Peut-on accepter que l’État algérien initie des conférences en France sur le 17 octobre 1961 ?

Publié le 27 octobre 2011 - par - 622 vues

Monsieur le Préfet,
J’ai l’honneur de vous faire savoir que j’ai pris connaissance (voir copie ci-jointe) de l’invitation d’Ali REDJEL , Consul d’Algérie à Nice, à assister à une conférence se déroulant dans un grand hôtel de la Promenade des Anglais, ayant pour sujet”Les événements du 17 octobre 1961 à ¨Paris”
Circonstance aggravante, selon certains articles de presse, cette invitation à une conférence, mettant très certainement en accusation l’ État français, a été adressée à au moins vingt deux consuls affectés à Nice. Je n’entends nullement m’adresser à vous au plan des “blessures de l’Histoire”car vous avez très certainement (selon mes sources) eu connaissance de certaines réactions assez vives qui, reconnaissons-le ensemble, se conçoivent.
Non, ce qui me chaut avant tout, en tant que simple citoyen mais, aussi en tant que travailleur ayant de très nombreuses années servi l’État, ce sont les prérogatives de l’État français et un minimum de respect dû envers notre pays commun, la France l’État français peut-il accepter qu’un consul étranger, quelle que soit sa nationalité ou ses éventuels mérites reconnus dans son pays d’origine ,cautionne par sa présence telle ou telle orientation de l’écriture de l’Histoire de France?
A ce que je sache, il n’y a jamais eu de conférence, sur le territoire français, initiée par un consul de l’ État d’Israël sur la rafle du Vel d’Hiv ou sur la politique du gouvernement de Vichy à l’égard des Israélites.
Il n’y a jamais eu à ce jour, non plus, une quelconque conférence, à l’initiative d’un consul rwandais au sujet de l’implication de l’armée française et ses conséquences dans l’opération “Turquoise”, lors du génocide des Tutsis en 1994.
La tenue de la conférence susvisée, telle qu’elle est annoncée, sous le timbre de la République Algérienne se disant démocratique et populaire, sur les événements du 17 octobre 1961 à Paris, apparait pour certains comme une provocation.
Mais je crois qu’il faut surtout la tenir comme un projet d’un non-sens absolu et si elle devait se tenir elle constituerait avant tout , un très dangereux précédent, car ce n’est pas à une autorité étrangère de cautionner, même un tant soit peu, telle ou telle orientation de l’écriture de l’ HISTOIRE DE FRANCE!
Jean-Michel Weissgerber

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