Peillon veut faire enseigner l’arabe à l’école, uniquement par allégeance à l’électorat musulman

Pour Vincent Peillon, qui veut promouvoir l’enseignement de l’arabe en France, « L’arabe est l’une des grandes langues de la mondialisation, c’est la 5e langue parlée dans le monde, mais elle est peu enseignée. Il faut combler cette anomalie, il y a là un enjeu politique et géostratégique important ».

Encore une pitoyable marque d’allégeance du PS à l’électorat musulman, quelques semaines avant les élections. Mais visiblement Vincent Peillon ne sait pas de quoi il parle et on voit mal en quoi l’enseignement de l’arabe pourrait contribuer au progrès de notre pays. Faut-il rappeler à notre ministre de l’Education Nationale que les ouvrages d’ordre religieux représentent 95% de la littérature arabe ? Faut-il lui rappeler qu’aucune revue scientifique occidentale n’est traduite en arabe ? Faut-il lui rappeler que la civilisation arabe n’a plus rien produit depuis 6 ou 7 siècles ? Faut-il lui rappeler les résultats d’une étude comparative conduite par le docteur Khalid Saïd Rubaia, chercheur palestinien qu’on ne peut soupçonner d’arabophobie, qui démontre le vide quasi total de la recherche scientifique arabe ? C’est ainsi que les brevets industriels déposés par l’ensemble des pays arabes, malgré un PIB plus de dix fois supérieur à celui d’Israël, ne représentent que 5% des brevets israéliens, 805 contre 16805 ! Dans le monde arabe la dépense par tête pour la recherche scientifique ne représente que 15 dollars par an, alors qu’elle est de 1300 dollars en Israël, record mondial en la matière. Et si Israël consacre 4,7% de son PIB à la recherche, les pays arabes se contentent de 0,2% ! Dans ces conditions, la langue arabe a beau être la cinquième langue parlée dans le monde, elle n’est certainement pas le vecteur du progrès scientifique. Par conséquent, au lieu d’aller chercher des professeurs d’arabe au Maghreb, dépense aussi coûteuse qu’inutile, monsieur Peillon ferait mieux de se soucier de l’inquiétante détérioration du niveau scolaire des jeunes Français, qui manient la langue de Molière avec de plus en plus de difficulté et arrivent au bac en faisant une faute à chaque ligne. La vérité est que Vincent Peillon fait de la politique, alors que son rôle est de veiller à la bonne transmission du savoir aux jeunes générations. Triste constat !

Jacques Guillemain

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