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Petite leçon d’une vraie femme de gauche au journaleux Alvarez

BrunoAlvarez

A Ouest France, on aime bien taper sur « l’extrême-droite » (traduisez ceux qui osent critiquer l’Herpès), mais on n’apprécie pas trop de recevoir la réponse de la bergère au berger. Surtout quand on est un journaleux « adjoint au rédacteur en chef de la rédaction départementale de Sud Ouest » comme Bruno Alvarez.

En réponse à l’un de mes articles publiés sur Riposte laïque, le sieur Alvarez a posté ce soir sur ce site un commentaire qui se voulait hautement intellectuel et humoristique :

Imaginons que vous (Riposte Laïque et les patients échappés des services de psychiatrie qui commentent habituellement votre blog) ayez le pouvoir. Monsieur Alvarez (c’est-à-dire moi-même) écrit le même article. Quatre possibilités.

1) Vous l’égorgez en public.

2) Vous l’égorgez en privé.

3) Vous le traduisez devant une juridiction indépendante puisque nommé par vos soins, et il est condamné à 50 ans de réclusion criminelle pour Trahison De La Patrie Avec Des Majuscules.

4) Il est condamné à 50 ans de réclusion criminelle pour TDLPADM et disparaît sans jugement dans un cachot.

J’aimerais vraiment savoir quelle voie vous choisiriez (notez le conditionnel). Disons que ça m’intéresse au premier chef, si vous voyez ce que je veux dire.

Tss! Tss ! Monsieur Alvarez, il y a maldonne. Ceux qui égorgent, ce n’est pas nous. Vous fréquentez apparemment trop d’ amis amoureux des décapitations et autres égorgements halal, cela déteint sur vous au point que l’on pourrait croire que le coran est votre livre de chevet.

A moins qu’il ne s’agisse d’un cas d’Alzheimer précoce vous amenant à attribuer à vos ennemis les discours de vos amis ? Problème neuronal ou psychiatrique, peut-être ?

Bref, vos deux premières hypothèses ne sont tout simplement pas valables, pas pensables, pas imaginables, parce que nous, monsieur Alvarez, nous suivons les lois de notre pays, la France avec une majuscule. Parce que nous, monsieur Alvarez, nous pensons que, comme vos amis, nous avons le droit de défendre notre identité, nos valeurs, nos traditions.

Or, on n’égorge pas chez nous, monsieur Alvarez, on se moque, on galège, on rit du journaleux qu’on ridiculise, dont on montre les limites et les sottises… On ne tue pas, chez nous, ou alors, à la manière de Sartre, avec des mots. D’ailleurs, ça va vous étonner, monsieur Alvarez, et secouer un peu la machine à étiquettes toutes faites qui vous sert de cerveau, je suis une amoureuse de Sartre, le philosophe (Ah ! l’existentialisme est un humanisme… trop compliqué pour vous peut-être ? ) l’écrivain (Ah! Les Séquestrés d’Altona et Huis-Clos… trop vieux pour vous peut-être qui désirez tant être de votre temps ou du moins en avoir l’air ? ). Et je suis une femme de gauche, comme lui, sauf que, moi, je ne suis pas stalinienne, je ne cherche pas à enfermer ou tuer ceux qui ne sont pas d’accord avec moi.

Démocrate et républicaine jusqu’au bout des ongles, je laisse chacun s’exprimer, je réponds pour apporter argument contre argument, injure pour injure (je ne suis pas une ingrate et je ne tends jamais l’autre joue…) mais au bout du bout, c’est le vote des électeurs qui tranchera. Cela s’appelle la démocratie, de deux jolis mots qui signifient « pouvoir du peuple », monsieur Alvarez…

Alors vos suppositions faisant référence aux « heures les plus sombres », sans majuscules, au fascisme et au nazisme ? Elles me font rire, mais elles me désolent au fond de voir un journaliste si peu cultivé, maniant des amalgames avec une obéissance suspecte aux élites en place. Ce n’est pas avec vous que le peuple apprendra à réfléchir, à peser à avoir l’esprit critique… Vous n’en avez pas assez de cracher les indigestes compte-rendus, politiquement orientés, de l’AFP ?

A moins que vous ne soyez très très jeune, imbibé des récits de votre enfance, voyant des grands méchants loups partout ?

N’ayez pas peur, Alvarez, nous, contrairement à vos amis antifas, nous ne mordons pas, nous ne tuons pas, nous n’exilons pas, nous nous contentons de lutter contre le fascisme islamique et ses alliés les milices d’antifas que vous paraissez adorer.

Chacun ses goûts.

Il n’empêche, vos questions, vos hypothèses, sont un peu courtes, jeune homme. Et décevantes. Comme votre article sur la manifestation du 6 février prochain.

Vous eussiez pu dire bien des choses en somme :

Vous eussiez pu, pour vous faire peur, vous voir pendu à la lanterne,

Vous eussiez pu, pour fantasmer un brin, vous voir enduit de goudron et de plumes,

Vous eussiez pu, pour libérer vos intestins, vous imaginer face à 12 hommes en colère vous condamnant à vivre en territoire perdu de la République, traduisez islamisé, pendant quelques mois.

Vous eussiez pu, pour jouer à vous faire peur, vous imaginer contraint de regarder les videos où l’on voit des lapidations de femmes adultères, où l’on voit des homosexuels jetés du haut des immeubles ou pendus, où l’on voit des fillettes violées et vendues comme esclaves… Ou des jeunes filles brûlées vives comme Sohane Benziane… Et c’était en France, monsieur Alvarez. Dès 2002.

Bref, cela aurait eu plus de gueule, avouez-le, que de répéter ad nauseam que nous ne serions que des affreux nazis et d’essayer de le faire croire.

Par ailleurs, je consens, parce que je suis bonne fille, amoureuse, aussi, de Louise Michel, de Zola et de Simone de Beauvoir ( eh oui on ne se refait pas je suis une incurable femme de gauche, jusqu’au bout des ongles ) et donc du droit à la liberté d’expression et à la divergence d’opinions à répondre sérieusement à vos stupides questions :

Si, dans un autre monde, une autre époque, un autre pouvoir politique, vous aviez commis contre moi un article comme celui que j’ai écrit après votre papier, et que j’aie eu un quelconque pouvoir judiciaire ou politique… Je n’aurais rien fait d’autre que le lire, et m’en amuser.

Parce que chez les patriotes, monsieur Alvarez, on ne condamne pas ceux avec qui on n’est pas d’accord.

Sauf en état de guerre, monsieur Alvarez. Dans ce cas, on se prépare, simplement, à instaurer un tribunal de Nuremberg pour juger les complices de l’invasion islamique et de l’instauration de la charia chez nous.

Mais vous ne craignez rien, votre préfet préféré vous l’a assuré, il n’y a pas d’islamisation rampante de l’Europe. Vous pouvez continuer tranquillement votre sale métier ; nous, nous continuerons de nous battre avec nos armes.

Christine Tasin