Petite histoire sur l’islamisation des jeunes de nos contrées…

Publié le 22 novembre 2010 - par
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Il y a peu, je me trouvais dans mon village natal, une petite bourgade du grand Sud-Ouest de la France.
Une amie d’un village voisin me raconte que l’un de ses fils, nous l’appellerons C, a été « embrigadé » il y a quelques années, par un jeune musulman de son lycée, et son père.
Entre autres, le père de C. s’est vu reprocher par cet individu de ne pas avoir donné d’éducation religieuse à son fils. Il s’est fait renvoyer au bain, comme on dit, mais le travail de sape a continué.
Les parents ont vu peu à peu C. entrer dans la religion, dans la version rigoriste, visionnant en boucle des cassettes de Tariq Ramadan (encore lui) . On repense aux propos de Malika Sorel qui parle de l’empoisonnement des cerveaux des jeunes par les fondamentalistes.

Le jeune garçon, s’est finalement converti. Après une courte période de prêches dans les mosquées des alentours, il est revenu à une pratique plus « soft ».

Le plus effrayant à mon sens, dans cette histoire, c’est que le directeur du lycée interrogé par les parents, a bien remarqué le prosélytisme du jeune musulman mais « comme il s’agissait d’un élève très brillant », il n’avait aucune raison d’intervenir a-t-il dit. On croit rêver. Il me semble que si des chrétiens s’étaient comportés ainsi, je crois que ce monsieur aurait très vite joué les gros bras de la république. Toute la presse bien pensante de « gôche » se serait précipitée pour vouer le « missionnaire » aux gémonies.

J’ajoute que l’amie en question s’est entretenue avec des familles maghrébines musulmanes de sa connaissance. Tous, même les pratiquants, ont réprouvé ce comportement prosélyte.
On ne le dira jamais assez, ces populations sont prises en tenaille entre ceux que nous appelons les fascistes verts et les soit disants républicains que nous appelons les idiots utiles du fascisme vert. Elles sont totalement désarmées pour lutter contre puisque les républicains se taisent, ou insultent, ceux qui s’émeuvent.

Les ponts n’ont jamais été coupés entre les parents et le fils, mais ceux-ci lui ont fermement rappelé leurs propres convictions républicaines, en matière de citoyenneté, respect des religions, des athées, de la laïcité, égalité hommes/femmes….. Tu n’as pas à nous imposer tes interdits etc. Il s’agit d’une famille de gauche, ouverte, laïque ayant milité pour les droits des femmes, etc. Ce n’est pas une famille dite « à problèmes » dans lesquelles les fondamentalistes font leur marché, le jeune n’a strictement rien du voyou qui veut se refaire une virginité, en voulant être plus musulman que les musulmans, vous imaginez l’incompréhension, la douleur.

C. continue ses études, dans une autre région, compte épouser une musulmane, travaille beaucoup, ne sort pas.
Encore une fois, ce n’est pas le fait de se convertir à une religion, ou à une autre qui doit être dénoncé, mais le prosélytisme religieux politique , conquérant, et sans vergogne, en pays laïque, son irruption dans la sphère publique en tout lieu, même l’école ou le lycée. Pour ce qui concerne l’islam intégriste, on assiste, comme dans une secte, à l’avalanche d’interdits morbides et archaïques qui vont à l’encontre des principes républicains : interdits alimentaires imposés à tous, voilement, enfermement des femmes, enfermement et rétrécissement intellectuel, peur, voire mépris, des autres. Tout cela est d’ailleurs entretenu en toute connaissance de cause par nos « élites ». La complaisance du directeur du lycée est immonde, lui qui aurait dû être des premiers à intervenir, et, au moins, prévenir les parents. Cette histoire administre la preuve que certains « intellectuels » même s’ils s’en défendent, ont conclu un « deal » tacite et confortable avec les intégristes : « Vous embrigadez nos jeunes , nous on a la paix », on reste bien propret sur soi, on ne se salit pas les mains, « nous ne sommes pas des fachos, nous ». Eh bien si ! Vous êtes des fachos, pire, des collabos.

La République veut elle, oui ou non, protéger ses jeunes ? Quand on voit les dégâts, parmi toutes les composantes de la société française, à ce jour, la réponse est non.

Mathilde Leseigneur

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