Persistance lancinante de la jaunisse

Publié le 2 décembre 2018 - par - 2 commentaires - 571 vues
Share

Paris brûle-t-il ? En direct façon cinémascope ? Les « droits-dans-leurs-bottes » sont « choqués » de voir tant de « perturbateurs » ne pas faire là où on leur indique de s’assoupir, sauf que… Cela va bien plus loin maintenant, et ce n’est pas étonnant que même la gauche soit obligée de mettre le gilet, les cheminots, lycéens, étudiants… En Belgique, aux Pays-Bas aussi…

Si les divergences persistent, le point commun est là où ce « système » aveugle de la caste, de la secte, (X voitures en train de brûler, Paris, 16 h) point, poids, mort, donc intersection, pressions, tectonique des plaques, séisme… alors que… peut-être… il y a huit jours, il y a un siècle, établir le moratoire sur le carburant aurait pu calmer… Mais non, la Terre doit être sauvée (les salons l’exigent) et uniquement par la France, bien sûr (foutaise totale). Allons vers l’affrontement, tant pis, et puis rien à craindre, le mouvement s’effrite, disaient les « experts » (avant ce samedi) avec un mélange de comportement suicidaire, de part et d’autre, pourquoi par exemple ne pas avoir accepté l’entretien en direct aux yeux de tous (et de toutes si vous voulez),« First Minister » ? Alors que justement, maintenant, de plus en plus, aucune entrevue ne pourra plus se faire en différé, le direct a pris le pas comme la démocratie directe visiblement, un besoin fort d’horizontalité disent les doctes. Chacun vient avec ses plaies, séance A.A, grandeur nature, même si cela ne fusionne pas encore (ici et là, les emplettes se font toujours à l’ombre des caméras à l’affût). Certes, en sous-main « on » s’active ici et là à brûler les étapes, Lyon était cependant assez calme quoique plus tendue, quelques grenades, on sent quand même qu’en haut on aimerait que cela se finisse : les CRS avaient remplacé les policiers municipaux du 17 novembre…

Tout semble péter dans tous les sens (mais une ronde bien assagie encore s’est organisée autour du Soldat inconnu, la Marseillaise chantée sur un beau ton bien rageur) sûr que cela couvait depuis longtemps, ma bonne dame… sauf que… La jet set techno mondialisée n’y croyait pas, n’y croit toujours pas, cela devait mourir cette semaine, non ? Que fait la maréchaussée, Louis ?… Elle joue à colin-maillard… Nous en sommes où ?… 1780, 1825, 1829 (et demi), 1840 ?… 47 ?… 1871, non, pas vraiment, 1968 ? C’est peut-être plus profond encore…

Parce que cette histoire de « casseurs »,  de « perturbateurs » devient évidemment bien plus complexe (les manifestants qui les voient agir ne les sermonnent pas non plus, cela se voit bien, non ?)… Il ne s’agit plus d’étudiants jouant à Gavroche avant de s’encanailler romantiquement. Happening au théâtre de l’Odéon occupé, là il s’agit de retraités, femmes seules avec marmots, d’artisans perdus dans leur ville asséchée, d’ouvriers tirés vers le bas, on ne voit pas que de la jeunesse dorée de 68 hésitant entre la coupe Mao et la veste en cuir Trotski, non ! On sent la colère sourde des solidarités empêchées, des égoïsmes rococo, t’inquiète, je vais m’en sortir tout seul, sauf que là non, la taxe de trop, le banquier qui appelle pour le découvert et « en même temps » les 500 000 euros de vaisselle fine viennent se greffer au bout de la nuit fiscale et à l’ombre des péages en pleurs, dès 7 h pour éviter les bouchons, manger du bitume chaque jour coûte que coûte malgré le dernier Johnny passé en boucle, tous ces riens…

Tout surgit, une lave, cela charrie, un tsunami, tout se mélange, tu charries Mac/ron, ron, petit patapon, une révolte ? Non, Sire, une insurrection ! Vite, vite, vite, glosons sur la psyché des « casseurs ». Ah ! Que ne viennent-ils pas dénaturer le mouvement, questionnent sans rire ceux-là mêmes qui l’ont allumé ?… Amusant… Tragique aussi… Bal tragique à l’Élysée… Alors ? Alors rien, il n’y a rien à voir, juste un peuple qui refuse de crever alors qu’il a été euthanasié, sous perfusion sociale, mais la drogue n’est pas assez envoyée dans les veines. Comment se fait-il, sinon, qu’il se lève et arrache les tuyaux, casse les machines ?…

Une femme :  » Je ne veux pas des aides, je veux gagner ma vie ». Je ne veux pas que l’État me casse les jambes et ensuite me propose des béquilles ! Celle-là, c’est une perle parce qu’il ne s’agit pas d’opposer public et privé, infirmière libérale et hôpital, mais de faire en sorte que les deux travaillent ensemble alors que la première est grevée de taxes et le second sommé de faire des économies en défensif au lieu d’être source de dynamisme en irradiant mille thérapies, éducation, formation idem, laissez faire les gens, bordel !!! Cela fourmille d’idées partout et c’est ce qui fout la jaunisse à la secte bien au chaud dans la représentation, fais ce que je te dis mais ne fais pas ce que je fais, sauf que cela ne peut plus marcher comme cela, n’est-ce pas pour cela que Macron avait été élu ? Le bon peuple vient le lui rappeler. Désormais, chaque samedi. Bizarre. Vous avez dit bizarre ?…

Lucien Samir Oulahbib

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
DUFAITREZ

La solitude vous va bien…

Serge

Il y en a un qui exècre sur les chaînes télévisées le drapeau tricolore, les notions de république, ce qui représente la France.
L’instant est idéal et propice pour lui demander son avis sur les dégradations du panthéon, du drapeau tricolore, ainsi que de la France en tant que nation et de comparer la déclaration avec celle du « président de la France », des journalistes etc.

Il est indispensable de lui faire confirmer publiquement son avis à cet individu ainsi qu’aux mondialistes et tout ceux qui méprisent la représentativité de la France en tant que nation souveraine.
Je ne me rappelle plus du nom de l’individu.