Pegida : la lueur allemande éclaire le crépuscule européen

PegidaEn Allemagne, venu des profondeurs  d’un peuple longtemps maintenu sous la chape de la culpabilité, un mouvement de survie est en train se se faire jour. Pegida : Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident. L’allié historique des kaisers germaniques, cette Turquie partageuse du sort peu enviable des vaincus et dont le rêve fut longtemps, pour la majorité de ses citoyens, de pouvoir un jour s’installer au bord du Rhin, de l’Elbe, de l’Oder ou du Main, est en passe de réaliser son fantasme. Le problème étant qu’à la cohorte des travailleurs désireux de s’élever socialement au 20è siècle succède, par générations interposées et masse de nouveaux arrivants, l’armée organisée des conquérants du 21è. Le but n’est plus l’emploi chez Volkswagen. Il est d’offrir au monde musulman en phase d’expansion fulgurante le cadavre de la walkyrie dûment halalisé. La nuance est de taille.
Sans doute les Allemands se font-ils violence pour oser ainsi élever si peu soit-il la voix. Mais ils le font. Pressentant un danger mortel, anxieux de perdre en quelques années ce qu’ils auront mis plus d’un demi-siècle à reconstruire, ils descendent désormais dans la rue. De plus en plus nombreux, sans le besoin de rien d’autre que leurs drapeaux et leurs pancartes en carton. Certes, la non-violence affichée du propos peut sembler naïve, l’humanisme universel comme bannière quelque peu dépassé par la bestialité de leurs ennemis. Mais c »est un cri du coeur  neutre de toute récupération, par lui s’exprime le ras-le-bol et la sincérité fédératrice de millions de gens forts différents les uns des autres.
Ces gens ne sont pas dans la harangue « rentre dedans » mais dans le contenu, à l’image des Veilleurs qui ne crient pas mais résistent dans la durée et qui dérangeaient beaucoup au plus fort de leur succès, même si près de 2 ans plus tard, la loi passée, le mouvement s’est essoufflé. Pegida ce ne sont donc pas des « manifestants » au sens où on l’entend, mais de simples citoyens allemands qui sortent de chez eux pour s’exprimer. Il y en a qui participent pour la première fois de leur vie à ce genre d’action. Ainsi sont-ils fort logiquement, à peine le nez mis dehors, la cible de la meute bien-pensante lancée à la curée des déviants. Cette chasse à courre se reproduit à l’identique dans tous les pays d’Europe. Elle est la honte de nos sociétés lobotomisées. Elle poussera bientôt les agneaux à s’équiper de crocs pour affronter les loups.
Quoi qu’il en soit, un réveil s’opère, visible à l’oeil nu : un Allemand sur huit se déclare prêt à suivre la marche pour l’instant pacifique de Pegida. Cela fait beaucoup de monde. Face à la violence civile qui leur est imposée comme norme d’existence, les armes de nos voisins sont des pancartes, des sourires, des convictions, de simples mots venus d’un choeur patriote. Au lieu des mots d’ordre directifs, des mots de bon sens que chacun, jusqu’au plus humble, peut trouver naturel de prononcer.  Sans violence apparente, sans hurlement. En quoi les marcheurs de Pegida sont-ils suspects de la moindre  haine, du moindre « racisme » ? Ils disent leur angoisse. Va-t-on ouvrir des goulags pour les y faire méditer sur les vicissitudes des grands remplacements ?
Une « force tranquille » se constitue, sans estrade hurlante, ni poing rageur levé ; un simple appel à la raison, au bons sens qui forcera au fil des mois l’adhésion du plus grand nombre. L’exemple est saisissant. Ne s’agit-il pas à priori, pour nous aussi, de dire l’amour de notre terre, de notre pays, notre volonté farouche de survivre ? L’exemple allemand convient-il d’emblée à tout le monde ? Il n’est pas sûr que nos natures latines se contentent longtemps des méthodes à-la-Gandhi de Pegida. Néanmoins, la réaction des autorités de Berlin à ce phénomène d’un genre nouveau mérite d’être appréciée à sa juste valeur. Elle est le signal d’une soudaine lucidité sur l’état réel d’un pays. Joli paradoxe pour une caste si sûre d’elle-même !
C’est que l’immigration telle qu’elle se pratique depuis quarante ans va détruire notre civilisation. On le sait. Jean Raspail l’a écrit,  nous vivons quotidiennement ces débarquements dont l’ampleur niée par leurs organisateurs étouffe toute critique objective, toute tentative de raisonner sur la réalité avouée ou non des chiffres.  Les responsables ne sont pas les immigrants eux-mêmes mais bel et bien nos politiques acharnés à détruire toute idée de patrie, de peuple, de nation. Plongé malgré lui dans ce brouillard tueur,  le citoyen français refuse, même s’il le fait encore timidement, le changement de la civilisation qui l’a créé, nourri, accompagné durant près de vingt siècles. Il devine : Flaubert à la décharge, Goethe empaillé à la mosquée, Dante brûlé en place publique, Tchékov à l’asile, Shakespeare décapité au sabre saoudien. Il voit le désert culturel sous les stucs en plâtre, le silence des nécropoles cadenassé par les tenants de la Pénombre. La fin d’un monde.
La France exprime de plus en plus clairement sa volonté : sauver sa langue, le droit et l’égalité des sexes sur son sol, son roman historique. Sauver Noël, les crèches des croyants qui font briller les yeux des enfants d’athées, le calendrier républicain baigné de culture chrétienne au milieu des cérémonies païennes. Sauver ses fêtes culturelles, ses clochers, ses vins, ses plats, son cochon, son joyeux désordre de banquet gaulois ; bref, par ses us et coutumes, sauver son âme authentique. L’étranger doit accepter ce marché. Il doit s’adapter même s’il peine à comprendre ce qui l’environne dès lors qu’il a décidé de vivre ici. Ou alors, retourner chez lui.
L’ordre est donné à ceux qui le peuvent encore : sauver en priorité absolue ce que l’on jette à la poubelle sous les yeux incrédules du plus grand nombre. Réveil ! Réveil !
Non-violence ou rugissements ? Les Allemands de Pegida posent à leurs maîtres du moment un problème épineux.  Sans cris, sans hurlement, sans désir d’une quelconque vengeance. C’est tout bonnement, à sa manière, la voix d’un peuple qui s’ élève. « Ami entends-tu le bruit sourd… » s’avèrera peut-être aussi efficace que le « sang impur abreuve nos sillons« . Nous irons où notre refus de mourir nous conduira.
Le spectre pantelant d’une Suède autrefois maîtresse du nord de l’Europe est effrayant, le suicide de cette nation, un fait historique qui laisse sans voix. Mais non sans désir de ne pas suivre ce pays condamné dans la nuit arctique, glacée, de sa tombe.
Réveil!
Jean Sobieski

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