Pénurie : conseils aux communes rurales pour la survie de leur communauté

Publié le 29 avril 2020 - par - 14 commentaires - 1 813 vues

Des dizaines de millions de Français ne produisent pas ce qu’ils mangent et dépendent des magasins et des supermarchés pour se nourrir. Paris n’a que trois jours d’autonomie alimentaire.

Le document que vous pouvez télécharger en fin d’article détaille les grandes lignes des actions qu’il faudrait mettre en place dans les communes rurales pour limiter au maximum les conséquences de la récession économique, voire d’une possible pénurie alimentaire qui conduirait une partie de la population à la famine.

Ce document a pour but d’apporter aux équipes communales et aux habitants une vision concise mais claire des menaces en cours, des scénarios potentiels réalistes dans un futur à proche et moyen termes et des actions à mettre en œuvre pour répondre de la meilleure façon à toutes les plages de futurs possibles.

L’auteur très sérieux et très prosaïque, mais néanmoins très intéressant, est un ingénieur généraliste des Mines, ayant travaillé dans la logistique alimentaire.

Le Coronavirus a provoqué une très forte récession économique

Le COVID-19, maladie respiratoire, génère depuis le début de 2020, outre une catastrophe sanitaire mondiale à court terme, avec certitude un ralentissement, et potentiellement un effondrement économique à moyen et long termes dans le monde.
Au 3 avril 2020, les économies mondiales sont fortement ralenties et génèrent entre autres trois types de ruptures majeures liées à la mondialisation et à l’interdépendance des États et sociétés entre elles :

– Des ruptures d’activité en chaîne par absence de demande (aviation, tourisme, automobile, luxe, tous les secteurs dits “non essentiels”),
– Des ruptures d’approvisionnement en chaîne par manque d’offre ou de transport (masques FFP2 ou chirurgicaux, tous les équipements sanitaires, produits alimentaires et tous les secteurs “indispensables”),
– Des ruptures par peur, absentéisme et maladie des personnels.

Du fait du tissu mondialisé des échanges, toutes ces ruptures majeures, qu’elles soient mondialisées ou locales, ont toujours des répercussions importantes sur d’autres secteurs annexes ou d’autres pays.

Une pénurie de cartons qui paraît sans gravité au premier abord peut paralyser toute l’industrie alimentaire qui nécessite des emballages en carton en quelques semaines, etc., etc. Tout est lié en quasi-flux tendu dans notre monde d’aujourd’hui et très souvent de façon tellement subtile que l’on ne s’en doute pas une seconde dans notre quotidien.

Tant que la population n’a pas atteint le stade d’immunité collective par un vaccin ou une large propagation du virus, les activités économiques et de transports seront :
• soit poursuivies et donc seront de nouveau les meilleures alliées à la propagation du virus,
• soit violemment arrêtées pour faire reculer le virus, ce qui aggravera encore la récession financière et économique.

Dans l’optique d’une récession durable, voire d’un effondrement, mettre en place une politique de résilience

Nous nous entêtons dans l’idée qu’il sera possible pendant et après la première vague de faire cohabiter le virus COVID-19 avec le monde économique de transport et d’échanges que nous connaissions par le passé.

Mais c’est justement la combinaison des deux qui rendent le COVID-19 aussi efficace. Il faut se faire une raison et l’expliquer rationnellement aux populations.

Il faudrait que nous nous débarrassions complètement et le plus rapidement possible du virus pour que nous puissions reconstruire derrière avec le moins de dégâts possibles.

Mais pour se débarrasser du virus, il faudrait absolument arrêter tous contacts, toutes sorties durant 40 jours minimum. Ce qui est en soi tout aussi illusoire, vu le niveau de cohésion et de discipline d’un certain nombre d’individus détruisant l’effort de la majorité.

Il faut donc comprendre que la crise sanitaire va perdurer, tout comme la mise en berne des activités économiques pour en limiter les effets. Il faut donc se mettre en position de résilience et d’être en mesure de durer même dans les scénarios les plus complexes.

Et dans ce cadre, la mise en place d’une résilience, d’une cohésion et d’une entraide au niveau communal semble un plan robuste de seconde ligne de défense au cas où la première ligne de défense représentée par les services nationaux, ne faiblisse dans le temps.

Préconisations de sécurisation des populations communales en secteur rural : 
Sensibilisation_conséquences_COVID19_préconisations_aux_communes.pdf

Comment réduire la taille de mes fichiers PDF ? - Etudes-en-france.netSi vous le jugez intéressant et utile, transmettez ce document au maire et à l’équipe municipale. Faites pression sur vos responsables communaux pour qu’ils ne prennent pas la situation à la légère. En cas de situation de pénurie, d’effondrement, de guerre civile, les décisions qu’ils auront prises aujourd’hui peuvent faire toute la différence demain.

Julien Martel

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Notifiez de
meulien

un des problemes c’est que les francais ne veulent toujours pas voir le boulet de l’immigration

topinembourg

@meulien .
Certes ,le non respect du confinement dans les banlieues à très forte population immigrée et musulmane (et le laxisme du gouvernement et des FDO dans ces quartiers , qui contraste avec le contrôle et la répression féroce contre les FDS) compte dans la propagation du virus en dépit des mesures , mais l’exemple de l’Italie, touchée de plein fouet par l’épidémie et où l’immigration arabo-africaine est beaucoup plus faible et récente qu’en France , nous montre que ce n’est pas le seul paramètre qui intervient .

mutzig

Cette initiative de Julien Martel est très intéressante et sans doute très pertinente (je n’ai pas lu tout le document annexé) mais implique de faire confiance aux élus locaux. Et je ne vois comment on pourrait faire quelque chose, ou même essayer de discuter, avec des maires PS, LR, écolos et autres merdes…

PANGERMANIST#

Pas d’inquiétude! L’ennemi héréditaire s’est engagé à pallier aux éventuelles pénuries en expédiant sans délai les millions de masques sanitaires manquants ainsi que l’aide aux produits de première nécessité dès que l’incurie de nos responsables se vérifiera sur le terrain notamment en Alsace Moselle sinistrée et classifiée en zone rouge comme un vulgaire 9-3!

patphil

que les gaulois se rendent enfin compte qu’il doivent acheter local (même si c’est dix centimes plus cher)

Fomalo

2) Et que dites vous aux centaines d’agriculteurs suicidés ces dernières années, et aux maires éperdus des petites communes, qui connaissent le “terrain” et les gens??

Fomalo

C’est un exercice de planification que vous nous proposez là, julien Martel@, malgré les divers niveaux mentionnés par vos tableaux : optimiste, moyennement optimiste, pessimiste etc.
.Dans l’urgence, c’est l’intuition et la vitalité qui priment, et aussi parfois le courage, l’esprit et la spiritualité. Sinon on retombe dans la technocratie des quarante dernières années et les “algorythmes” si prisés par tous les maqueronniens mondialistes et les gauchos idéalistes.

Viktor

Les Français en général, improvisent. Les germaniques organisent. Côté administration nous avons en France l’éternel conflit entre l’Etat jacobin et la région girondine. En Allemagne les Lander différant les uns des autres historiquement s’auto-gèrent : Eric Zemmour nous explique tout ça très bien.
Pour en revenir à l’essentiel qui est de survivre, il paraît opportun de reprendre la formule de “Voisins vigilants ” et d’adapter par exemple les grandes lignes de ce plan à l’échelon du hameau en milieu rural en y superposant un plan d’auto-défense.
Le citoyen doit s’organiser à partir de la base et ne rien attendre de l’Etat qui une fois de plus a démontré son incurie. Système où il a pléthore de chefs et où l’initiative privée est condamnable parce que non conforme aux normes.

MYLENE

il ya une chose qu’a fait l’Angleterre pendant la dernière guerre : permettre à ses citoyens de faire du potager dans les parcs publics.

On peut aussi réquisitionner le moindre espace vert entourant les bâtiments HLM et développer du potager.Un maire a bien osé en céder pour une école islamique pour fillettes.

Le blé, s’il vient à manquer peut être remplacé par un amidon comme la pomme de terre.
Théoriquement ça ne devrait pas manquer vu le nombre de surface cultivable en France.

Dans le pays où je vis, on ne se gêne pas, dans les villes, pour ôter quelques pavés devant sa porte et faire pousser une plante ou un légume. Et ils échangent les légumes.

ON EST TELLEMENT DENATURE qu’on ne sait plus avoir l’initiative saine de planter une plante ou un légume devant chez soi..

Viktor

“Le blé, s’il vient à manquer” Et dire qu’avec Chirac les belles terres à blé de la Brie ont été transformées en un Disneyland qui déserté pour risque sanitaire, sera reconquise en peu de temps, par la végétation plante sauvage, à l’instar des temples d’Angkor Vat, vestiges d’un autre temps pour les archéologues de demain.

a.hourquetted'are

C’est vrai Viktor, et d’autres bourdes des présidents!
La catastrophe actuelle provient des 40 années précédentes et de l’incompétence du gvt.

MYLENE

il faut aussi apprendre aux gens à avoir les petites réserves de survie. Car avec ce mondialisme roi de la perversité on ne sait pas ce qui peut nous attendre : petites pré et provisions grâce auxquelles on survit :
1 : des graines et noix – 2 : des fruits séchés – 3 – des protéines en poudre – des légumes déshydratés + cubes de bouillon de poulets. – Prendre une poignée de graines noix et fruits séchés 2 à 3 fois/jour et un verre de protéines en poudre auquel on ajoute de l’eau c’est largement suffisants
Ca vous évitera de faire des queues interminables le jour où vous n’aurez pas la
force ou la forme pour aller au supermarché.Pas de déminéralisation, et dévitalisation et en plus on mincit.
Pas oublier le PSYLLIUM pour libérer l’intestin. Et acheter son déshydrateur.

Viktor

Remerciements à l’auteur de ce travail remarquable et à Julien Martel, avec le support de Riposte Laïque, de nous le transmettre.
Comme chacun sait, il existe des plans de crises déjà préparés par la Sécurité civile, voire pour certains, conjointement avec l’Armée.
On peut penser que le maire d’une commune rurale, va d’abord rester aux ordres du Préfet, se gardant de toute initiative privée : toujours pour se couvrir, même s’il s’avère, comme on vient de le constater avec la pénurie des masques, qu’entre ce qui est prévu sur le papier et la réalité, le compte n’y est pas.
Tout dépend de la personnalité du maire ? Certains peuvent accueillir favorablement ces préconisations ; d’autres, imbus de leurs pouvoirs, s’en désintéresser. Sachons donc “les vendre” dans l’intérêt général !

Requiem

La pénurie en bouffe, c’est quasi-assuré en Fronce. Russie, Khazakstan et Ukraine n’exportent plus de céréales, pourront spéculer et revendre au plus haut prix.
La France vend à perte.
https://planetes360.fr/la-france-brade-son-ble-la-russie-interdit-lexportation-et-se-prepare-a-des-penuries-alimentaires/?feed_id=27607&_unique_id=5ea971426dbe4

Pas de stock alimentaire, alors que l’UK en constitue massivement depuis l’annonce du brexit. Bon, la GB est surpeuplée comparée à la France, mais c’est quand même génocidaire. Ma cité va cracker.
Les importations de produits étrangers continuent alors que les marchés sont interdits, des tonnes de produits locaux sont jetés. Et quand les producteurs seront ruinés et chassés par les banques, on va avoir un scénario raisins de la colère.

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