Pendant que les Européens s’avachissent, les sabres d’Allah s’affûtent en Syrie

Publié le 11 février 2014 - par - 1 376 vues
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Ce lundi 10  février, une collaboratrice de Jean-Jacques Bourdin , Claire Andrieu, nous livre sur RMC  le témoignage d’Abou Shaheed (auquel je souhaite d’ailleurs de trouver ce qu’il cherche le plus vite possible : le martyre), musulman de France, combattant dans les brigades d’Allah en Syrie. Comme tous les internationalistes, Abou Shaheed est l’idiot utile d’intérêts très  nationaux saoudiens et qataris, mais notre idiot international l’ignore. Son témoignage est un monument.  Agé de 29 ans,  il combat depuis 10 mois dans les rangs de « l’Etat islamique en Irak et au Levant », une émanation d’Al-Qaida qui massacre allègrement les civils.

« Nous sommes des centaines (de Français). Je suis né en France, j’ai fait ma vie en France…. c’est elle qui nous a poussé à cette reflexion…. il n’y a de liberté que dans l’islam… Vivre son islam dans une démocratie c’est impossible, c’est incompatible ». Bel aveu ! Au moins Abou Shaheed est-il honnête, la distance de l’Hexagone et l’intensité de son engagement ne prêtent désormais à la takkya aucune utilité. C’est au contact de notre « impureté », de notre démocratie décadente qu’il s’est éveillé pour que ressorte brutalement le rejet de la terre qui lui a pourtant tout donné. De tout cela nous n’avons jamais douté, n’étant ni des imbéciles, ni des traîtres islamo-compatibles. Pour l’heure ce sont ceux qui là-bas nous ressemblent le plus qui font les frais de la haine vengeresse que nous lui inspirons : Chrétiens orientaux et arabes laïcisants.

La suite est édifiante : « Nous combattons de façon très structurée…. avec beaucoup d’armes, on s’entraîne tout le temps, on combat tout le temps. Nous n’arrêterons le combat que quand toutes les terres musulmanes seront libérées (…) n’ayez pas peur Paris ce n’est pas ENCORE l’objectif, mais pourquoi pas pour les prochaines générations !!! ». En 1997 un taliban capturé par les soldats de Massoud en Afghanistan ne déclarait rien de moins et que de chemin parcouru depuis, combien de terres passées à l’islam le plus obscurantiste…

Nous vivons une accélération phénoménale de l’Histoire et comme le note très justement le Suisse Bernard Wicht, ce qui a pris autrefois 500 ans pourrait bien ne prendre que 50 ans aujourd’hui. Paris ce pourrait être bien plus tôt. Surtout avec la complicité active de nos « zélites ».

« Nous combattons de façon très structurée », hélas ils combattent de façon de plus en plus structurée, il est logique qu’ils gagnent en compétence et s’aguerrissent depuis le début du conflit syrien. Cela est d’autant plus vrai que celui combine tous les types de combats :

– Guerre révolutionnaire et emploi de la terreur sur les populations civiles ;

– Combat urbain, où l’avantage matériel des forces d’Assad est gommé  par la configuration dans laquelle les djihadistes qui ne meurent pas apprennent à progresser dans les bâtiments, à ouvrir les angles, à découvrir les différents types d’escaliers, à s’embusquer derrière des échelonnements de trous pour éviter les ripostes en tirs directs, à piéger et déjouer les pièges ;

– Combat en plaine où ils apprennent à articuler  les équipes feu et choc, à progresser en colonne, en ligne, en tiroir, à tendre ou à réagir sur des embuscades ;

– Terrorisme urbain.

Ils apprennent donc là-bas toutes les recettes susceptibles de leur assurer ici un succès, ne serait-ce que provisoire.

« Avec beaucoup d’armes », tout l’arsenal de la guérilla, mais aussi les redoutables fusils de précision lourds en 12,7 mm comme en attestent les photos, sans doute un cadeau de nos « bons amis » les émirs du Golfe.  Toujours est-il que ces dangers publics savent se servir d’armes et même des plus intéressantes. Ils savent régler une lunette, compenser les vents forts ou faibles selon leur provenance, adapter le point à viser selon la distance ou encore sur une cible en mouvement… pendant ce temps les Européens s’avachissent dans une mollesse irénique stérile et mortifère.  Que font-ils du temps de répit ? Qu’ils soient conscients ou inconscients, ils n’en font rien ! Et au mieux il comptent sur d’autres, (l’armée, la police, les copains etc. etc.) , mythes hypothétiques ne peuplant déjà plus les phalanges guerrières de leurs rêves libérateurs. Nous sommes seuls, la suspension du service national et la dévirilisation de la société nous font perdre des savoir-faire vitaux en la matière il faut en être conscients et la prochaine défaite risquerait bien de n’avoir plus rien d’étrange cette fois-ci.

En effet, pendant la drôle de guerre déjà, le temps de répit n’avait pas été mis à profit pour se préparer à affronter l’ennemi. Ainsi dans le secteur de Sedan, là où les Allemands  allaient, comme à chaque fois, percer, les huit mois de drôle de guerre, pourtant suffisants, n’avaient pas vu la moindre tentative de prise en main ou d’entraînement à la guerre moderne des troupes de la 55e division d’infanterie. Pour aggraver le tout l’armement manquait et l’encadrement était nul. Alors posez les   télécommandes, écrasez vos cigarettes et préparez-vous à vous défendre !

Jean-Marie Rousset

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