Pauvre LREM Adrien Morenas, pauvre misère

Publié le 18 mai 2019 - par - 9 commentaires - 1 819 vues
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Autrefois dans la vieille Gascogne, on limitait le nombre des naissances afin de ne pas diviser les propriétés. En règle générale, la terre était transmise aux ainés et les cadets devaient partir faire leur vie ailleurs. Telle était la règle. Toutefois, il pouvait arriver que l’ainé n’ait pas les qualités requises pour assumer la continuité, trop faible ou pas assez capable. Dans ce cas on l’envoyait se marier sur une autre propriété où n’était restée qu’une fille. On appelait ça ‘’partir gendre’’. Généralement le malheureux se retrouvait ravalé au statut de valet de ferme. Il n’avait aucun droit, sauf celui d’obéir à l’aïeule matriarche tant qu’elle restait en vie, à la belle mère ensuite, à la fille enfin. Même ses propres enfants avaient préséance sur lui. Triste vie, triste misère.

À l’Est du Rhône, les cas étaient fréquents dans les vallées reculées, de lourdes tares héréditaires, liées aux carences et à la consanguinité. Il existait ainsi des lignées de crétins des Alpes qu’on employait aux tâches les plus rudes. On les reconnaissait de loin à leur tronche asymétrique, marque de leur lourd handicap. Généralement doués d’une forte constitution, il fallait les tenir éloignés des filles du village. Des ouvrages bien documentés relatent qu’on en trouvait beaucoup dans la plaine de la Crau où, à l’occasion des transhumances, les familles les envoyaient garder les moutons loin de tout et par grand vent. On appelait ça ‘’partir pastre’’.

Aujourd’hui les moeurs sont moins rudes. On ne part plus ni gendre ni pastre. On part suppléant.
Tel est le cas d’Adrien Morenas, pauvre Adrien pauvre Misère, que sa mère a envoyé suppléant de Brune Poirson. Car Adrien n’a pas été élu directement député du Vaucluse. Non, il en aurait été bien incapable. Il n’était que suppléant et il ne doit sa position actuelle qu’à la promotion de la belle Brune et à son entrée au gouvernement.

Partir ‘’suppléant’’ de la belle Brune, telle a été la bonne fortune du pauvre Adrien qui jusque là n’avait pas trop su quoi faire de sa vie. D’abord parti dans la marine, puis devenu technicien dans le privé, il avait finalement tenté de reprendre des études, la trentaine largement passée. Devenu suppléant, puis député par hasard, on a pu le voir, très mal ajusté, au poste de rapporteur de la commission parlementaire de lutte contre les groupuscules d’extrême droite. C’est là que nous l’avons rencontré.

Il y siégeait à chaque séance au côté de Muriel Ressiguier, dite Miss Goulag, l’autre nullité devenue députée LFI et présidente de ladite commission. Un bien bel attelage.

Il s’y est illustré en menaçant de démissionner, dénonçant un vaudeville lorsque Miss Goulag s’était déjà dégonflée et avait renoncé à auditionner Marine Le PEN suite à la fuite dans la presse (Le FIGARO) de la liste des leaders d’extrême droite pressentis. Prise comme une idiote dans ses tripatouillages, la pauvre miss Goulag avait invoqué la perte de l’effet de surprise pour justifier son renoncement. Triste épisode digne de la cour de récré du jardin d’enfants. On avait pu penser qu’Adrien Morénas avait du caractère et qu’il saurait contenir les excès de miss Goulag. Faux espoir, il n’en fut rien, bien au contraire.

Sans doute rappelé à l’ordre par Ferrand, Adrien se garda bien de démissionner. En effet, la REM souhaitant à tout prix mener à bien, avec son alliée LFI, sa traque contre les opposants à sa politique de submersion migratoire, il n’aurait pas fallu que le dispositif explose sur un coup de sang de notre pauvre ami. Il resta donc et on le vit très intimidé tenter parfois d’intervenir quand miss Goulag lui en laissait le droit ou ne lui coupait pas carrément la parole. Suppléant de Brune et dominé par la matriarche Ressiguier, tel le ‘’gendre’’ d’autrefois, notre malheureux Adrien a fini par se soumettre et par obéir.

Tels sont aujourd’hui les personnages qui font les lois en France, ratés et moindres auxquels on n’aurait pas transmis les propriétés familiales de peur qu’ils ne les ruinent.

Réjouissons-nous quand même, ces deux là ne se reproduiront pas ensemble. Ce n’est sans doute pas dans les goûts de miss Goulag ; quant à Adrien, n’ayant pas fait grand chose par lui-même, il est marié et déjà beau-père de 3 enfants.

Pauvre Adrien, pauvre misère.

Martin Moisan

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9 réponses à “Pauvre LREM Adrien Morenas, pauvre misère”

  1. FrancisFR dit :

    La revanche du batard de seconde zone? le grand remplacement c’est surtout pour lui.

  2. zéphyrin dit :

    délicatement cruel mais assez juste. belle écriture. juste une petite contradiction, qui n’engage que moi: un mémoire très intéressant sur l’endogamie dans une région française n’avait pas pu démontrer une augmentation sensible des tares et déficiences dans cette région, par rapport aux régions « mélangées ».(en parlant des enfants nés sur place)
    évidemment les gens les plus aptes, les plus vigoureux quittaient la campagne où la pauvreté régnait. De fait, ne restait que les …autres dans les villages ce qui peut fausser le regard. il devait déjà avoir des bébés secoués ou gravement traumatisés, L’alcoolisme, de la malnutrition, etc. On attribuait ça par commodité à l’endogamie.

  3. Larapède dit :

    Ayant connu un vauclusien Morenas, j’ai voulu connaître ses liens de parent. Je n’ai rien trouvé.

  4. Belphegor dit :

    Miss goulag pourrait partir bru mais qui voudrait s’embarrasser d’une telle mégère.

  5. didile dit :

    La grande découverte du XXI ème siècle pour fiche un peu plus la pagaille en France aura été la loi sur la parité .
    Et les attelages homme-femme .
    Effectivement ,c’est un peu comme le droit (ou le devoir)d’aînesse d’antan ,où on attribuait un bien à celui qui n’en avait pas forcément envie ,en privant du même coup celui dont il aurait fait le bonheur .

  6. genesys dit :

    Narration agréable à lire ….dommage qu’on ne puisse voir la tète du sujet quand il le lira….s’il n’est pas analphabète ,ce qui ne serait pas vraiment une surprise lorsqu’on voit certains spécimens à l’Assemblée Nationale ou ailleurs !

  7. Chassaing Jacques dit :

    Excellent article contemporain.

  8. . Dupond 1 dit :

    A l’école c’etait tres mal vu d’etre un rapporteur (mdr) Miss goulag jubile et se pavanne j’espere que le 26 a 22h elle puisse raser les murs !!! patriotes allez voter ….pas une voix ne doit manquer face a ces staliniens imbéciles

    • DANIEL dit :

      Autrefois, les neuneus mâles se tripotaient les parties en public lorsqu’ils étaient « mal à l’aise ». mais cela ne se fait plus du tout, surtout lorsque les caméras sont présentes. Désormais, parfaitement coachés à prix d’or, les « neuneus » d’en marche ou d’ailleurs, tripotent publiquement leur micro, faisant mine de le redresser… trahissant leur malaise… du coup on n’écoute même plus ce qu’ils disent, on s’amuse simplement à décrypter tous leurs tics…