commentaires - 760 vues
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Marianne : “L’un des experts psy de l’affaire Sarah Halimi s’explique. Son verdict est sans appel : “l’irresponsabilité pénale s’imposait” ! À lire le texte de Paul Bensussan, il apparaît qu’il a délibérément choisi le parti pris idéologique de l’excuse psychiatrique dans l’expertise de Kobili Traoré !

Et Bensussan nous balade avec sa phraséologie creuse : “L’opinion est prompte à se révolter, mais ces débats méritent sagesse, sens de la nuance et technicité. Je l’ai souvent dit : le doute, en expertise, est une qualité professionnelle et il faut se méfier des experts dogmatiques ou péremptoires. Le doute : cet état d’esprit intermédiaire entre l’ignorance et la certitude…” Ben voyons ! TAKAYCROIRE !

Mais lui, Bensussan, est péremptoire et lui ne doute pas : “l’irresponsabilité pénale s’imposait” !

Et il n’hésite pas à déformer les faits ! À l’en croire, Kobili Traoré n’avait pas l’intention de pénétrer chez Sarah Halimi et il n’était pas animé d’une intention criminelle. Il ose : “C’est en s’enfuyant par le balcon de chez les voisins, alors qu’il se croyait poursuivi par les démons qu’il est entré par effraction (et pourquoi pas entré par erreur ?) dans l’appartement de Sarah Halimi et que l’enchaînement fatal (lire : criminel !) est survenu”. Encore la tyrannie de l’excuse de la bien-pensance dans l’expertise de Kobili Traoré !

Bensussan a examiné le tueur de Sarah Halimi, mais il a fondé son jugement sur les auditions de l’entourage de Traoré, et pas sur les constatations de l’examen psychiatrique. Un tel atermoiement tiré des seules auditions de l’entourage est proprement inacceptable ! Bensussan fonde l’expertise sur les auditions tendancieuses de l’entourage : “Dans les heures qui ont précédé son passage à l’acte, il était halluciné, soliloquait en répondant à des voix imaginaires, inquiétait tout le monde, y compris ses parents (mais pas un médecin), ses voisins maliens qu’il avait séquestrés et qui avaient appelé la police… Il était allé la veille à la mosquée, avait consulté un exorciste, pensait que son beau-père voulait l’empoisonner ou le marabouter, que l’auxiliaire de vie (d’origine haïtienne) de sa sœur appliquait sur lui des rituels vaudous…”

Et Bensussan ne fait aucune critique ni vérification à propos des auditions de l’entourage !

Kobili Traoré n’était pas confus. Il a su escalader le balcon, identifier clairement Sarah Halimi sa victime juive et la foule de ceux qui étaient en bas de l’immeuble en leur criant : “Cette femme va se suicider !”

En se fondant notamment sur “ses” (?) conclusions, la justice a déclaré l’assassin irresponsable.

Au cœur de la polémique, et très justement critiqué, Bensussan a été traité de Diafoirus de la médecine, et donc de déshonneur de la médecine, par maître Francis Szpiner. Malgré cela, péremptoire, il avoue : “Nous avons conclu à l’irresponsabilité pénale, tout simplement parce qu’elle s’imposait !” Sa morale :

On ne juge pas les fous, c’est ainsi et c’est l’honneur de la Justice comme de la psychiatrie“.

Moralité : C’est acté depuis mercredi 14 avril : l’affaire Sarah Halimi n’ira jamais en cour d’assises.

Ainsi en a décidé la Cour de cassation. Le tueur a été déclaré irresponsable pénalement. Selon les experts, Kobili Traoré était en proie à une bouffée délirante lors de la commission de son crime.

Depuis, de nombreuses voix s’élèvent pour critiquer les experts et le déni de justice.

Mis en cause pour avoir rédigé une expertise dans le sens de l’irresponsabilité pénale, Bensussan a décidé de parler. Comme quoi, il aurait mieux fait de se taire, car on paraît alors toujours plus intelligent !

“Il n’y a eu aucune dissension au sein du collège. Nous avons conclu à une bouffée délirante aiguë, marquée par l’apparition soudaine d’un délire (des idées ?) de persécution et (des idées ?) de possession de nature satanique. Ce trouble que nous avons retrouvé dans les auditions de l’entourage (où sont les preuves ?) est l’un des cas les plus consensuels d’irresponsabilité pénale. (et donc : pas de débat !)

“Ce délire engendre des bouleversements émotionnels et une note confusionnelle” absente lors de l’examen psychiatrique. Malgré cela au moment de son crime, Kobili Traoré n’était pas confus. Pour preuve, il a su escalader le balcon, identifier clairement Sarah Halimi sa victime juive et provoquer avec son arrogance la foule de ceux qui étaient en bas de l’immeuble en leur criant : “Cette femme va se suicider !”

Le comportement, la réflexion et la préméditation de Traoré sont peu compatibles avec la confusion.

En apercevant le monde en bas du balcon de Sarah Halimi, Kobili Traoré a eu la conscience d’esprit de faire cette provocation avant de précipiter Sarah, en criant : “Cette femme va se suicider !”

Le comportement de Kobili Traoré ne laisse aucun doute sur son antisémitisme, sur le fait qu’il avait désigné et délibérément choisi sa victime, Sarah Halimi, car elle était juive, pour l’avoir souvent agressée.

Ici le fanatisme islamique prend tout son relief !

Soit Kobili Traoré est en pleine confusion mentale, soit il ne l’est pas !

Bensussan suppose : “Rien ne permet d’exclure l’hypothèse que Traoré (déclaré sain d’esprit) souffre d’un trouble psychiatrique dont la bouffée délirante aiguë serait la manifestation inaugurale.”

Les avocats de la partie civile soulignent que Kobili Traoré a menti aux policiers, la nuit des faits, en affirmant que Sarah Halimi voulait se suicider. Cette stratégie implique un degré de lucidité qui va à l’encontre de la bouffée délirante. Bensussan : “Le crime du sujet psychotique se caractérise par l’absence de mobile rationnel (le mobile antisémite), de préméditation, l’instantanéité de l’attaque, sa férocité, l’acharnement inutile (???) sur la victime, la multiplicité des coups, une totale indifférence et une absence de remords”.

Bensussan, phraséologue dans le vide absolu : “Se rendant sans doute compte (en pleine confusion mentale !) de ce qu’il venait de faire, Traoré a tenté de faire croire que sa victime s’était suicidée !

Son attitude pouvant donner l’illusion d’un stratagème de défense aussi fou (???) que son geste alors qu’il venait de s’acharner longuement sur elle en hurlant ! On n’a pas cherché plus loin. L’affaire était pliée.

Voilà pourquoi l’assassinat de Sarah Halimi est un coup de tonnerre dans un ciel serein.

“Maître Francis Szpiner, avocat des parties civiles, m’a traité de Diafoirus de la médecine à la télé !

“Entendre un avocat me traiter d’imposteur ou de charlatan sur un plateau de télévision, au motif que mon rapport n’a pas eu l’heur de lui convenir, querelle dérisoire au regard de la tragédie que vivait la famille de Sarah Halimi et des enjeux juridiques et médico-légaux (qu’il ne maîtrise pas) soulevés par cette affaire.

Affaire Sarah Halimi, l’expert Bensussan illustre la misère de l’expertise psychiatrique française !

Jean-Yves Nau a publié un article polémique : “Affaire Moitoiret : des experts psychiatres au banc des accusés”. Il écrit : Le Pr Jean-Pierre Olié dénonce l’incompétence de certains de ses confrères. Et il accuse le ministère de la Justice de ne rien faire pour remédier aux insuffisances criantes de l’expertise psychiatrique“. “Expert près la Cour de cassation et psychiatre à l‘hôpital Sainte-Anne, le Pr Jean-Pierre Olié… est l‘une des voix qui compte dans sa spécialité. Il confie être profondément meurtri” par le comportement, les faits et les dires de certains de ses confrères commis dans cette affaire, estimant que cette affaire signe définitivement la faillite de l‘expertise psychiatrique française… dans la mesure où elle est “incapable d’expliquer à un jury d’assises que, même criminel, un malade mental doit être soigné” !

Jean-Yves Nau : “Le cas Moitoiret entrera dans l’histoire des régressions dont témoigne notre société en crise. Une société aux prises avec de graves tensions économiques et sociales, plus encline à tomber dans la facilité de la vengeance qu’à reprendre à son compte les valeurs humanistes qui, dès le début du XIX e siècle, délivrèrent les aliénés de leurs chaînes.

On ne peut pas accepter que des experts portent des diagnostics dont eux seuls connaissent la signification. Il faut impérativement que nous puissions nous prononcer sur les traitements que létat de santé des personnes accusées réclame et réclamera.” En réalité, il s’agit pour le psychiatre Olié d’une question de pouvoir médical : La justice veut garder le pouvoir sur la nomination des experts psychiatres. On peut le comprendre. Mais on ne peut pas accepter que ce pouvoir ne soit pas éclairé par une évaluation des compétences.” Et qui va se proposer pour évaluer ces compétences en valeurs humanistes compatissantes ?

C’est le parti-pris idéologique humaniste du psychiatre Olié, n’en doutons pas !

La psychiatrie asilaire, héritière des valeurs humanistes et charitables du début du XIX e siècle dont s’inspire Olié n’a pas la moindre compétence en justice. Le psychiatre Olié confond le pouvoir médical du psychiatre de l’hôpital Sainte-Anne quand il “dénonce l’incompétence de certains de ses confrères et accuse le ministère de la Justice” et le pouvoir des juges d’apprécier librement le cas concret soumis à leur décision.

Si on se réfère aux valeurs humanistes du psychiatre Olié comme à la “bonne volonté d’accepter sa doctrine par-dessus le marché et les yeux fermés”, les experts n’ont pas fini de persévérer dans l’ignorance !

Il s’agit d’évaluer les défauts méthodologiques des expertises psychiatriques. En appliquant l’analyse critique à ces expertises, on met en évidence des exemples nombreux de violation des règles logiques de la “méthodologie clinique” au profit des erreurs humanistes faussement scientifiques de la psychiatrie asilaire.

C’est pourquoi la psychiatrie critique considère que ces expertises sont souvent des problèmes et pas des solutions. Dans bien des expertises psychiatriques, des experts, en quête d’un statut de notable, n’accordent pas une grande importance à ce qu’ils écrivent. Quand le résultat est reconnu pour ce qu’il est, le vide absolu, dans un domaine où les préjugés psychiatriques l’emportent sur la démonstration, sur la logique et sur la preuve de ce qu’on avance, on interprète ce néant comme la nécessité de plus de rigueur. On sait que la psychiatrie occupe, dans le champ des sciences humaines et des sciences sociales, une place à part.

Les connaissances ne valent rien si l’analyse est mauvaise. L’analyse critique porte sur l’inadéquation logique des conclusions des rapports d’expertise par rapport aux faits. Pour l’expert psychiatre humaniste et compatissant, le crime serait un symptômes psychiatrique et pas un comportement criminel “normal”.

La faiblesse du raisonnement repose ici sur “l’ignorance” du contexte, des intentions criminelles et des circonstances motivationnelles qui conduisent “au crime”, ici le fanatisme islamiste antisémite.

Dans la suite logique, le psychiatre n’hésite pas à proposer l’explication par l’existence d’une “bouffée délirante aiguë”, ce trouble supposé qui ne renvoie pas à une pathologie mentale préexistante, laquelle serait restée discrète, latente, passée totalement inaperçue et donc inconnue, pas même une zone de soi-disant fragilité propre à soutenir l’émergence d’une instabilité psychique, très banale chez les délinquants habituels.

Dès le moment où l’intention criminelle du fanatisme islamiste antisémite a pris forme, le passage à l’acte criminel rend “illusoire” toute tentative d’affirmation d’une composante psychiatrique dans le temps de l’action, là où aucun psychiatre présent n’a pu réaliser la moindre observation et se limite à une conjecture.

Ainsi, le parti pris idéologique d’un état pathologique psychiatrique est envisagé comme la réponse de l’expert Bensussan à un passage à l’acte criminel islamiste clairement objectivé. Dès lors, on en arrive à la notion de l’existence d’une “bouffée délirante aiguë” en l’absence de tout antécédent pathologique. Question : pourquoi introduire la notion de “troubles pathologiques” pour des manifestations criminelles normales ?

En résumé : l’expertise psychiatrique propose aux juges, en toute logique, une théorie de la “bouffée délirante aiguë” par “précaution”, comme seul “fondement moral” intentionnel du passage à l’acte criminel !

Moralité : on comprend que le criminel le plus “normal” serait, en réalité, un “malade qui s’ignore”. Le justement célèbre “Docteur Knock”, de Jules Romains, n’aurait pas dit mieux pour mesurer les “incertitudes” des expertises psychiatriques. On peut comprendre que le cadre théorique constitutif d’une “bouffée délirante aiguë” dont personne ne sait rien, pour justifier le passage à l’acte criminel, est susceptible d’être reconnu dans le but de justifier l’absence de procès pénal politiquement mal venu.

Pour conclure : “La psychiatrie judiciaire signe définitivement la faillite de l‘expertise psychiatrique française“. C’est ce que le psychiatre Olié a dit publiquement à propos du cas Moitoiret !

Et voilà pourquoi maître Francis Szpiner a traité Bensussan de Diafoirus de la médecine à la télé !

Thierry Michaud-Nérard

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Notifiez de
Suzanne MARIE

M.Bensussan est-il juif ????

breer

La psychiatrie est à l’image de notre société, un amalgame foireux et idéologique qui de plus est totalement dépassé par ces problèmes intra psychiques, à la fois en connaissance et analyse, et dans les moyens utilisés et dans l’absence de structures adaptées. Les malades psychiatriques sont gavés de traitements qui stabilisent à peine et provisoirement leurs pathologies, et qui dès qu’ils les cessent deviennent de nouveau agités, troublés et souvent dangereux. Je l’affirme pour avoir travaillé auprès de certaines de ces personnes, quand aux psychiatres il y en a 1 sur 5 qui est fiable, compétent et lucide. Les autre sont quasi inutiles pondant des projets plus irréalistes les uns que les autres et adoptant l’idéologie générale pour s’y réfugier face à leur impuissance chronique.

Fabiola FERRANTE

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/meurtre-de-sarah-halimi-fran%C3%A7ois-molins-conteste-les-accusations-de-laxisme-de-la-justice/ar-BB1g1Kd2?ocid=msedgntp

Contestation de François MOLINS, magistrat, qui trouve normal le verdict…
Apparemment il n’y a que lui qui trouve cette aberration “normale” !

François BLANC

on est jamais déçu par les prises de position haineuses de la France des judéo-bolcheviques du CRIF ou de la LICRA omniprésents dans tous les mauvais coups comme le COVID 19

sylvestre pin

La médecine est tout sauf scientifique, et, à l’intérieur du corps médical les psychiatres sont les charlatans de cette médecine qui fait ce qu”‘elle peut. Ils projettent sur leurs patients leurs angoisses de vivre. les laisser établir un diagnostic scientifique est la pire erreur que la médecine puisse faire. Les traiter de diafoirus leur convient tout à fait

Marnie

Avec Bensussan et autres ont prend toute la mesure de la bêtise humaine, voire du déni de vérité. On comprend mieux pourquoi la France est en voie de disparition avec de tels gens.

kasual

“Dans bien des expertises psychiatriques, des experts, en quête d’un statut de notable, n’accordent pas une grande importance à ce qu’ils écrivent”.. Vous avez tout dit.. !! Merci.De plus posons la question de savoir comment sont nommés les “experts” et par qui !

Jeanlg75

Excellente analyse de la situation. 👋👋👋👋👋👋👋👋👋👋👋👋

patphil

je me demande comment ces psys ont fait pour faire un retour dans le passé au moment où le gars avait cette bouffée délirante
quant aux juges, ils ont considéré que se mettre dans un tel état était normal ! être fou et le provoquer soi même sont identiques ! quelle honte !

BobbyFR94

Si ça avait été un blanc qui avait fumé la moquette, de la “bonne” moquette, à votre avis, qu’auraient conclu les “zexperts” en question ?

Parce que l’ordure traoré – étrange, c’est le même nom que le adam – il se faisait appelé “fofana”, ce qui indique quand même une certaine logique dans ses soit disant bouffées délirantes !!

Je persiste et signe : le GAUCHISME est bien une maladie mentale, mais j’ignore comment elle réussit à infecter les cerveaux et à influencer d’une manière tellement forte, toute personne, surtout les plus instruites, celles qui ont eu la chance de pouvoir faire des études…

C’est un mystère pour moi, mais si quelqu’un a une explication, je suis très intéressé par son exposé :-)))

Dupond

Tout ces bons a rien sont des sois disant “disiquilibri” …….mais pas besion pour eux d’etre nanti de GPS pour trouver le bureau de la CAF ; en ce moment a Marseille tous les arbres marchent avec une canne orthopédique ( est ce pour le désiquilibrage ou pour obtenir l’ allocation adulte handicapé ? )

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