Petit cours à Aurélien Taché sur l’antisémitisme, le nazisme et l’islam…

En France, la vérité historique doit être occultée lorsqu’elle ne correspond pas au standard de la pensée unique et pourrait stigmatiser telle ou telle partie de la population.

Qui n’a pas entendu marteler à tous vents :

« NON, L’ANTISÉMITISME N’A RIEN À VOIR AVEC L’ISLAM »

Les hommes politiques et religieux auraient-ils oublié le factuel pour… ne se souvenir que du spirituel ?

En réponse à cette interrogation, je vous invite à partager une page d’histoire bien réelle de deux peuples (Arabes et Allemands) et… pas si lointaine.

Suite à l’augmentation des actes antisémites en France, le docteur Dalil Boubakeur, recteur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris[1] s’est senti obligé de se fendre d’un communiqué qui fleure bon la taqîya et d’insister au passage sur l’islamophobie : « Nous condamnons très fermement ces actes racistes antisémites abjects et répugnants dans leur ensemble. Il est important que tous les partis politiques soient clairs dans la dénonciation du racisme, de l’antisémitisme et de l’islamophobie qui risquent de gangrener notre vivre-ensemble. »

Comme à son habitude, il se défausse sur les pouvoirs publics pour les actions à mener…

« Celui qui accepte le Mal sans lutter contre lui coopère avec lui. » [Martin Luther King]

Mohammed Moussaoui[2], le président de l’Union des mosquées de France (UMF) affirme : « Non, l’antisémitisme n’a rien à voir avec l’islam : refusons les instrumentalisations de toutes parts. (…) Aussi, il est utile et nécessaire de réaffirmer avec force que la tradition musulmane, dans la pureté de ses principes et fondements, ne laisse aucune place à la haine de l’Autre et à la haine du juif en particulier. »

Aurélien Taché, député dans la dixième circonscription du Val-d’Oise affirme : « Il y a un antisémitisme en banlieue. Mais il ne prend pas sa source dans l’immigration ou dans les versets du Coran (…). Il la prend dans l’ignorance et le sentiment anti-élites » et aussi « Si on veut voir disparaître l’antisémitisme dans les quartiers, on devrait faire ce que conseille Benjamin Stora depuis des décennies : enseignons à ces jeunes, dont l’histoire trouve ses racines au Maghreb, des récits de mémoire partagée entre juifs et musulmans. »

L’islam n’a jamais rien à se reprocher… il est lui aussi une victime ! Il faut chercher les antisémites ailleurs ! Mais les faits sont têtus…

« En toute circonstance, la vérité est plus précieuse que l’erreur. Cela s’applique aussi à la vérité historique » [Albert Schweitzer]

Le grand mufti de Jérusalem et Hitler – l’alliance du croissant vert et de la croix gammée.

L’antisémitisme des nazis plaisait déjà beaucoup, au milieu des années 1930, à nombre de nationalistes arabes et de fondamentalistes islamiques. À partir de 1936, Hitler et son service de propagande déployèrent beaucoup d’effort pour gagner la sympathie des populations du Moyen-Orient.

Le Grand Mufti de Jérusalem Hadj Amine Al-Husseini[3] surnommé le « glaive de l’Islam » était un nationaliste arabe palestinien. Très jeune, il apprend le français, alors première langue étrangère enseignée et parlée dans l’Empire turc. Il fait des études supérieures de théologie à l’université al-Azhar au Caire. Au cours de sa vie, il a joué un rôle de premier plan dans le mouvement national palestinien arabe dont il était le chef incontesté. En 1931, il réunit à Jérusalem le Congrès islamique mondial qui se prononce pour la continuation de la lutte contre l’établissement d’un État hébreu et de contrer les intérêts anglais. Son idéologie profondément enracinée dans une haine de longue date à l’égard de la population juive le rapprocha de l’Allemagne nazie. Il était un fervent admirateur d’Adolf Hitler qu’il rencontra pour la première fois à Berlin le 28 novembre 1941. Les deux hommes partageaient la même haine viscérale pour le peuple juif, et le même désir ardent de l’exterminer. Hitler vit tout de suite que cet homme pouvait lui servir à quelque chose. Le Proche-Orient a un rôle à jouer dans la guerre. L’Allemagne y a des intérêts majeurs : elle doit chasser les Anglais de la région et y assurer solidement son influence. Elle a aussi besoin du pétrole pour son effort de guerre. Il existe un procès-verbal[4] complet de cette réunion. Lors des échanges, le mufti affirme que les pays arabes étaient fermement convaincus que l’Allemagne gagnerait la guerre et que la cause arabe pourra alors prospérer. Les Arabes étaient les amis naturels de l’Allemagne, car ils avaient les mêmes ennemis que l’Allemagne, à savoir les Anglais, les Juifs et les communistes. Par conséquent, ils étaient prêts à coopérer avec l’Allemagne de tout leur cœur et à participer à la guerre, non seulement par la réalisation d’actes de sabotage et l’instigation de révoltes, mais aussi par la mise sur pied d’une légion militaire arabe. Hitler lui répond en indiquant qu’il mettra tout en œuvre pour la destruction totale de l’empire judéo-communiste en Europe. L’Allemagne mènera une guerre sans compromis contre les Juifs et s’opposera de façon active à la création du foyer national juif en Palestine voulu par les Anglais. Le procès-verbal indique également que Hitler a demandé au mufti de garder ce secret au plus profond de son cœur.

À l’issue de cette rencontre, Hitler dira : « Le Grand Mufti est un homme qui en politique ne fait pas de sentiment. Cheveux blonds et yeux bleus, le visage émacié, il semble qu’il ait plus d’un ancêtre aryen. Il n’est pas impossible que le meilleur sang romain soit à l’origine de sa lignée. » Il recevra de Himmler le titre de Gruppenführer, l’équivalent d’un grade de général. Il recevait aussi une pension mensuelle de 75 000 marks, financée par les biens confisqués aux Juifs européens ainsi que des biens immobiliers.

Il encouragea Adolphe Hitler à étendre la Solution finale aux Juifs d’Afrique du Nord et de Palestine. Durant toute la Seconde Guerre mondiale, Amine Al-Husseini ne cesse de souligner les points communs entre l’islam et le nazisme.

Le Grand Mufti dira que « Les nazis sont les meilleurs amis de l’islam » et écrira personnellement à Adolf Hitler : « le peuple arabe attend avec confiance votre victoire finale ».

Le mufti fut envoyé dans les Balkans où il leva en 1943 une division SS de musulmans bosniaques avec l’aide du mufti de Mostar. Il s’agissait de la 13e division SS de montagne Handschar[5] forte de 20 000 hommes. Elle avait théoriquement des officiers croates à sa tête, mais les troupes étaient constituées en majorité de soldats musulmans et on y trouvait des recrues du monde entier. Contrairement aux autres divisions de SS, qui n’étaient pas particulièrement religieuses, cette division est encadrée par des imams que le mufti choisira personnellement. Cette division s’attire une triste réputation, des milliers de civils serbes et juifs furent massacrés. D’autres divisions SS musulmanes ont été créées avec l’aide du Grand Mufti de Jérusalem : la 23e division SS de montagne Kama (croate) et la 21e division SS de montagne Skanderbeg (albanaise). On peut encore citer la Osttürkischer Waffen-Verband der SS aussi connue sous le nom de 1er Régiment SS-Ostmuselmanische (unité de la Waffen-SS non endivisionnée) mais la valeur au combat de cette unité était médiocre. À cette occasion, les nazis inventent le néologisme « Musulgermain » et Himmler décrète sur le champ que les musulmans des Balkans sont à classer parmi les peuples européens de race supérieure.

Le führer arabe ne perd pas de vue son objectif qui est l’éradication des juifs de Palestine. Il persuade les Allemands d’utiliser les émissions radiophoniques pour exalter le ressentiment d’une partie de la population arabe envers les juifs. Plusieurs fois par jour, durant des mois, les haut-parleurs diffusent la voix du mufti de Jérusalem au Moyen-Orient. Sa propagande a un seul objectif : convaincre les nations arabes que le combat nazi est aussi leur combat et que Hitler est en train de gagner la guerre et qu’il a besoin d’eux. Il exhorte aussi les Arabes à rejoindre les nazis, protecteurs de l’Islam, dans une guerre sainte (djihad) contre les Anglais, Américains, juifs et soviets ennemis de l’Islam. Lors d’une émission radio, il fait du massacre des Juifs une obligation religieuse. Le 1er mars 1944 depuis radio Berlin il lance ce message : « Arabes, dressez-vous en un peuple et défendez vos droits sacrés, tuez les Juifs partout où vous les trouvez. Dieu, l’Histoire et la religion seront satisfaits. »

Le mufti met son influence nocive au service des nazis, il accélère les mesures permettant le génocide des Juifs. Al-Husseini suivait de près la méthode nazie d’extermination du peuple juif. Ainsi, il a visité, aux côtés d’Adolf Eichmann, le camp d’Auschwitz. Il va même tenter d’appliquer l’idéologie et les tactiques nazies au monde arabe. La persécution des Juifs du Moyen-Orient commence. Des extraits du procès de Nuremberg attestent qu’Al-Husseini a tenté de convaincre Adolf Eichmann d’étendre la solution finale à la Palestine. Le mufti avait prévu de bâtir des camps de concentration pour la Palestine sur le modèle nazi. En Afrique du Nord, les troupes de Rommel étaient suivies par des chambres à gaz mobiles (Gaswagen) afin de traquer les Juifs de ville en ville. Ces camions à gaz ont contribué au meurtre de 2 500 Juifs en Tunisie. Cette méthode d’extermination est si efficace que Al-Husseini compte l’adapter au Moyen-Orient.

Mein Kampf[6] et Les Protocoles des Sages de Sion sont traduits en langue arabe. Cette propagande nazie aura malheureusement au Moyen-Orient des conséquences durables. Des mouvements extrémistes comme le Hamas[7] feront même officiellement référence aux Protocoles des sages de Sion. Il y a beaucoup d’habitants du Moyen-Orient qui sont encore convaincus de la véracité de ce document[8].

Le monde fanatique musulman et Hitler ont un même avis : il ne peut y avoir d’autre idéologie que les leurs. Mais un dogme laïque comme le nazisme est moins dangereux que cet islamo-fascisme que l’on voit de nos jours. L’islamo-fascisme a un aspect religieux ; il déclare « Dieu tout puissant t’ordonne de faire ça ! » pas le Führer ! Donc, l’islamo-fascisme est bien plus dangereux. « Ce n’est pas vous qui les avez tués : mais c’est Allah qui les a tués (…) ». [Coran 8 — 17]

Hitler est du passé, et les Allemands d’aujourd’hui ne sont pas les nazis de 1945, mais les musulmans n’ont jamais changé dans leurs intentions et leur but est, s’ils en avaient la possibilité, de tuer tous les Juifs. Si ça ne tenait qu’à la volonté des fondamentalistes radicaux islamistes, il y aurait probablement un autre Holocauste. Si Al Qaïda pouvait le mettre en œuvre, il le ferait. Mais ce qui commence avec les Juifs ne se termine jamais avec les Juifs, l’Occident commence lentement mais sûrement à le comprendre. Les Juifs sont le prologue. Après les Juifs viennent les vrais problèmes. Tout ce qui arrive à Israël arrivera aussi finalement au reste du monde. Cela a déjà commencé : églises profanées, temple bouddhiste profané, destruction de ruines anciennes non musulmanes, attentats…

À l’issue de la guerre, Al-Husseini fut recherché par les Britanniques en tant que collaborateur et par les Yougoslaves en tant que criminel de guerre. Il trouva refuge dans la région de Constance où il fut arrêté le 15 mai 1945 par les troupes françaises. Le 19 mai, il fut transféré dans la région parisienne où il fut hébergé avec ses deux secrétaires dans une villa de Saint-Maur, et ce dans des conditions très favorables. Finalement, après avoir pu déjouer les surveillances, le mufti réussit à quitter la France le 29 mai 1946, en prenant un vol régulier de la compagnie américaine TWA d’Orly au Caire, muni d’un faux passeport fourni par le Quai d’Orsay et sous un nom d’emprunt.

Après la guerre, des dignitaires SS, convertis à l’islam, ont occupé des postes importants dans l’Égypte de Nasser, ainsi que dans d’autres pays arabes. Il y avait près de 50 000 Waffen SS musulmans.[9]

Il ne faut pas non plus oublier que dès 1938, après Munich, une fraction importante du Parti du peuple algérien a décidé d’offrir ses services au Reich allemand pour obtenir son aide. Ils diront que Hitler est « ce protégé de Dieu », l’« imam El Mehdi », le « maître de l’heure » (sorte de messie), le « sauveur des musulmans ». On l’appelle « Cheikh Hitler », « Hadj Hitler » (saint Hitler), « Bou Gessaâ » (l’homme à la mèche), le « caporal Boudjema ».. C’est un acte de foi, le désir de croire au Sauveur qui va enfin venger les Algériens de la déchéance coloniale.[10]

Amis lecteurs, je vous laisse juges :

Est-ce encore crédible de déclamer :

L’islam n’a vraiment rien à voir avec l’antisémitisme ?

Les associations musulmanes n’ont plus le droit d’ignorer ou de relativiser le problème. Elles ont le devoir de réfléchir sérieusement sur l’antisémitisme et d’initier au sein de la communauté musulmane un débat de fond sur le sujet.

Johan Zweitakter

Reportages à consulter pour aller plus loin :

– Le grand mufti Amin Al-Husseini avec Hitler —

https://vimeo.com/153217106

– Lien entre l’islam et le nazisme — La Haine des Juifs —

http://www.veroniquechemla.info/2009/12/la-croix-gammee-et-le-turban-de.html

https://www.cairn.info/revue-les-cahiers-de-la-shoah-2007-1-page-91.htm#

--https://www.antisemitisme.ch/content/lantisemitisme-entre-musulmans-deurope-que-faire-pour-liberer-notre-jeunesse-de-la-haine

[1] https://www.mosqueedeparis.net/condamnation-des-actes-antisemites/

[2] https://www.saphirnews.com/Non-l-antisemitisme-n-a-rien-a-voir-avec-l-islam-refusons-les-instrumentalisations-de-toutes-parts_a26029.html

[3] Hadj Amin Al-Husseini est né en 1895 à Jérusalem dans une famille issue de la péninsule arabique. Il meurt d’une crise cardiaque le 4 juillet 1974 à Beyrouth.

[4] https://www.timesofisrael.com/full-official-record-what-the-mufti-said-to-hitler/ (texte en anglais)

[5]Appelée ainsi en référence à une épée orientale.

[6]« Mein kampf » est toujours édité dans les pays arabes. Le livre a été republié en 1995 à Beyrouth. En 1999 le livre est en 6e place des best-sellers en Palestine. En Égypte, à la foire internationale du livre de 2007, le représentant d’une maison d’édition syro-égyptienne a déclaré que « ce livre est un succès principalement chez les jeunes de 18 à 25 ans ».

[7]La charte du Hamas de 1988 : http://www.crif.org/sites/default/fichiers/images/documents/Charte%20du%20Hamas.pdf – Il est à noter que la nouvelle charte a été très largement édulcorée : http://www.chroniquepalestine.com/charte-mouvement-hamas-version-francaise/

[8] https://www.algerie-focus.com/2013/08/le-livre-nazi-mein-kamp-en-vente-a-alger/

[9] Historia – hors série 32 (1973).

[10] Source : L’Algérie de Pétain : les populations algériennes ont la parole : septembre 1939 – novembre 1942 [Pierre DARMON]

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