Paul Moreira : un journaleux anti-FN qui ruine les petits éditeurs

Publié le 25 avril 2015 - par - 4 109 vues

PARIS: Paul MoreiraCe lundi, durant une heure et demie, Canal Plus a donné la parole au journaleux-réalisateur Paul Moreira, grassement payé pour démolir le Front national. Lors de l’émission intitulée “Spécial Investigation, danse avec le Front national”, cet homme, en mission, a multiplié les reportages malveillants, uniquement à charge contre des élus FN, dont Fabien Engelmann, maire d’Hayange. Il se trouve que nous connaissons ce loustic de Moreira, que Pierre Cassen et Christine Tasin avaient mouché lors d’une conférence de presse, en 2011 (voir ci-dessous). Il avait alors sévi dans un reportage intitulé “Islam, antéchrist et jambon beurre”. Comme il a prétendu, dans le reportage de lundi, bien nous connaître (à partir de 45′), nous allons, nous aussi, rappeler quelques épisodes sur ce personnage, qui est au journalisme ce que le Pape est au féminisme.

https://ripostelaique.com/envoye-special-hayange-marie-da-silva-prise-trois-fois-en-flagrant-delit-de-mensonges.html

S’il était un vrai journaliste, digne de ce nom, il rappellerait tout de même un simple détail, un peu dérangeant pour le message qu’il veut faire passer. Toutes les villes Front national ont vu les candidats de ce parti, un an après leur élection, progresser de manière spectaculaire. A Hayange, malgré une campagne nationale contre le nouveau maire, Fabien Engelmann, celui-ci est passé de 34 % en 2014 à 53 % en 2015, malgré toutes les compagnes de Moreira et ses confrères parisiens.

S’il était journaliste, digne de ce nom, il aurait vérifié les propos mensongers qu’il a fait tenir au couple Da Silva, qui voue une haine pathologique au nouveau maire de Hayange. Loin d’être des oies blanches abusées par le méchant Fabien Engelmann, loin d’être des gens issus de la gauche, comme ce couple l’affirme, il aurait pu, en approfondissant son enquête, recueillir d’autres témoignages qui lui auraient confirmé que ce couple vote depuis toujours pour le parti de Jean-Marie Le Pen. Il aurait même pu apprendre que, loin de rejeter l’islam, ils étaient encore plus déterminés que Fabien Engelmann dans le refus de l’islamisation de leur pays… avant la rupture. Donc, soit Paul Moreira s’est fait rouler dans la farine, soit il a été complice d’un faux témoignage.

Nous nous permettrons, en outre, de lui rappeler, lui qui est dans le camp de la liberté d’expression et de “Je suis Charlie”, qu’il a failli ruiner les éditions Tatamis, en faisant condamner Jean Robin, pour diffamation, à 11.000 euros d’amende et de dommages et intérêts (voir vidéo ci-dessous). Cela n’empêche nullement ce journaleux, en service commandé, de se réclamer de la défense des libertés, et de voir dans le FN le parti qui menace les nôtres.

Bref, Paul Moreira est un petit bobo prétentieux, pédant et dandy, un propagandiste déguisé en journaliste, et un ennemi de la liberté d’expression, quand elle n’est pas celle de son camp. Finalement, lui qui se vante de ses origines portugaises ressemble davantage à Salazar qu’à Voltaire.

M.C.

https://ripostelaique.com/qui-est-paul-moreira-realisateur-de-islam-antechrist-et-jambon-beurre.html

Qui est Paul Moreira, réalisateur de « Islam, antéchrist et jambon beurre » ?

Ce lundi 5 septembre, à 22 h 30, sur Canal Plus, sera diffusée un documentaire de Paul Moreira, intitulé « Islam, antéchrist et jambon beurre ». Nous avons constaté que sur le documentaire de trois minutes qui présente l’émission, il y a Christine Tasin, qui, lors d’une conférence de presse, disait s’étonner qu’on ne puisse pas, en France, être islamophobe.

http://teleobs.nouvelobs.com/articles/exclu-teleobs-islam-antechrist-et-jambon-beurre-les-premieres-images-du-documentaire-choc-de-paul-moreira?xtor=RSS-2

Le 4 avril 2011, nous avions en effet eu le plaisir de faire connaissance de ce réalisateur, aux allures de dandy, manifestement très satisfait de sa personne, qui nous rappelle, avec le mythe de l’écharpe blanche qu’il porte autour du coup, le député UMP Pierre Cardo, tombeur de Michel Rocard, qui avait essayé de se faire un nom de cette manière.

Vous pouvez écouter, à partir de 32 minutes, l’échange courtois, mais sans concession, qui l’a opposé, lors de cette conférence de presse, à Pierre Cassen, durant plusieurs minutes. Paul Moreira entendait se gausser de l’apéro saucisson-pinard, et du mythe de Sylvie François. Le moins qu’on puisse dire est qu’il a été aimablement, mais fermement, renvoyé dans ses buts.


Conférence de presse Identitaires Riposte… par enquete-debat

Nous pourrions trouver sympathique le fait que ce journaliste ait écrit « Les nouvelles censures », et donc le classer parmi les amis de la liberté d’expression. Mais nous connaissons une autre anecdote, sur ce réalisateur. Elle nous vient de Jean Robin, responsable des éditions Tatamis. Ce petit éditeur, qui souvent publie des ouvrages que personne d’autre ne veut éditer, a été condamné à 11.000 euros d’amende pour diffamation, sur plainte de… Paul Moreira en personne. La cause : plusieurs passages du livre de Rina Sherman, « Le 8e mort de Thiberine ». Dans cet ouvrage, la compagne du journaliste Didier Contant racontait les circonstances du suicide de son compagnon, et sa marginalisation professionnelle, pour avoir défendu l’idée que les moines n’avaient pas été victimes des services secrets algériens, comme le Tout-Paris médiatique le véhiculait, mais bien des islamistes. Apparemment, Paul Moreira, mis en cause dans l’ouvrage, n’avait pas apprécié, d’où le dépôt de plainte, et la lourde condamnation des éditions Tatamis.

11.000 euros, cela est peut-être peu pour certains journalistes, mais pour une maison d’édition comme Tatamis, cela peut tout simplement signifier la clé sous la porte. L’arme économique pour faire taire ses opposants ne serait-elle pas une forme de « nouvelle censure » que ce journaliste paraît dénoncer dans son ouvrage ?


Jean Robin condamné à 11 000 euros en diffamation par editionstatamis

Il est à remarquer également que, reprenant le discours des bobos parisiens et d’une grande partie de la gauche, qui, lors des années noires algériennes, de 1990 à 2000, au nom du fameux « Qui tue qui ? », innocentait les islamistes de l’assassinat de 200.000 algériens, Paul Moreira, dans nombre de ses reportages, notamment en Irak, dédouane systématiquement les fous d’Allah des attentats qui se produisent, y voyant des manipulations obscures des États-Unis ou d’autres.

Il est intéressant de noter également que, selon l’argumentaire utilisé dans la présentation de l’émission, Paul Moreira développe la thèse selon laquelle les Identitaires seraient d’anciens néo-nazis recyclés dans l’islamophobie. Le réalisateur se vante de les avoir infiltrés, et promet des révélations croustillantes sur des militants qui, selon lui, seraient toujours secrètement des admirateurs d’Hitler. Nous attendons avec impatience ces révélations… et la réaction éventuelle des Identitaires. On n’échappe pas à un bout de gras contre Éric Zemmour, coupable, le malheureux, d’avoir reçu un hommage de Fabrice Robert, président des Identitaires. Donc, Éric devrait s’interroger !

Un talent aussi politiquement correct que celui de Paul Moreira méritait récompense médiatique des siens. Il a d’abord eu droit de signer un article dans les « Inrockuptibles ». Normal, qui se ressemble s’assemble. Et qui mieux que que Canal Plus, la chaine des bobos parisiens, pouvait-elle diffuser un documentaire si prometteur ?

Martine Chapouton

15 septembre 2011

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