Pétition à l’intention des membres du nouveau Congrès américain (*)

Publié le 13 février 2011 - par
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Les Américains, eux aussi, très concernés par les problèmes que pose l’Islam aux Etats-Unis et à l’Occident, lancent une pétition à l’intention des membres du nouveau Congrès :

Cher membre du nouveau Congrès : voici quelques éléments  dont vous avez besoin pour connaître la guerre menée contre l’Occident.

Le mois dernier, les Américains célébraient les fêtes sans attaque terroriste sur le sol américain. Cela devrait être une source de soulagement mais pas d’autosatisfaction. L’Egypte, l’Irak, le Pakistan, le Nigéria et les Philippines n’ont pas eu autant de chance.

La dure réalité, c’est qu’un conflit mondial est en route. Vous, en tant que nouveau membre du 112e Congrès, vous avez besoin de le comprendre. Vous avez besoin de savoir quelles personnes financent cette guerre, ce qui les motive et quels sont leurs buts. Sans des telles connaissances, vous ne serez pas capable de prendre en bonne et due forme – encore moins sage – des décisions législatives et politiques.

D’où cette très brève mise au point :

En 1979, il a y eu une révolution en Iran. Ceux qui ont pris le pouvoir ont établi la première nation moderne dédiée au Jihad – la guerre sainte contre les Chrétiens, les Juifs, les Hindous et les Musulmans qui n’acceptent pas leur programme radical islamiste. L’Iran est un pays à prédominance chiite mais sa révolution a inspiré l’émergence de groupes militants parmi les musulmans sunnites qui sont plus nombreux dans un Moyen-Orient plus étendu. Al’Qaeda n’est que le plus connu de ces groupes.

Les jihadistes sunnites et les jihadistes chiites sont rivaux mais pas ennemis. Ils coopérèrent et collaborent contre des ennemis communs – nous, par exemple –. Cela est largement avéré.

Quel est le but du Jihad ? Il a été défini avec  précision par l’érudit Ibn Khaldoun (1) : « Dans la communauté musulmane, la guerre sainte est un devoir religieux en raison de l’universalisme de la mission [musulmane] et [l’obligation] de convertir tout le monde à l’islam soit par la persuasion soir par la force … L’islam est dans l’obligation d’obtenir le pouvoir sur les nations ».

Se peut-il qu’Ibn Khaldoun ait parlé sous l’effet de la colère, considérant  l’incarcération persistante des combattants musulmans à GITMO (2), les invasions américaines de l’Afghanistan et de l’Irak et les souffrances des Palestiniens ? Bien sûr que non – puisque Ibn Khaldoun est mort au début du 15e siècle.

La plupart des musulmans n’embrassent pas cette interprétation de l’islam ou ne la voient pas appropriée au 21e siècle. Mais une lecture suprémaciste du Coran alimente la fierté et la vanité d’une faible minorité du milliard 300 millions  de musulmans dans le monde. Autre chose importante : dans ce que nous appelons « le monde musulman », les modernistes et les réformateurs ne contrôlent pas la part du lion de l’argent (l’argent du pétrole) et du pouvoir (qui, dans la plupart des pays, n’est pas issu de la démocratie).

Le monde musulman est un monde expansif : l’Organisation de la Conférence Islamique (OIC), dont le siège est en Arabie Saoudite, revendique 56 états membres. Certains ne sont pas – ou pas encore – des nations à majorité musulmane. L’OIC est le plus puissant bloc aux Nations-Unies. C’est une organisation que les Etats-Unis continuent généreusement à financer (vous pouvez avoir envie de vous demander  si de telles dépenses ont encore un sens). Pendant ce temps, la population musulmane en Europe croît rapidement tandis que ceux qu’on pourrait appeler les natifs du continent sont dans une spirale démographique mortelle.

Le « Jihad hard » est combattu violemment. Il y a aussi le « Jihad soft ». C’est un combat pour détruire les démocraties libérales de l’intérieur, qui utilise les valeurs de l’Occident et ses institutions pour miner les valeurs et les institutions occidentales.

La plus importante organisation qui promeut le « Jihad soft » est la confrérie des Frères Musulmans et ses affiliés. Il y a 20 ans, une branche américaine des Frères Musulmans a diffusé un mémorandum interne qui reconnaissait – objet de vantardise   actuellement – qu’elle est engagée dans un « grand Jihad  destiné à éliminer et détruire de l’intérieur  la civilisation occidentale » par le « sabotage ». Toutes les fois que vous êtes approché par les membres d’un groupe musulman « modéré », vous devez les interroger sur leurs liens avec les Frères Musulmans et leurs points de vue sur les Frères Musulmans.

Les « procès vache-à lait » (3) constituent une arme du « Jihad soft ».

Pour prendre juste un exemple, Sieren Kern, membre senior du groupe des études stratégiques (Grupo de Estoudios Estratégicos, GEES), dont le siège est à Madrid, a cité récemment  les propos d’un professeur de géologie d’un lycée  qui est l’objet d’une plainte pour avoir « diffamé l’islam » en parlant de la production porcine dans sa classe. Pour être plus précis, lors d’un cours sur les régions d’Espagne, il avait noté que l’Andalousie offre un climat parfait pour le séchage, du jambon espagnol, produit fin de réputation mondiale et connu comme le « jamon ibérico ».

Kern écrit que, quoique « les juristes espagnols soient divisés sur la justification de cette poursuite, presque tous sont d’accord pour considérer que cette affaire a potentiellement des implications majeures sur la liberté de parole. Ils conviennent aussi que les menaces constantes de poursuites judiciaires vont contraindre les enseignants des écoles espagnoles à choisir avec précaution, dans le futur, les mots qu’ils emploient.

Les « procès vache-à-lait »  participent aussi aux efforts pour diffuser la charia, la loi islamique, par exemple en insistant pour que les entreprises occidentales se procurent un « financement conforme à la charia »,  ce qui donne aux religieux leur mot à dire dans les décisions d’investissement et, potentiellement, dans le détournement des fonds vers le « caritatif » qui soutient le terrorisme.

Et puis, il y a ce fait : la semaine dernière, un tribunal danois poursuivait trois hommes qui préparaient un assaut armé contre les bureaux du  Jyllands-Posten, journal qui, en 2005, publia les caricatures satiriques dépeignant le Prophète Mahomet. Très significatif est le message envoyé : selon des interprétations traditionnelles de la loi islamique, il est interdit aux musulmans de faire un portrait de Mahomet. De nos jours, toutefois, ces interdictions religieuses doivent être appliquées également aux non-musulmans dans les pays dont la majorité n’est pas musulmane. Et, apparemment, il n’y a pas de prescription légale. Si l’OIC était une organisation modérée, elle devrait soulever une objection à cela. Au contraire, elle exerce des pressions aux Nations-Unies pour obtenir des lois internationales qui limiteraient la liberté de parole quand l’islam est concerné. Les Etats-Unis ont un ambassadeur à l’OIC.

Il doit s’opposer vigoureusement à ces efforts. Vous pourriez vouloir  chercher à savoir pourquoi on ne voit pas qu’il s’y oppose.

Si vous m’avez suivi jusqu’ici, voici trois implications politiques :

1. Alors que la guerre contre l’Occident est différente des guerres précédentes, il ne s’agit pas simplement d’un problème de « renforcement de la loi » (law enforcement)  comme beaucoup préfèrent le croire (y compris, semble-t-il,  James Cole, discrètement nommé par le Président Obama Sous-Secrétaire d’Etat à la Justice).

2. L’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan, le Yémen la Somalie … ce ne sont pas des guerres distinctes mais plutôt des fronts d’un seul conflit mondial.

3. Mettez-vous dans la tête que les jihadistes à Téhéran n’iront pas acquérir les armes nucléaires – pas sous vos yeux. Les sanctions imposées par les Etats-Unis en 2010  sont une partie importante de l’effort mais ne sont qu’une partie de l’effort.

Le point final : 2011 est le 10e anniversaire de l’attaque du 11/09. Osama ben Laden est vivant.  Mahmoud Ahmadinejad a un plan. Etes-vous sûr que les U.S. ont une stratégie adéquate pour frustrer leurs ambitions ?  Et pendant que nous y sommes : Bienvenue à Washington.

Traduit de l’américain par Bernard Dick

(*) Pétion du 6/01/2011 sous l’égide des sites :

http://www.cliffordmay.org

et http://www.actforamerica.org

(1)       Ibn Khaldoun, philosophe et sociologue arabe d’Afrique du Nord (1332-1406)

(2)       GITMO : Joint Task Force Guantanamo, centre de détention des jihadistes.

(3)       Le rédacteur de la pétition a employé « lawfare » qui est un néologisme américain (cf wellfare) qui désigne les procès faits aux entreprises et aux particuliers pour obtenir de l’argent sous des prétextes d’offenses à l’islam [NDT]

Au fait avez-vous signé la pétition de soutien à l’Appel des Assises du 18 décembre ? Si non  Rendez-vous sur le lien :

http://www.france-petitions.com/petition/19/soutenons-l-appel-de-paris-contre-l-islamisation-de-nos-pays

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